
COMPTE RENDU D’AUDIENCE - L’ancien haut cadre du parti a peiné à justifier l’emploi de l’un de ses assistants parlementaires au Parlement européen.
Nicolas Bay flirte avec une forme d’aveu mais se retient juste au bord du précipice. Condamné en première instance à 1 an de prison, dont 6 mois ferme, et 3 ans d’inéligibilité dans le procès dit « des assistants des eurodéputés FN », il reconnaît en appel que Timothée Houssin, l’un de ses assistants à Bruxelles « a été amené à participer activement » à ses activités partisanes, bien que rémunéré à plein temps par le Parlement européen. « J’affirme solennellement que je ne me suis pas rendu compte » que ce petit arrangement pouvait constituer un détournement de fonds publics, nuance l’ancien secrétaire général du parti d’extrême droite, qu’il a quitté pour la formation d’Éric Zemmour puis pour celle de Marion Maréchal.
Si M. Bay doit ainsi lâcher du lest, c’est qu’il est en perdition face aux questions de la cour. Il se noie. Avec dignité certes, bien droit à la barre, mais il se noie, comme le capitaine d’un esquif touché par une salve de torpilles trop grosses pour sa coque…

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