Ému, Moïse Santamaria (Un si grand soleil) évoque le décès de sa grand-mère

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Faustine Bollaert recevait mardi 20 janvier dans Ça commence aujourd'hui Fabien Lecœuvre, Marlène Schaff et Moïse Santamaria. Ce dernier s'est replongé dans son adolescence fébrile marquée par les deuils.

Chaque jour de la semaine depuis 2017, Faustine Bollaert cueille avec douceur les mots de ses invités dans Ça commence aujourd'hui et participer à faire émerger une lumière commune à tous : celle de la résilience. Autour de l'animatrice, rompue à l'exercice de la confidence, fragiles et sincères, qu'elle entretient le vendredi soir sur France 3 dans La Boîte à secrets comme à celui de cheffe de bande avec Les Enfants de la télé le dimanche sur France 2, les témoins partagent leurs blessures. De celles qui ne s’effacent pas, mais qui ont été surmontées avec la persévérance et le temps.

Mardi 20 janvier, trois voix connues déroulaient le fil de leur histoire, d’une enfance cabossée à une notoriété parfois arrivée sans prévenir. Marlène Schaff, 43 ans, l'une des professeurs de la Star Academy, a raconté les moqueries et les stigmates de l’école, liés à ses origines et à son apparence, avant de trouver, sous les traits flamboyants de son personnage drag, une liberté conquise. Fabien Lecœuvre, 67 ans, illustre auteur spécialiste de la chanson française, s'est souvenu d’un foyer dur, traversé par l’autorité et la violence, et par l’ombre des drames familiaux, évités de justesse. Moïse Santamaria, 47 ans, pilier d'Un si grand soleil depuis 2018, enfin, a évoqué une jeunesse précaire et les difficultés dues à ses origines espagnoles dans un pays qui n'était pas le sien puis la débrouille, mis à la porte de chez ses parents à 19 ans.

"Il n'y a pas eu de dialogue" : Moïse Santamaria (Un si grand soleil) raconte le décès de sa grand-mère dans Ça commence aujourd'hui

Le jeune homme assume une adolescence à fleur de peau : "C'était une époque où la grosse baffe, le coup de ceinture part très vite, ça nourrit la colère [...] Je voyais rouge très vite [...] Je me battais énormément puisque je m'étais promis que personne ne me ferait du mal à l'extérieur de la maison." De jeunes années marquées par le deuil. "L'adolescence a été très compliquée puisqu'il y a eu des pertes chères dans notre famille, expose le comédien. J'ai perdu ma tante sans qu'on me dise pour quelles raisons, j'ai dû le deviner tout seul. Elle est morte du sida quand j'avais 11 ans." Moïse Santamaria a filé la confidence autour de la disparition de sa grand-mère. Dont la production affiche alors une photo.

"Et j'ai perdu ma grand-mère qui était pour moi une figure très… puissante", achève-t-il non sans peine. Et d'ajouter : "Et là, il y a eu silence encore, il n'y a pas eu de dialogue. Je n'ai même pas été à l'enterrement. Ils sont allés en Espagne, ils m'ont laissé en banlieue parisienne où j'ai grandi et ça a été pour moi un virage complet à l'adolescence où finalement j'ai commencé clairement à faire n'importe quoi." De quoi émouvoir l'artiste, les larmes aux yeux.

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Thomas Laborde

C’est une chance, non, de me présenter ici. Une grande chance. Parce que tout au long de ma carrière, j’ai réussi, la plupart du temps, à répondre à un de mes grands besoins : certes voyager, beaucoup, mais surtout parler de télé, de séries, de films, en faire mon quotidien. Et, de ce fait, en voir encore plus. Toujours plus. Je n’ai pas attendu les replays et les plateformes pour me gaver de créations en tout genre, je me souviens des soirées et nuits devant Téva, Série Club et RTL9. Des matins devant TF1, France 3, des après-midi sur M6 : du Club Dorothée à C’est pas sorcier, des Minikeums à M6 Kid. Sans oublier Qui est qui ? à l’année et Intervilles comme Fort Boyard, chaque été. Plus tard, à peine, vinrent Nulle Part Ailleurs et Les enfants de la télé puis On a tout essayé. Et j’ai tout essayé, tout regardé. J’avais la chance aussi d’avoir Canal+ à la maison, j’ai suivi en linéaire chaque jeudi soir dès le début Desperate Housewives. Deux petits épisodes par semaine, l’enfer ! Un enfer que les plateformes s’amusent à nous faire vivre à nouveau ! Mobland sur myCANAL m’a fait vriller : un épisode par semaine… Et rebelotte avec la saison 4 de Morning Show puis la première de Ça : Bienvenue à Derry. Aujourd’hui, j’ai une évidente affection pour HBO Max, pour Netflix, celle qui a tout bousculé, où je trouve des plaisirs pas du tout coupable comme Outer Banks et cet immense kiff gothico-ado de Mercredi, je remercie Disney+ pour l’immersion poussé dans les univers Star Wars mais aussi pour la spectaculaire The Bear, Apple TV+ me stupéfait par la qualité visuelle des objets que l’on y trouve, Severance en tête, et coucou Ted Lasso, Prime casse les codes avec du flux, tout comme Netflix. Non sans délaisser le petit écran, l’originel, la télévision. J’y apprécie toujours autant les magazines de voyages, les talk-shows, les différents formats reportages. Je ne rate jamais non plus Top Chef, Drag Race, Les Rencontres du Papotin et petit plaisir pas du tout coupable non plus, Cauchemar en cuisine, ou quand la télé peut vraiment donner un coup de main. On a tout essayé, oui, et on a tout aimé, voilà, voilà.

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