« Je pense que nous pouvons maintenant, espérons-le, obtenir un cadre définissant comment cela peut se concrétiser », a déclaré le ministre de la défense danois à l’issue d’une rencontre avec le secrétaire général de l’Alliance atlantique.

Live animé par Christophe Sales et Pierre Bouvier

Le ministre danois de la défense, Troels Lund Poulsen (à gauche) et la ministre des Affaires étrangères du Groenland, Vivian Motzfeldt, au siège de l’OTAN à Bruxelles, le 19 janvier 2026. - VIRGINIA MAYO / AP Le ministre danois de la défense, Troels Lund Poulsen (à gauche) et la ministre des Affaires étrangères du Groenland, Vivian Motzfeldt, au siège de l’OTAN à Bruxelles, le 19 janvier 2026. VIRGINIA MAYO / AP

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« L’Europe dispose d’un éventail d’outils pour protéger ses intérêts », rappelle Kaja Kallas, cheffe de la diplomatie de l’Union européenne

En réponse aux menaces de Donald Trump de prendre le contrôle du Groenland ou d’imposer des droits de douane pour parvenir à ses fins, Kaja Kallas, cheffe de la diplomatie de l’Union européenne, a déclaré dans un message publié sur X, lundi, que l’Europe resterait ferme : « La sécurité de l’Arctique est un intérêt transatlantique commun, et c’est un sujet que nous pouvons aborder avec nos alliés américains. Mais les menaces de droits de douane ne sont pas la bonne méthode. La souveraineté n’est pas négociable. Nous n’avons aucun intérêt à chercher l’affrontement, mais nous resterons fermes. L’Europe dispose d’un éventail d’outils pour protéger ses intérêts. »

cheffe de la diplomatie de l’Union européenne, Kaja Kallas (Gauche), la ministre des Affaires étrangères du Groenland, Vivian Motzfeldt (Droite) ainsi que ministre danois de la défense, Troels Lund Poulsen, au siège de l’UE, à Bruxelles, le 19 janvier 2026. cheffe de la diplomatie de l’Union européenne, Kaja Kallas (Gauche), la ministre des Affaires étrangères du Groenland, Vivian Motzfeldt (Droite) ainsi que ministre danois de la défense, Troels Lund Poulsen, au siège de l’UE, à Bruxelles, le 19 janvier 2026.

La prudence du secrétaire général de l’OTAN après sa rencontre les ministres danois et groenlandais

Troels Lund Poulsen, le ministre de la défense danois, et Vivian Motzfeldt, la ministre des affaires étrangères du Groenland, ont rencontré Mark Rutte, le secrétaire général de l’Alliance atlantique. Ce dernier n’a pas fait de déclaration, se contentant, dans un message sur X, de généralités sur la coopération, sans aborder les menaces de Donald Trump :

Le ministre danois de la défense, Troels Lund Poulsen (à gauche), et la ministre des Affaires étrangères du Groenland, Vivian Motzfeldt, au siège de l’OTAN à Bruxelles, le 19 janvier 2026. Le ministre danois de la défense, Troels Lund Poulsen (à gauche), et la ministre des Affaires étrangères du Groenland, Vivian Motzfeldt, au siège de l’OTAN à Bruxelles, le 19 janvier 2026.

« Je viens de rencontrer [Troels Lund Poulsen] et (…) Vivian Motzfeldt. Nous avons discuté de l’importance cruciale de l’Arctique — y compris du Groenland — pour notre sécurité collective, et de la manière dont [le Danemark] renforce ses investissements dans des capacités-clés. Nous continuerons à travailler ensemble, en tant qu’alliés, sur ces questions importantes. »

Copenhague et Nuuk proposent d’envoyer une mission de l’OTAN au Groenland

Le Danemark et le Groenland ont proposé la création d’une mission de surveillance de l’OTAN au Groenland, a déclaré lundi le ministre de la défense danois à l’issue d’une rencontre avec le secrétaire général de l’Alliance atlantique, Mark Rutte.

