Le Forum économique mondial débute en Suisse, mardi, dans un contexte économique et géopolitique bouleversé par les offensives de Washington.

Live animé par Aurélie Collas, Charlotte Herzog et Christophe Sales

Emmanuel Macron arrive au centre des congrès de Davos, pour la réunion annuelle du Forum économique mondial, en Suisse, le 20 janvier 2026. - LUDOVIC MARIN/AFP Emmanuel Macron arrive au centre des congrès de Davos, pour la réunion annuelle du Forum économique mondial, en Suisse, le 20 janvier 2026. LUDOVIC MARIN/AFP

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La Chine contre le retour à « la loi de la jungle » dans les relations internationales

La Chine s’est érigée mardi en défenseure du multilatéralisme et du libre échange à Davos où elle s’est élevée contre un retour à la « loi de la jungle » dans les relations internationales. « Un petit nombre de pays privilégiés ne devraient pas bénéficier d’avantages fondés sur leurs seuls intérêts, et le monde ne peut pas revenir à la loi de la jungle où les forts s’en prennent aux faibles », a dit le vice-premier ministre He Lifeng.

« Les agissements unilatéraux et les accords commerciaux de certains pays violent clairement les principes et les règles fondamentales de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et ont un impact grave sur l’ordre économique et commercial mondial », a-t-il dit.

Il a appelé à défendre les institutions multilatérales, tout en les réformant, ainsi qu’à défendre le libre échange alors que « le système commercial international est confronté à ses défis les plus graves depuis des années ».

L’Europe devra « bien sûr riposter » en cas de guerre commerciale, dit la première ministre danoise

« En tant qu’Europe, si quelqu’un déclenche une guerre commerciale contre nous, ce que je ne peux évidemment pas recommander, alors nous devrons bien sûr riposter. Nous y sommes contraints », a dit mardi Mette Frederiksen, ajoutant que son pays n’avait « jamais cherché de conflits ».

« Nous avons constamment souhaité la coopération et, pendant de très nombreuses années, nous avons été un allié fidèle et proche » des Etats-Unis, a ajouté la première mministre danoise devant le Parlement.

Emmanuel Macron prendra la parole à 14 heures en direct de Davos

Emmanuel Macron était attendu en Suisse mardi pour y prendre la parole lors du Forum économique mondial de Davos, ​à partir de 14 heures. Le chef de l’Etat français rentrera à Paris dans la soirée.
Selon son entourage, il n’est pas prévu que M. Macron prolonge son séjour jusqu’à mercredi, jour de l’arrivée de Donald Trump à Davos.

Volodymyr Zelensky « inquiet » d’une perte d’attention sur la guerre en Ukraine à cause du différend sur le Groenland

Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a dit, mardi, être « inquiet » que l’attention internationale se détourne du conflit en Ukraine à cause de la tentative du président américain, Donald Trump, de prendre le contrôle du Groenland.

« Je suis inquiet de toute perte d’attention en plein conflit à grande échelle », a-t-il déclaré à des journalistes, ajoutant cependant que le différend autour de l’île autonome danoise et la guerre en Ukraine ne devraient pas être considérés comme « interchangeables ».

Donald Trump peut-il cibler huit pays européens individuellement au sein du marché unique européen ?

Les menaces proférées par Donald Trump concernent six pays de l’UE – le Danemark, la Finlande, la France, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Suède – ainsi que la Norvège et le Royaume-Uni.

L’Agence France-Presse rapporte des propos d’un porte-parole de la Commission européenne qui a fourni de premiers éléments d’explication :

  • Pour ce qui concerne les six premiers pays, l’Union européenne est organisée avec un marché unique et une union douanière, ce qui permet la libre circulation de biens d’un Etat membre à un autre. ➡️Cela signifie que les biens produits dans ces pays, et qui pourraient être exportés vers les Etats-Unis, circulent sans suivi de leur origine.
  • De nombreux biens sont aussi fabriqués à travers plusieurs Etats membres : une voiture peut très bien être assemblée en Allemagne avec des composants provenant de Slovaquie, etc. ➡️Pour les Etats-Unis, d’un « point de vue douanier et opérationnel », il serait « très difficile d’attribuer des marchandises exclusivement à un seul Etat membre », selon Olof Gill, porte-parole de la Commission.
  • En vertu des règles européennes, les produits destinés à l’export sont par ailleurs estampillés « origine UE » – et non pas « origine France » ou « origine Danemark ». Ce qui n’empêche pas un pays de réclamer des informations supplémentaires sur ces marchandises. ➡️« Donc, pour résumer, c’est techniquement possible, mais cela implique une complexité bureaucratique et procédurale considérable », a affirmé la Commission.

