Célébrations de la finale de la CAN en Île-de-France : 23 personnes interpellées et 169 verbalisations en Île-de-France

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À 2200 km de Rabat, Paris a vibré comme si le match s’y était joué. Dimanche 18 janvier au soir, le XVIIIe arrondissement et les Champs-Élysées ont résonné au son des klaxons après la victoire du Sénégal face au Maroc en finale de la 35e Coupe d’Afrique des nations.

Le scénario de la fin de match a sans doute amplifié l’exultation des supporters. Le pénalty manqué par Brahim Diaz dans les dernières secondes du temps réglementaire, puis le but de Pape Gueye en prolongation ont offert aux Lions de la Teranga un sacre au scénario ubuesque.

Vers 23 heures, au coup de sifflet final, c’est l’explosion de joie dans les quartiers du nord-est de la capitale, où le Sénégal et le Maroc comptent une importante diaspora. Du côté de Barbès, des milliers de personnes célèbrent le titre des Lions de la Teranga. Les rues s’illuminent de la lueur rouge des fumigènes tandis que des drapeaux vert, jaune et rouge flottent aux fenêtres des voitures.

Il en va de même du côté des Champs-Élysées. Pourtant, un arrêté préfectoral pris vendredi interdisait tout rassemblement de supporters sur l’avenue. Un dispositif conséquent avait été déployé : huit sections de CRS, deux Brigades de répression de l’action violente motorisées (Brav-M), et des barrages installés avenue George-V et avenue de la Grande Armée pour filtrer les véhicules.

Tirs de mortiers et gaz lacrymogène

Mais certains ont réussi à déjouer le dispositif et si l’ambiance était globalement festive, des tensions ont néanmoins éclaté. « Des rassemblements spontanés de supporters étaient constatés. Ces regroupements, d’abord festifs, généraient des troubles à l’ordre public », confirme de son côté le ministère de l’Intérieur.

Ces attroupements « limités notamment en région parisienne, à Lyon et en Avignon » ont systématiquement mené à des interventions des forces de l’ordre « conformément aux instructions reçues du ministre de l’Intérieur » poursuit l’institution. À l’échelle nationale, le ministère de l’Intérieur décompte 63 interpellations ainsi que 14 policiers légèrement blessés.

À Paris et en Île-de-France, « le bilan de la soirée s’établit à 23 interpellations dont 16 à Paris pour violences volontaires sur personne dépositaire de l’autorité publique (PDAP), outrage, rébellion, usages de mortier », indique la préfecture de police de Paris.

À ce chiffre s’ajoutent 169 verbalisations « pour contravention à l’arrêté d’interdiction de regroupement de supporters dans le cadre de la finale de la CAN sur les Champs-Élysées auxquels s’ajoutent 53 infractions routières et 10 amendes forfaitaires délictuelles », poursuit l’institution, qui estime néanmoins que le dispositif de surveillance et de protection mis en place par la préfecture de police « a permis d’anticiper et de contenir efficacement les troubles à l’ordre public et les phénomènes de délinquance ».

Sur des vidéos filmées par des témoins, on aperçoit des supporters montant sur des voitures et des camions. À plusieurs endroits, des tirs de mortiers d’artifice fusent dans la nuit, en violation de l’arrêté préfectoral qui prohibe tout engin pyrotechnique.

À plusieurs endroits dans Paris, les forces de l’ordre dispersent les attroupements de piétons sur les trottoirs des Champs-Élysées avec des tirs de gaz lacrymogène, provoquant des mouvements de foule. Boulevard Barbès également, les policiers ont chargé pour disperser les rassemblements. L’accès au haut des Champs-Élysées a également été totalement bouclé.

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