« Nous l’avons proposée, le secrétaire général en a également pris note, et je pense que nous pouvons maintenant, espérons-le, obtenir un cadre définissant comment cela peut se concrétiser », a dit Troels Lund Poulsen, en présence de Vivian Motzfeldt, la ministre des affaires étrangères du Groenland, à la télévision danoise.

Bonjour,

En effet, le Pentagone a ordonné à quelque 1 500 soldats d’active d’être prêts à se déployer dans le Minnesota, où les autorités fédérales mènent une vaste opération d’application de la loi sur l’immigration, ont déclaré dimanche deux responsables de la défense américains, cités par l’agence Associated Press ou le Washington Post.

Les militaires concernés appartiennent à deux bataillons d’infanterie de la 11th Airborne Division de l’armée américaine, une unité basée en Alaska réputée pour ses capacités à opérer dans des conditions arctiques rigoureuses. Ces troupes ont reçu des ordres de préparation au déploiement (« prepare-to-deploy »), a précisé l’un des responsables sous couvert d’anonymat, soulignant qu’elles pourraient être envoyées dans le Midwest si le président Donald Trump invoque l’Insurrection Act, une loi rarement utilisée du début du 19ᵉ siècle qui permettrait d’employer des soldats d’active comme force de police sur le sol américain.

L’information a été relayée et interprétée entre autres par Malcolm Nance, un analyste américain de la sécurité nationale, ancien officier du renseignement de la marine américaine, écrivain et commentateur médiatique, connu pour ses positions très critiques à l’égard de Donald Trump et de la Russie de Vladimir Poutine.

Dans un message sur X, lundi, il affirme qu’« il s’agit d’une très mauvaise tentative de déception stratégique [désinformation militaire]. J’ai prévenu à plusieurs reprises cette année que la mise en alerte de cette unité spécifique pour un déploiement est un indicateur sans équivoque et avec un haut niveau de confiance d’une invasion du Groenland. »

L’Union européenne serait malavisée de prendre des mesures de rétorsion contre les Etats-Unis, menace le secrétaire au Trésor américain

Scott Bessent, le secrétaire au Trésor américain, à Davos, le 19 janvier 2026. Scott Bessent, le secrétaire au Trésor américain, à Davos, le 19 janvier 2026.

Le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, ‍a mis ​en garde lundi les Européens contre toute mesure de rétorsion ⁠envers les Etats-Unis dans la confrontation qui les ​oppose sur le ‍sort du Groenland. « Je pense que ce ​serait très ‍malavisé », a-t-il déclaré ​à ‌des journalistes qui l’interrogeaient à ​ce sujet en ‌marge du Forum de Davos. « Je pense que tout le monde doit le prendre [le président Trump] au mot », a-t-il souligné, évoquant la menace de surtaxes douanières brandie par le chef de ‌la Maison ​Blanche.

« Le président [Trump] voit le Groenland comme un actif stratégique pour les Etats-Unis. Nous n’allons pas sous-traiter à quelqu’un d’autre la sécurité dans notre hémisphère », a encore dit Scott Bessent.

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Donald Trump reste évasif sur l’éventuel usage de la force pour annexer le Groenland, et conseille aux Européens de se concentrer sur l’Ukraine

Lors d’un bref entretien téléphonique avec la chaîne NBC News, le président américain a refusé de dire s’il excluait la possibilité de s’emparer du Groenland par la force. « Pas de commentaire », a-t-il déclaré au média.

Par ailleurs, il a de nouveau exprimé sa frustration à l’égard de la Norvège concernant le prix Nobel de la paix, affirmant que « la Norvège le contrôle totalement, malgré ce qu’ils disent. Ils aiment dire qu’ils n’y sont pour rien, mais ils ont tout à voir avec cela », a-t-il ajouté.