*La Norvège et le Royaume-Uni ne faisant pas partie de l’Union européenne, rien ne les empêche donc d’être taxés en parallèle.

Sur Le Monde aujourd’hui

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Un porte-parole du ministère des affaires étrangères chinois a indiqué, lors d’une conférence de presse aujourd’hui, que la Chine avait reçu l’invitation américaine à rejoindre ce « conseil de paix », initiative de Donald Trump pour œuvrer à la résolution des conflits dans le monde. Il n’a pas précisé si Pékin allait y répondre favorablement ou non.

La Chine apporte traditionnellement un soutien inconditionnel à l’ONU, qui comprend le Conseil de sécurité des Nations unies, dont la mission est déjà de préserver la paix et la sécurité internationale.

Bonjour Jérôme,

Merci pour votre question. De nombreux dirigeants étrangers, dont le président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine, ont reçu une invitation à rejoindre cette nouvelle entité proposée et présidée par Donald Trump. Mais moins d’une dizaine a, pour l’heure, répondu positivement. Parmi eux, le premier ministre nationaliste hongrois, Viktor Orban, le président argentin Javier Milei, ou encore l’autocrate biélorusse, Alexandre Loukachenko.

Ailleurs dans le monde, le président américain n’a récolté que silences ou refus polis. Le gouvernement canadien a fait savoir qu’il ne paierait pas pour siéger dans cette instance. La France a fait savoir qu’elle n’entendait pas, « à ce stade », donner une suite favorable à cette invitation. La voix française est le reflet d’une ligne européenne : les Européens disent pour l’heure vouloir examiner le cadre juridique de ce conseil avant de prendre position.

Le « conseil de la paix » ou « board of peace » avait initialement été conçu par Donald Trump pour orchestrer la reconstruction de la bande de Gaza. Mais il semble que la Maison Blanche ait revu ses ambitions : son projet de « charte », ébruitée lundi dans la presse, révèle un mandat bien plus vaste que la seule question du territoire palestinien, celui de contribuer à la résolution de conflits armés dans le monde. Elle semble ainsi en faire un véritable substitut des Nations unies. Nulle part dans le document ne figure d’ailleurs la mention de Gaza. Les Etats candidats à un siège permanent à ce conseil devront s’acquitter de « plus de 1 milliard de dollars » (860 millions d’euros), selon cette « charte », qui accorde en outre des pouvoirs très étendus à Donald Trump. Une cérémonie est déjà prévue jeudi pour saluer la formation de ce comité depuis le Forum économique mondial, qui se déroule à Davos.

📷 Le Forum économique mondial débute en Suisse

Vue générale du Centre des congrès, qui accueille la réunion annuelle du Forum économique mondial, à Davos, en Suisse, le 18 janvier 2026. Vue générale du Centre des congrès, qui accueille la réunion annuelle du Forum économique mondial, à Davos, en Suisse, le 18 janvier 2026.
Dans les rues de Davos, en Suisse, le 19 janvier 2026. Dans les rues de Davos, en Suisse, le 19 janvier 2026.
Des visiteurs du Forum économique mondial, à Davos, le 20 janvier 2026. Des visiteurs du Forum économique mondial, à Davos, le 20 janvier 2026.
Le siège de l’Ukraine lors de la réunion annuelle du Forum économique mondial, à Davos, en Suisse, le 19 janvier 2026. Le siège de l’Ukraine lors de la réunion annuelle du Forum économique mondial, à Davos, en Suisse, le 19 janvier 2026.
Des policiers patrouillent devant le siège des Etats-Unis, avant la réunion annuelle du Forum économique mondial, à Davos, en Suisse, le 17 janvier 2026. Des policiers patrouillent devant le siège des Etats-Unis, avant la réunion annuelle du Forum économique mondial, à Davos, en Suisse, le 17 janvier 2026.

Menace américaine sur les vins français : l’UE doit traiter « de manière unie » ce sujet, réagit la Fédération des exportateurs de vins et spiritueux de France

« Il s’agit de questions géopolitiques qui dépassent les enjeux sectoriels des vins et spiritueux. En ce qui concerne la politique commerciale, c’est une compétence exclusive de l’Union européenne. Le sujet doit donc être traité au niveau européen, de manière unie et coordonnée, et porté d’une seule voix », a réagi, mardi, la Fédération des exportateurs de vins et spiritueux de France (FEVS) dans un communiqué.

