À Versailles, le sujet de l’insécurité s’impose aux élections municipales

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Par Margaux d’Adhémar

Le 13 mars 2026 à 18h29

La mairie de Versailles.

La mairie de Versailles. Margaux d'Adhémar / Le Figaro

DÉCRYPTAGE - Alors que le maire sortant avait été élu sur la végétalisation des espaces et le développement d’axes vélo, un autre enjeu s’impose désormais dans la cité royale, bousculant l’idée selon laquelle l’arrivée massive des Parisiens, souvent perçus comme «bobos», pourrait peser dans les urnes.

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Un SDF. - Quand vous serez maire de Paris, vous comptez créer des abris ?

Le candidat. - Oui, mais d’abord pour les abeilles. La biodiversité, c’est très important. On en parle dans le programme, regardez.

Un SDF. - C’est dur de se loger à Paris...

Le candidat. - C’est pour ça qu’on habite à Versailles !

Ce dialogue, c’est celui d’un candidat aux municipales et d’un sans-abri, imaginé par l’humoriste Guillaume Guisset. Depuis deux jours, la vidéo fait le tour des réseaux sociaux. Cet échange est fictif, anecdotique. Mais il aurait très bien pu exister entre un sans domicile fixe et un député bien réel du 18e arrondissement résidant à Versailles (Aymeric Caron pour ne pas le nommer). Car comme de nombreux ex-Parisiens, l’Insoumis, régulièrement qualifié par la presse de «bobo», préfère Versailles à Paris. Il fait partie des «néo-versaillais» : plus aisés que les bobos de gauche, moins conservateurs que les Versaillais pur jus, ces derniers ont préféré la ville du Roi-Soleil aux lofts de la ceinture rouge parisienne, trouvant en Versailles une ville attentive à la végétalisation, avec une offre culturelle variée.

François de Mazières, le maire actuel (divers droite), a su répondre à leurs aspirations, tuant dans l’œuf toute velléité de la gauche versaillaise, cantonnée à des scores minimes. Pour ces municipales, la candidate de la liste communiste et écologiste, Tess Rendina Mancuso, parle d’ailleurs moins d’environnement que du développement du logement social, de la nécessité d’«un féminisme municipal» et d’«une ville plus inclusive». La menace pour l’édile vient surtout de l’autre bord. Cette année, plusieurs candidats de droite lui reprochent d’avoir privilégié des thématiques jugées « bobos » au détriment des marqueurs traditionnels de leur camp. Rappelant…

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