Trump a également fait part de son agacement face aux dirigeants européens qui se préoccupent du Groenland : « L’Europe devrait se concentrer sur la guerre entre la Russie et l’Ukraine, car, franchement, on voit bien où cela les a menés. C’est sur cela que l’Europe devrait se concentrer, pas sur le Groenland. »

Le silence embarrassé des alliés européens de Donald Trump sur le Groenland

Les dirigeants d’Europe centrale connus pour leur admiration pour Donald Trump se font très discrets sur ses menaces contre le Groenland et les réponses de l’Union européenne. Lundi, le premier ministre tchèque, Andrej Babis, a refusé de soutenir explicitement la souveraineté du Danemark sur ce territoire. « Les Etats-Unis sont le chef de file de l’OTAN et nous privilégions nettement un accord au sein de l’Alliance atlantique, les déclarations ne servent à rien », a-t-il affirmé lors d’une conférence de presse à Prague. Face aux critiques suscitées par ses déclarations, il a fini par affirmer sur X qu’il « ne fait aucun doute » que « le Groenland est un territoire danois » mais « que (…) le dialogue [est privilégié par rapport] aux déclarations ».

A Budapest, le gouvernement de Viktor Orban garde un silence total et inhabituel depuis samedi et les menaces de représailles tarifaires de Donald Trump. Au début de janvier, lors de sa conférence de presse annuelle, M.Orban avait estimé que le sujet du Groenland « devait être réglé au sein de l’OTAN », mais sans jamais critiquer les menaces américaines.

De son côté, la Slovaquie a affirmé dimanche qu’elle « considère le Groenland comme faisant partie du Danemark » et « rejette les guerres tarifaires », tout en appelant « à s’asseoir à la table des négociations plutôt que de faire des déclarations fracassantes ». Le premier ministre slovaque, Robert Fico, était justement avec Donald Trump à Mar-a-Lago samedi quelques heures après ses menaces contre huit pays européens, mais il n’a apparemment pas discuté avec le président américain du Groenland. En revanche, il a estimé qu’ils avaient eu « un accord complet pour considérer l’UE comme une institution en crise profonde ».   

Jean-Baptiste Chastand (Vienne, correspondant régional)

Le sujet du Groenland sera abordé mercredi par les ministres des finances du G7

La France invite les ministres des finances du G7 à aborder, mercredi, les tensions autour du Groenland et le soutien à l’Ukraine en guerre, a indiqué le ministère français à l’Agence France-Presse (AFP) lundi. « Le ministre a convoqué le premier G7 Finances [de la présidence française en 2026] et a invité l’ensemble de ses homologues mercredi en visioconférence », a annoncé le ministère de l’économie, ajoutant avoir mis à l’ordre du jour « les priorités de la présidence française du G7 », « le soutien à l’Ukraine » et « le sujet Groenland ».

Les Etats-Unis ont « un besoin vital de l’Europe », selon le chef de la diplomatie française

« Si certains semblent aujourd’hui l’oublier, rappelons que les Etats-Unis ont un besoin vital de l’Europe », a déclaré lundi le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot, dans un discours devant les membres de l’Académie des sciences morales et politiques. Le ministre français a exhorté les Européens à dire « non aux Etats-Unis quand ils touchent à ce que l’Europe a de plus intimes : sa démocratie, ses frontières ».

« Les grandes entreprises du numérique réalisent un quart de leur chiffre d’affaires et sans doute la moitié de leurs profits en Europe », a-t-il argué. « Les pays de la zone euro détiennent 3 000 milliards d’euros d’actifs de plus que les Américains n’en détiennent en Europe », a-t-il ajouté, en affirmant : « Personne ne sort jamais gagnant d’une guerre commerciale. »

De plus, les Européens disposent « d’instruments très puissants » pour se défendre contre toute atteinte à leurs intérêts essentiels, « qui [leur] permettent de restreindre l’accès au marché européen et refermer [leurs] marchés publics », a-t-il poursuivi. Et de mettre en garde : « On aurait tort de l’oublier. »

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Bonjour,

Merci pour vos questions.
Si les pays visés par les menaces de surtaxes douanières de Donald Trump font bloc, il faut en effet souligner l’hétérogénéité politique des Etats membres, Giorgia Meloni en Italie et Viktor Orban en Hongrie entretenant une certaine proximité idéologique avec Donald Trump.