Celle-ci « a pris connaissance des déclarations récentes du président des Etats-Unis. Qu’il s’agisse du Groenland ou du conseil de la paix à Gaza, les récentes menaces de droits de douane ne sont pas une bonne nouvelle : elles aggravent la crise entre les USA, l’UE et la France », ajoute l’association professionnelle.

« Ces déclarations du président des Etats-Unis doivent être prises au sérieux mais avec sang-froid », a dit son président, Gabriel Picard, cité dans le communiqué. « A cet égard, les prochaines rencontres qui doivent se tenir dans le courant de la semaine entre dirigeants américains, européens et français seront importantes », ajoute-t-il.

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La Bourse de Paris en net repli dans le sillage des tensions entre Européens et Américains

La Bourse de Paris baisse nettement mardi, freinée par les vives tensions entre Bruxelles et Washington, en plein bras de fer sur le Groenland et alors que Donald Trump menace Paris de nouveaux droits de douane faramineux sur ses vins et champagnes. L’indice vedette CAC 40 reculait de 1,25 % vers 12 heures, soit de − 101,51, à 8 011,26 points.

La veille déjà, le CAC 40 s’est fortement replié, perdant 146,92 points (− 1,78 %), pour s’établir à 8 112,02 points à la clôture, signant sa pire séance depuis le début de l’année.

Antonio Guterres annule sa venue à Davos en raison d’un « gros rhume »

« Le secrétaire général [de l’ONU] doit malheureusement annuler sa participation à la réunion annuelle du Forum économique mondial à Davos », qui était prévue mercredi, car « il a attrapé un gros rhume », a déclaré le porte-parole Rolando Gomez, lors d’un point de presse à Genève.

Bonjour,

Merci pour votre question. Si l’impact géopolitique est immense, les économistes ont tendance à relativiser l’impact macroéconomique des droits de douane de Donald Trump pour l’Europe. Si l’on se réfère ainsi à la période de janvier à novembre 2025, les exportations européennes vers les Etats-Unis ont progressé de 2 % par rapport à la même période de 2024, malgré les droits de douane mis en place par l’administration Trump.

Un chef économiste du cabinet Capital Economics, Neil Shearing, a calculé que, même si Donald Trump mettait sa menace à exécution, cela réduirait d’environ 0,1 point la croissance des huit pays visés. Et dans un scénario du pire, si le président américain augmentait ensuite les droits de douane de 25 % en juin, comme il l’envisage, cela coûterait entre 0,2 et 0,5 point de croissance. Des chiffres qui ne laissent pas présager une récession.

Par ailleurs, les Etats-Unis aussi sont touchés : les importateurs compensent la hausse des taxes en augmentant, au moins partiellement, leurs prix. Cela provoque une hausse de l’inflation, comme l’explique notre journaliste Eric Albert dans cet article :

Des droits de douane américains supplémentaires, une « erreur », pour Ursula von der Leyen

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, lors du Forum économique mondial de Davos, en Suisse, le 20 janvier 2026. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, lors du Forum économique mondial de Davos, en Suisse, le 20 janvier 2026.

Des droits de douane américains supplémentaires seraient une « erreur, en particulier entre alliés de longue date », a averti mardi la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.

« L’UE et les Etats-Unis ont conclu un accord commercial en juillet dernier. Et, en politique comme en affaires, un accord est un accord. Et lorsque des amis se serrent la main, cela doit avoir un sens », a-t-elle estimé à la tribune du Forum économique mondial de Davos.

Mme von der Leyen a par ailleurs promis une réponse « ferme » aux menaces répétées de Donald Trump sur le Groenland et les droits de douane. « Nous considérons le peuple américain non seulement comme notre allié, mais aussi comme notre ami. Nous plonger dans une spirale descendante ne ferait qu’avantager les adversaires que nous sommes tous deux déterminés à tenir à l’écart », a-t-elle dénoncé.

Bonjour Sandrine,

En effet, en réaction à la politique internationale de Donald Trump, certaines personnalités politiques l’ont suggéré, comme le député (LFI) Eric Coquerel, qui a appelé ce matin sur X la FIFA à ne jouer la Coupe du monde cet été qu’au Mexique et au Canada. A moins de cinq mois du début de la compétition (11 juin-19 juillet), qui se joue dans trois pays (Etats-Unis, Canada, Mexique), un tel changement d’attitude de la FIFA paraît cependant peu probable.

