Après les menaces économiques de Donald Trump, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a répété que l’UE tient « fermement » son « engagement de défendre la souveraineté du Groenland et du Royaume du Danemark ».

Live animé par Allison Ferrera (service photo) et Louise Vallée

Des soldats danois dans le vieux port de Nuuk, au Groenland, le 18 janvier 2026. - MARKO DJURICA / REUTERS Des soldats danois dans le vieux port de Nuuk, au Groenland, le 18 janvier 2026. MARKO DJURICA / REUTERS

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Le Groenland et le Venezuela au menu d’un débat sans vote lundi au Parlement

Le gouvernement organise lundi un débat sans vote au Parlement sur le rôle de la France dans les crises internationales. L’Assemblée nationale, à 17 heures, puis le Sénat, à 21 h 30, seront saisis de ces sujets brûlants au titre de l’article 50-1 de la Constitution. Après avoir écouté une déclaration du gouvernement, les parlementaires débattront à tour de rôle.

A l’Assemblée, ce débat donnera lieu à un jeu de questions-réponses avec des représentants du gouvernement, un format inédit pour ce type de débat dans cet hémicycle, selon les services de la chambre basse. Ce débat sans vote est non contraignant pour le gouvernement, mais il permet aux différentes forces politiques d’interpeller l’exécutif et de développer leur position sur les sujets abordés.

Annoncé par le premier ministre, Sébastien Lecornu, ce débat portera dans le détail « sur le rôle de la France dans la prévention et la résolution des crises politiques internationales, notamment au Venezuela ». Il avait été programmé à la suite de plusieurs demandes en ce sens des groupes de gauche, après l’opération militaire américaine dans ce pays d’Amérique latine, ayant conduit à l’exfiltration du président, Nicolas Maduro, et de son épouse, Cilia Flores, le 3 janvier.

Le chef du gouvernement français avait souhaité que ce débat soit « un moment où il faut se poser des questions sur notre autonomie stratégique, voir pourquoi la réaction européenne n’a pas été aussi rapide et aussi forte, peut-être, qu’attendu, pour dire les choses de manière (…) prudente ».

Depuis, l’actualité a largement dépassé le cadre de l’opération américaine au Venezuela, et ce débat donnera forcément lieu à des prises de parole concernant les velléités du président américain vis-à-vis du Groenland. La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a d’ailleurs assuré dimanche qu’elle avait « rénové » le périmètre du débat pour qu’il inclue « la situation internationale » en général, y compris « le Groenland et l’Iran », notamment.

L’isolement des Etats-Unis, prêts à la guerre commerciale avec l’Europe pour obtenir le Groenland

Par Piotr Smolar

Une puissance carnivore a du mal à restreindre son appétit et admettre ses propres limitations. En ce début d’année, un an tout juste après son retour à la Maison Blanche, le 20 janvier 2025, Donald Trump veut mettre la main sur le pétrole du Venezuela, lancer des opérations au sol contre les cartels de la drogue, notamment au Mexique, décapiter le régime iranien et, enfin, acquérir le Groenland, de gré ou de force. Tout cela en déployant davantage l’armée sur le plan intérieur, pour assister la police dans la traque des clandestins, notamment dans le Minnesota. Ce vertige de puissance inquiète sa propre base MAGA (Make America Great Again), non pas pour des questions de principe ou de droit, mais de dispersion, de focalisation insuffisante sur la vie quotidienne des Américains.

L’UE tient « fermement [son] engagement de défendre la souveraineté du Groenland et du Royaume du Danemark »

« Ensemble, nous tenons fermement notre engagement de défendre la souveraineté du Groenland et du Royaume du Danemark », a insisté la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, qui s’est entretenue avec plusieurs dirigeants dont le premier ministre britannique, Keir Starmer, et la cheffe du gouvernement italien, Giorgia Meloni.

Le point sur la situation, dimanche 18 janvier dans la soirée

  • Les dirigeants des pays de l’UE se réuniront « dans les jours qui viennent » pour coordonner leur réponse sur le Groenland après les menaces de Donald Trump, a annoncé dimanche le président du Conseil européen, Antonio Costa.
  • Emmanuel Macron demandera « l’activation de l’instrument anticoercition » de l’UE en cas de nouveaux droits de douane américains, a affirmé son entourage. Le président français, qui avait vivement critiqué samedi les menaces de Donald Trump, s’est également entretenu avec les autres dirigeants européens dans la journée.
  • Le premier ministre britannique, Keir Starmer, qui s’est entretenu avec Donald Trump à propos du Groenland dimanche, a répété qu’il était « inapproprié d’imposer des droits de douane aux alliés qui œuvrent pour la sécurité collective des membres de l’OTAN ».
  • Le chef de l’OTAN dit s’être entretenu avec Donald Trump au sujet de la situation au Groenland et dans l’Arctique. « Nous continuerons de travailler sur ce sujet », a-t-il affirmé, évoquant notamment une rencontre à venir au forum de Davos, la semaine prochaine.
  • L’ordre mondial « tel que nous le connaissons » et « l’avenir » de l’OTAN sont en jeu face aux menaces de surtaxes douanières de Donald Trump, a affirmé le ministre des affaires étrangères du Danemark, qui a assuré ne pas douter du soutien européen.
  • « Nous sommes déterminés et unis aux côtés du Danemark et de la population du Groenland », a déclaré le chancelier allemand, Friedrich Merz, affirmant que les membres de l’OTAN s’engagent « à renforcer la sécurité dans l’Arctique ».
  • Les troupes armées allemandes se sont retirées du Groenland à l’issue d’une mission d’évaluation de très courte durée. Ce déploiement limité, désormais achevé, visait à apprécier la situation stratégique dans l’Arctique.