La première ministre italienne a affirmé dimanche que la menace brandie par Donald Trump était une « erreur » et qu’elle ne partageait « évidemment pas » cette position. « J’ai parlé à Donald Trump et je lui ai dit ce que je pensais », a déclaré Giorgia Meloni à des journalistes lors d’un déplacement à Séoul, se positionnant en médiatrice entre l’Europe et le président américain : « Nous devons reprendre le dialogue, éviter une escalade, et c’est ce à quoi je travaille. »

Dans le même temps, elle a déclaré qu’elle comprenait l’importance stratégique du territoire, arguant qu’il devait être protégé des menaces russes et chinoises. « Je suis d’accord avec l’attention que porte l’administration américaine au Groenland et à l’Arctique en général », a-t-elle déclaré, suggérant que les Etats-Unis avaient peut-être mal interprété la décision européenne d’envoyer des troupes sur l’île arctique : « Il semble clairement qu’il y ait eu un problème de compréhension et de communication » ; les mouvements de troupes européens doivent être considérés sous cet angle, non comme « une initiative contre les Etats-Unis, mais plutôt contre d’autres acteurs », a-t-elle soutenu.

Quant au premier ministre hongrois, Viktor Orban, il avait déclaré au début de janvier lors d’une conférence de presse que le sujet du Groenland était directement lié à l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) et que, par conséquent, la question devait être traitée en interne.

Bonjour Charlotte,

L’outil anticoercition sur lequel le président français, Emmanuel Macron, souhaite s’appuyer face aux menaces de surtaxes douanières de Donald Trump est un outil commercial puissant dont le bloc s’est doté en 2023. Mais il n’a, jusqu’à présent, jamais été utilisé. Pensé comme un instrument de dissuasion, il vise à répondre à tout pays qui utiliserait des armes commerciales pour faire pression sur l’un des 27 Etats membres de l’Union européenne (UE). Il permet en particulier de limiter les importations provenant d’un pays, ou son accès à certains marchés publics, et de bloquer certains investissements.

En 2023, son utilisation avait été envisagée dans le conflit qui opposait la Lituanie à la Chine. Le possible recours à cet instrument a été soulevé au printemps 2025 pour répondre aux droits de douane annoncés par Donald Trump. Mais les Vingt-Sept n’étaient pas passés à l’acte, au grand dam de certains eurodéputés et analystes qui avaient mis en garde contre le faible effet dissuasif d’une mesure si elle n’est jamais appliquée. Les menaces proférées samedi par le président américain en lien avec le Groenland ont redonné vigueur à ce débat.

Les bourses européennes, bousculées par les menaces douanières américaines, toujours dans le rouge à la mi-journée

Les marchés boursiers européens sont dans le rouge lundi, accusant le coup des menaces de droits de douane de Donald Trump contre plusieurs pays du Vieux Continent qui s’opposent à sa volonté d’annexer le Groenland. A la mi-séance, vers 14 h 30, Paris perdait 1,40 %, Francfort 1,10 % et Milan 1,23 %. Seule Londres limitait ses pertes à 0,36 %.

Le chancelier Merz veut « essayer » de voir Trump mercredi

Le chancelier allemand a déclaré lundi qu’il « va essayer de rencontrer le président Trump mercredi » à Davos, en Suisse, affirmant vouloir « éviter autant que possible toute escalade » douanière. « Nous voulons simplement essayer de résoudre ce problème ensemble, et le gouvernement américain sait que nous pourrions également réagir de notre côté », a déclaré Friedrich Merz, qui doit participer cette semaine, comme Donald Trump, à la réunion annuelle du Forum économique mondial à Davos.

Les surtaxes douanières de Trump nuiront autant aux Américains qu’aux Européens, met en garde le chancelier allemand

Le chancelier allemand, Friedrich Merz, a mis en garde, lundi, contre les menaces de surtaxes douanières brandies par Donald Trump, affirmant qu’elles nuiront autant aux Américains qu’aux Européens. « En règle générale, ce sont ceux [vivant] dans les pays auxquels les importations sont destinées qui paient les droits de douane. Dans ce cas, ce seraient les consommateurs américains qui paieraient les droits de douane, mais ceux-ci nuiraient bien sûr aussi à notre économie, à l’économie européenne, et en particulier à l’économie allemande », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à Berlin, disant espérer vouloir éviter « l’escalade ».