Hier, deux députés de la Chambre des communes britanniques ont carrément appelé au boycott de la Coupe du monde, rapportait le Guardian. L’ancien ministre conservateur Simon Hoare et le député (libéral-démocrate) de Sutton et Cheam, Luke Taylor, ont laissé entendre que l’Angleterre et l’Ecosse, ainsi que toute autre nation britannique qui se qualifierait par les barrages, devraient se retirer du tournoi pour protester contre M. Trump.

Lundi toujours, le député démocrate-chrétien allemand Jürgen Hardt a également évoqué le boycott de la Coupe du monde comme un dernier recours à considérer « pour faire revenir le président Trump à la raison sur la question du Groenland ».

L’isolement de Donald Trump, prêt à l’escalade commerciale avec l’Europe pour prendre le contrôle du Groenland

Par Piotr Smolar

Une puissance carnivore a du mal à restreindre son appétit et à admettre ses propres limites. En ce début d’année, un an tout juste après son retour à la Maison Blanche, le 20 janvier 2025, Donald Trump veut mettre la main sur le pétrole du Venezuela, lancer des opérations au sol contre les cartels de la drogue, notamment au Mexique, décapiter le régime iranien et, enfin, acquérir le Groenland, de gré ou de force. Tout cela en déployant davantage l’armée dans son propre pays, pour assister la police dans la traque des clandestins, en particulier dans le Minnesota. Ce vertige de puissance inquiète sa propre base MAGA (Make America Great Again), non pas pour des questions de principe ou de droit, mais de dispersion, de focalisation insuffisante sur la vie quotidienne des Américains.

Donald Trump annonce une « réunion des différentes parties » sur le Groenland à Davos

Le président américain a annoncé, mardi sur son réseau Truth Social, une réunion sur le Groenland avec les « différentes parties » en marge du Forum économique de Davos. Il n’a pas précisé quand se tiendrait cette rencontre. « Comme je l’ai exprimé à tous, très clairement, le Groenland est impératif pour la sécurité nationale et mondiale. Il ne peut y avoir de retour en arrière, sur ce point, tout le monde est d’accord ! », a-t-il ajouté. Lundi, Donald Trump avait affirmé que les dirigeants européens n’allaient pas « résister beaucoup » à son projet de s’emparer du Groenland.

Le président américain a également posté un message privé attribué à Mark Rutte dans lequel le secrétaire général de l’OTAN le flatte pour son action en Syrie, ainsi qu’« à Gaza et en Ukraine », et se dit « déterminé à aller de l’avant sur le Groenland ». « J’ai hâte de te voir », ajoute M. Rutte dans ce message adressé à son « cher Donald ».

« Les États-Unis d’Amérique sont de loin le pays le plus puissant au monde (…) Nous sommes la seule PUISSANCE capable d’assurer la PAIX dans le monde et cela se fait, tout simplement, par la FORCE ! », écrit Donald Trump sur son réseau.

Donald Trump publie deux images générées par l’IA montrant le Groenland sous drapeau américain

Le président américain, Donald Trump, a posté sur son réseau Truth Social une image générée par l’IA le montrant, accompagné par son vice-président, J. D. Vance, et son ministre des affaires étrangères, Marco Rubio, en train de planter un drapeau américain dans un paysage arctique. Un panneau indique : « Groenland, territoire américain depuis 2026 ».

Il a posté une autre image générée par l’IA sur laquelle on le voit, dans le bureau Ovale, avec les dirigeants européens, devant une carte où le drapeau américain recouvre non seulement le territoire des Etats-Unis, mais aussi le Canada, le Groenland et le Venezuela.

« Je ne comprends pas ce que tu fais au Groenland », écrit Emmanuel Macron à Donald Trump, dans un « message privé »

« Mon ami, nous sommes totalement alignés sur la Syrie. Nous pouvons faire de grandes choses en Iran. Je ne comprends pas ce que tu fais au Groenland », dit le chef de l’Etat français dans son message. Le président américain l’a mis en ligne sur son réseau Truth social, et il a été authentifié, mardi 20 janvier au matin, par l’entourage du président français, qui a dit qu’il était « bien réel ».

