Budget : sans donner sa préférence entre 49.3 et ordonnances, Braun-Pivet regrette que l’Assemblée ne puisse pas «aller au bout de l’examen»

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Yaël Braun-Pivet, invitée ce dimanche du «Grand Jury» RTL-Le Figaro-M6-Public Sénat.

Yaël Braun-Pivet, invitée ce dimanche du «Grand Jury» RTL-Le Figaro-M6-Public Sénat. Nicolas Kovarik /Agence 1827/RTL

Invitée ce dimanche du «Grand Jury» RTL-Le Figaro-M6-Public Sénat, la présidente de l’Assemblée nationale a appelé à changer la «procédure» pour que le projet de loi de finances 2026 «soit le dernier discuté de la sorte».

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Quelle porte de sortie va prendre Sébastien Lecornu ? Deux jours après que le premier ministre a abattu ses dernières cartes sur le budget - revalorisation du barème de l’impôt sur le revenu, augmentation de la prime d’activité, complément de revenu destiné aux travailleurs à revenus modestes - pour trouver un compromis de dernière minute avec les socialistes, le mystère reste entier sur la voie qu’il compte emprunter pour en abréger l’examen. Et permettre, in fine, l’adoption du texte. Sans donner sa préférence entre le 49.3, qui permet au gouvernement de faire adopter un texte sans vote, quitte à l’amender, et les ordonnances, dispositif qui impose l’application du projet initial, la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a regretté, ce dimanche, lors du «Grand Jury» RTL–Le Figaro–M6–Public Sénat, que la Chambre basse ne puisse pas «aller au bout de l’examen du budget».

Un budget dont le gouvernement a mis fin aux débats jeudi soir, actant l’impossibilité de faire adopter le texte par un vote, faute de majorité. «Quand on fait de la politique, il faut tenir les engagements qu’on prend», a-t-elle lâché, voyant dans la méthode de l’Eurois un échec, en référence à sa promesse de ne pas recourir au 49.3, formulée dès les premières semaines de son bail à Matignon. Pour la députée Renaissance des Yvelines, cette impasse doit surtout servir de leçon : le projet de loi de finances pour 2026 doit être «le dernier discuté de la sorte», a-t-elle exhorté, appelant les députés à «changer la procédure» et les règles «n’aidant pas à l’émergence du compromis».

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Des retards «dommageables» et «nocifs»

«Ce qu’on peut tous déplorer, c’est que ce compromis ne peut pas naître sur les bancs de l’Assemblée mais à l’extérieur (...) Démocratiquement, je ne peux que le déplorer», s’est lamentée Yaël Braun-Pivet. La nécessité d’une réforme parlementaire est, selon elle, d’autant plus pressante que le temps passé à l’étude du budget bloque l’«examen» d’autres textes à l’Assemblée, qu’il s’agisse de la fin de vie, de l’aide sociale à l’enfance, mais aussi de projets de loi touchant à l’agriculture ou à la sécurité. Des retards qu’elle juge «dommageables pour tout le monde» et «nocifs pour notre économie», car ils freinent les investissements, nationaux comme étrangers.

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