Le point sur la situation, lundi 19 janvier à 14 heures

  • Les dirigeants européens se réuniront jeudi soir en sommet extraordinaire, a annoncé, lundi, une porte-parole du Conseil, alors que les Etats-Unis menacent de droits de douane renforcés les pays européens – dont la France – qui s’opposent à leur projet de conquérir le territoire autonome danois.
  • Face à ces menaces, les Européens s’employaient, lundi, à forger leur riposte. Parmi les contre-mesures envisagées figure le gel de l’accord douanier américano-européen conclu à l’été 2025, ou encore l’entrée en vigueur de droits de douane sur des produits américains d’une valeur de 93 milliards d’euros. Le président français a demandé pour sa part l’activation de l’instrument « anticoercition » de l’UE en cas de nouveaux droits de douane américains, outil puissant adopté en 2023 et jamais utilisé.
  • La Commission européenne a prôné lundi le « dialogue » plutôt que « l’escalade », a affirmé, le même jour, un porte-parole de l’exécutif européen, Olof Gill, même si l’Union européenne dispose d’« outils » et est « prête à réagir » si le président américain venait à mettre ces menaces commerciales à exécution.
  • Le premier ministre britannique, Keir Starmer, s’est dit déterminé, lundi, à « travailler avec nos alliés en Europe et avec les Etats-Unis » et à « maintenir le dialogue », soulignant qu’une guerre commerciale n’était « dans l’intérêt de personne ».
  • Les Européens doivent réagir vite et ⁠bien face aux menaces américaines contre le Groenland, a déclaré, lundi, le ministre de l’économie français, Roland Lescure, précisant ‍que le G7 Finances allait ​discuter de ce sujet lors d’une réunion « dans les jours qui viennent ». De son côté, son homologue allemand, Lars Klingbeil, a déclaré que ​les Européens « ne céderont pas au chantage ». « L’Europe donnera une réponse claire et unanime », a-t-il assuré.
  • En France, Emmanuel Macron a convoqué un nouveau conseil de sécurité et de défense nationale sur les questions internationales, lundi midi. La réunion devait être consacrée au Groenland, à l’Iran et à la Syrie.
  • Le gouvernement français organise, lundi, un débat sans vote au Parlement sur le rôle de la France dans les crises internationales. L’Assemblée nationale, à 17 heures, puis le Sénat, à 21 h 30, seront saisis de ces sujets au titre de l’article 50-1 de la Constitution. Après avoir écouté une déclaration du gouvernement, les parlementaires débattront à tour de rôle.
  • Dans une lettre destinée au premier ministre norvégien, Donald Trump a déclaré qu’il ne se sentait plus obligé « de penser uniquement à la paix », puisqu’il n’a pas reçu le prix Nobel de la paix. Le président américain a ouvertement ‌fait campagne pour ce prix, qui a été décerné en 2025 à la vénézuélienne Maria Corina Machado.

📷 Les forces de défense danoises déployées sur l’île dans le cadre de l’opération « Arctic Endurance »

Depuis le 15 janvier, des soldats danois, renforcés par des militaires de plusieurs pays européens – parmi lesquels cinq Français –, ont rejoint la mission « Arctic Endurance » au Groenland, une opération interalliée décidée en urgence par le Royaume du Danemark.

Des soldats danois débarquent dans le port de Nuuk, au Groenland, le 18 janvier 2026. Des soldats danois débarquent dans le port de Nuuk, au Groenland, le 18 janvier 2026.
Des soldats danois débarquent dans le port de Nuuk, au Groenland, le 18 janvier 2026. Des soldats danois débarquent dans le port de Nuuk, au Groenland, le 18 janvier 2026.
Le patrouilleur HDMS « Vaedderen » de la marine danoise appareille au large de Nuuk, au Groenland, le 18 janvier 2026. Le patrouilleur HDMS « Vaedderen » de la marine danoise appareille au large de Nuuk, au Groenland, le 18 janvier 2026.
Cette image, diffusée le 16 janvier 2025 par les forces de défense danoises, montre deux avions de chasse F-35 danois ravitaillés en vol par un Airbus A330 de l’armée de l’air française, au-dessus du Groenland. Cette image, diffusée le 16 janvier 2025 par les forces de défense danoises, montre deux avions de chasse F-35 danois ravitaillés en vol par un Airbus A330 de l’armée de l’air française, au-dessus du Groenland.
Une photo diffusée le 18 janvier 2025 par les forces de défense danoises montre des soldats danois lors d’un exercice de tir, au Groenland. Une photo diffusée le 18 janvier 2025 par les forces de défense danoises montre des soldats danois lors d’un exercice de tir, au Groenland.