« Je peux organiser une réunion du G7 à Paris jeudi après-midi après Davos », en Suisse, où Donald Trump sera à partir de mercredi, propose Emmanuel Macron. « Je peux inviter les Ukrainiens, les Danois, les Syriens et les Russes en marge » de la réunion, ajoute-t-il. « Dînons ensemble à Paris jeudi avant que tu ne repartes aux Etats-Unis », tente encore le président français, qui signe « Emmanuel ».

Moscou « n’a pas » reçu d’invitation à une telle rencontre, a toutefois répondu mardi le porte-parole de la présidence russe Dmitri Peskov, interrogé par l’Agence France-Presse lors de son briefing quotidien à la presse.

En France, des réactions à l’unisson face aux menaces de Donald Trump

Face aux menaces de Donald Trump d’imposer des droits de douane de 200 % sur les vins et les champagnes français, les réactions en France sont à l’unisson, jusque dans les rangs de l’opposition. Ces menaces font suite au refus d’Emmanuel Macron de rejoindre le « conseil de la paix », un projet flou du président américain qui semble vouloir créer une instance pour contourner l’ONU.

  • « C’est une menace, à ce stade, inadmissible, d’une brutalité inouïe et évidemment, qui ne peut pas rester sans réaction, non seulement de la part de la France, mais de la part de l’Union européenne », a réagi la ministre de l’agriculture, Annie Genevard, sur TF1. « C’est choquant parce que c’est brutal, c’est fait pour faire plier, c’est un outil de chantage », a-t-elle ajouté, déplorant que cette menace « cible un secteur particulier qui est celui de la viticulture » qui « connaît des difficultés et qui est un fleuron de l’agriculture française ».
  • « La menace n’est pas œuvre de diplomatie, au bout d’un moment, se comporter de la même manière quel que soit votre interlocuteur interroge [sur le fait] de savoir quelle est la ligne diplomatique des Américains », a relevé le ministre délégué chargé de l’industrie, Sébastien Martin, sur Public Sénat, estimant que cette attitude « incite encore plus l’Europe à réagir ».
  • « Emmanuel Macron a tout à fait raison de refuser de se joindre à ce conseil de la paix qui est une manière pour Trump de finir de décrédibiliser la seule organisation qui est légitime à faire cela, c’est-à-dire l’Organisation des Nations unies », a déclaré la cheffe des députés “insoumis”, Mathilde Panot, sur Franceinfo. « Il est inadmissible que nous cédions devant le président étasunien et, je le dis, capituler devant Trump, céder devant Trump ne sert à rien. Il faut donc tenir bon et aider les producteurs de vin et de champagne s’il le faut », a-t-elle ajouté.
  • Le premier syndicat agricole français, la FNSEA, a appelé l’Europe à arrêter de « subir ces bras de fer » avec Donald Trump, qui « est en train de détruire une partie de l’économie mondiale pour régner », a réagi son secrétaire général, Hervé Lapie, sur Europe 1.

Pour rappel, la France est la première puissance agricole européenne et l’un des principaux pays producteurs de vin dans le monde, avec l’Italie. Les Etats-Unis sont le premier marché à l’export pour la France, qui assure à elle seule la moitié des exportations de vin de l’Union européenne. En 2024, la France a exporté 2,4 milliards d’euros de vin et 1,5 milliard de spiritueux aux Etats-Unis (environ 25 % de ses exportations).

Le secrétaire au Trésor américain réfute l’hypothèse de rétorsions européennes sur la dette américaine

Le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, a réfuté, mardi à Davos, l’hypothèse que les Européens s’attaquent à la dette américaine en rétorsion aux menaces de Washington sur le Groenland, évoquant un « récit trompeur ».

Scott Bessent, le secrétaire américain au Trésor, à Davos, en Suisse, le 19 janvier 2026. Scott Bessent, le secrétaire américain au Trésor, à Davos, en Suisse, le 19 janvier 2026.

M. Bessent a été interrogé lors d’un point de presse sur l’éventualité que les Européens décident de mettre en place des rétorsions financières et de se débarrasser de leurs bons du Trésor américain, et sur la manière dont Washington s’y préparait. Une telle mesure, évoquée dans des médias, pourrait déstabiliser le marché.

« Je pense qu’il y a un récit complètement trompeur ici. Cela défie toute logique », a répondu Scott Bessent. Le marché de la dette américaine « a les meilleures performances au monde », a-t-il affirmé. « C’est le marché le plus liquide et c’est la base de toutes les transactions financières. » « Je pense que tout le monde doit respirer un grand coup. N’écoutez pas les médias qui sont hystériques », a-t-il ajouté.

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