Coupable d’avoir manqué un penalty dans le temps additionnel dimanche, à Rabat, lors de la finale de la CAN, l’attaquant marocain est sous le feu de la critique.
Passer la publicité Passer la publicitéParole à la défense. Pas épargné par la vindicte populaire après son penalty manqué lors de la finale de la CAN, dimanche, à Rabat, Brahim Diaz a trouvé un bon avocat en la personne de Luis Enrique. En fait, l’international marocain n’a pas juste manqué un penalty. Déjà, c’était au bout du bout du temps additionnel, alors que le score était encore vierge. Et ensuite, il a tenté une panenka… Interrogé en conférence de presse ce lundi, à Lisbonne, à la veille de Sporting-PSG, match de la septième journée de Ligue des champions, le coach parisien a reconnu que le sujet a été évoqué «dans le bus» des Rouge et Bleu. Et il n’a pas hésité à donner son avis.
«Je me souviens de Zinédine Zidane, le dieu du football. Il l’a fait en finale de la Coupe du monde», a commencé par expliquer «Lucho», évoquant le penalty de «Zizou» contre l’Italie, en 2006. «Sergio Ramos aussi, dans un match très important, a-t-il poursuivi. Quand tu marques ce type de penalty, tout le monde applaudi. Mais quand tu rates, il y a beaucoup de commentaires négatifs…». Pour Diaz, l’heure est évidemment aux commentaires négatifs…
C’est très injuste.
Luis Enrique«Or, c’est un joueur magnifique, je le connais, je l’avais appelé en équipe d’Espagne», a raconté le technicien des Asturies. Avant de rejoindre les Lions de l’Atlas, Brahim Diaz a en effet défendu les couleurs de l’Espagne. Une sélection avec la Roja pour le natif de Malaga, le 8 juin 2021, contre la Lituanie (4-0). C’était sous les ordres de Luis de la Fuente. Il avait aussi été appelé par le sélectionneur Luis Enrique en novembre 2021, sans toutefois entrer en jeu lors des matchs contre la Grèce (1-0) et la Suède (1-0).
«C’est un joueur exceptionnel, une très bonne personne», a-t-il juré, estimant que le traitement infligé au Madrilène est «très injuste. Je peux comprendre que c’est difficile d’accepter, ça a été bizarre, mais c’est du sport, rien de plus. Il faut montrer que tu peux gagner et perdre. Rien ne se passe, que tu gagnes ou que tu perdes. Le plus important, c’est de montrer des valeurs aux jeunes, pas d’exagération. Ce n’est ni un assassin, ni une mauvaise personne. Vous (les journalistes) qui avez la possibilité de mettre en avant votre opinion, c’est important d’entendre que ce n’est pas facile d’être un joueur. C’est un moment difficile (pour lui), beaucoup de pression.» Et ce n’est sans doute pas fini...

il y a 20 hour
2










English (US) ·