Les menaces de Donald Trump sur les surtaxes douanières « ne changent pas » la position du Groenland, affirme son premier ministre

Les menaces de surtaxes douanières agitées par Donald Trump ne changent pas la position du Groenland, soucieux de son droit à l’autodétermination face aux visées américaines, a affirmé lundi le premier ministre groenlandais, Jens-Frederik Nielsen.

Dans un message posté sur Facebook, M. Nielsen dit se féliciter du soutien de pays étrangers, vu « non pas comme une ingérence, mais comme une reconnaissance claire du fait que le Groenland est une société démocratique, avec le droit de prendre seul ses propres décisions ». « Les récentes déclarations des Etats-Unis, y compris les menaces de droits de douane, ne changent rien à cette ligne. Nous ne nous laisserons pas mettre sous pression », assure-t-il.

Un sommet extraordinaire des dirigeants européens prévu pour jeudi soir

Les dirigeants européens se réuniront jeudi soir en sommet extraordinaire afin d’évoquer les menaces répétées de Donald Trump concernant le Groenland et les droits de douane, a annoncé une porte-parole du Conseil.

Le sommet en question, prévu à Bruxelles à partir de 19 heures, portera sur « les relations transatlantiques », a précisé lundi la porte-parole de cette instance, qui réunit les chefs d’Etat et de gouvernement des 27 pays de l’Union européenne.

Bonjour, et merci pour vos questions.
Il ressort de plusieurs sondages d’opinion qu’outre-Atlantique le soutien à une annexion du Groenland par les Etats-Unis demeure faible. Les Américains s’opposent majoritairement à l’achat du Groenland et  massivement à une prise de contrôle du territoire autonome danois par la force militaire.

On peut notamment citer un récent sondage CBS-YouGov selon lequel 86 % des Américains – dont 70 % chez les républicains – sont hostiles à l’usage de la force pour prendre le contrôle de l’île inuite, tandis que 70 % s’opposent à l’idée d’un rachat. Nous vous invitons à lire cet article de l’institut d’études YouGov sur ce sujet. Un sondage Reuters-Ipsos publié la semaine dernière révélait que seulement 17 % des Américains approuvaient les efforts de Donald Trump pour acquérir le Groenland.

Dans un entretien au Monde, l’historienne Maya Kandel, spécialiste de la politique étrangère américaine, explique que, si l’opération au Venezuela est approuvée par le mouvement MAGA (Make America Great Again) – les MAGA voyant les Amériques comme une extension de leur territoire, « leur hémisphère », leur sphère d’influence –, le dossier du Groenland est, en revanche, considéré comme une « lubie », une « obsession » personnelle du président, y compris chez les trumpistes de l’administration.

La chercheuse ajoute que les interventions extérieures américaines risquent de fragiliser la base MAGA du président Trump, élu sur une promesse isolationniste et le slogan « no more wars ». Différents sondages montrent des Américains avant tout préoccupés par l’inflation et le coût de la vie. C’est sur ces sujets qu’ils vont voter lors des élections de mi-mandat, en novembre.

L’Union européenne prône le « dialogue » plutôt que « l’escalade » face à Trump

La Commission européenne a prôné lundi le « dialogue » plutôt que « l’escalade » face aux menaces répétées de Donald Trump sur le Groenland et les droits de douane. L’Union européenne dispose toutefois d’« outils » et est « prête à réagir », si le président américain venait à mettre ces menaces commerciales à exécution, a affirmé un porte-parole de l’exécutif européen, Olof Gill.

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