En l’état, le texte sur la fin de vie ne prévoit pas de clause de conscience collective. Des structures de santé ou médico-sociales demandent aux sénateurs de pouvoir refuser des euthanasies ou des suicides assistés en leur sein.
« Faudra-t-il fermer nos portes plutôt que d’être obligés de les ouvrir aux pratiques létales ? » Des congrégations religieuses qui ont fondé des établissements de santé ou médico-sociaux et des directeurs de service de soins palliatifs alertent sur la possible arrivée de l’euthanasie et du suicide assisté en leur sein, en contradiction avec tous leurs principes. La question de liberté pour les établissements face à l’aide à mourir, jusqu’à présent passée sous les radars, surgit à la veille de la reprise du débat sur l’aide à mourir au Sénat.
Une injection létale pourrait-elle être pratiquée chez les sœurs ou dans les œuvres hospitalières d’un ordre ? En plein débat sur la loi fin de vie, beaucoup d’établissements congréganistes anticipent un véritable dilemme. Si tous ne l’évoquent pas ouvertement, nombre d’entre eux se posent la question : pourront-ils rester ouverts s’ils se voient contraints d’accepter l’aide à mourir ?
À lire aussi Loi fin de vie : les timides réticences du Sénat sur l’euthanasie
Dans la foulée d’une tribune parue dans

il y a 17 hour
1










English (US) ·