Deux députés français annoncent se rendre au Groenland

Deux députés du groupe macroniste, Pieyre-Alexandre Anglade, président de la commission des affaires européennes de l’Assemblée nationale, et Vincent Caure, auteur d’une résolution sur le Groenland, vont se rendre dans l’île arctique les 20 et 21 janvier pour marquer leur « soutien » à son indépendance.

Sur Le Monde aujourd’hui

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Antonio Costa annonce un sommet des dirigeants européens « dans les jours qui viennent »

Les dirigeants des pays de l’UE se réuniront « dans les jours qui viennent » pour coordonner leur réponse sur le Groenland après les menaces de Donald Trump, a annoncé dimanche le président du Conseil européen, Antonio Costa.

A l’issue de ses consultations avec les Etats membres au sujet du Groenland, M. Costa a affirmé que les échanges confirmaient leur « engagement ferme » en faveur de l’unité sur les principes de l’intégrité territoriale et de la souveraineté nationale, ainsi que dans le soutien et la solidarité avec le Danemark et le Groenland.

Il note aussi une reconnaissance partagée de « l’intérêt transatlantique commun pour la paix et la sécurité dans l’Arctique ». Tous les pays estiment que « les droits de douane porteraient atteinte aux relations transatlantiques et sont incompatibles avec l’accord commercial entre l’UE et les Etats-Unis ».

M. Costa fait part d’une volonté européenne de se « défendre contre toute forme de coercition », et de « continuer à dialoguer de manière constructive avec les Etats-Unis ».

Keir Starmer estime qu’il est « inapproprié d’imposer des droits de douane aux alliés qui œuvrent pour la sécurité collective des membres de l’OTAN »

Le premier ministre britannique, qui s’est entretenu avec Donald Trump à propos du Groenland dimanche, a rappelé sa position sur le Groenland, a fait savoir son porte-parole dans un communiqué. « Il a déclaré que la sécurité dans le Grand Nord était une priorité pour tous les alliés de l’OTAN afin de protéger les intérêts euroatlantiques », a fait savoir son bureau.

« Il a également déclaré qu’il était inapproprié d’imposer des droits de douane aux alliés qui œuvrent pour la sécurité collective des membres de l’OTAN », a-t-il ajouté.

M. Starmer s’est également entretenu avec la première ministre danoise, Mette Frederiksen, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen et le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte.

Bonjour Lila,

Interrogé dimanche sur ABC This Week, le représentant républicain du Texas Michael McCaul s’est montré sceptique quant à la volonté de Donald Trump d’annexer le Groenland, assurant que le président américain dispose déjà d’un « accès militaire total au Groenland pour nous protéger de toute menace ».

« S’il souhaite acheter le Groenland, c’est une chose. Mais s’il décide d’envahir militairement le territoire, cela reviendrait à renverser l’article 5 de l’OTAN et, en substance, à déclencher une guerre avec l’OTAN elle-même. Cela aboutirait à l’abolition de l’OTAN telle que nous la connaissons », a-t-il mis en garde. L’article 5 de l’OTAN prévoit une assistance mutuelle en cas d’agression.

M. McCaul a ajouté : « Si nous voulons y déployer davantage de militaires, nous pouvons le faire ; nous n’avons pas besoin de l’envahir. S’il veut l’acheter, très bien. Mais je ne vois pas de vendeur disposé à le céder pour le moment. »

Bonjour,

Un porte-parole du commandement des forces interarmées de la Bundeswehr (l’armée allemande) a expliqué à la BBC que l’équipe allemande, composée de 15 soldats qui doivent rentrer à Copenhague dimanche, avait été envoyée au Groenland pour une mission de reconnaissance qui s’était « achevée comme prévu », et avait rempli ses objectifs. Ce déploiement limité visait à apprécier la situation stratégique dans l’Arctique, région devenue un enjeu croissant des rivalités internationales.

Selon le porte-parole, la mission devait se tenir entre le 15 et le 17 janvier. « Après des consultations avec nos partenaires, nous avons ajouté un jour supplémentaire pour se coordonner avec le Danemark », a-t-il précisé. En raison des conditions météorologiques, les soldats n’ont toutefois pas pu atteindre une des stations qu’ils voulaient visiter.

« Néanmoins, des informations importantes ont été recueillies, qui seront désormais utilisées pour coordonner d’éventuelles mesures conjointes avec nos partenaires et dans le cadre de l’OTAN afin de renforcer la sécurité dans l’Atlantique Nord et l’Arctique », a fait valoir le porte-parole dans sa déclaration à la BBC.

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Bonjour Ilia,

Pour justifier une prise de contrôle du Groenland, territoire autonome placé sous la souveraineté du Royaume du Danemark, Donald Trump assure que celle-ci est nécessaire « du point de vue de la sécurité nationale », et évoque notamment la présence de bateaux chinois et russes dans l’Arctique. « Si nous ne le prenons pas, la Russie ou la Chine le feront », a-t-il assuré, faisant fi de l’allié danois, membre de l’OTAN, mais également du rôle de l’Alliance atlantique : « Si cela affecte l’OTAN, alors ça l’affecte. »

Avec la fonte des glaces, de nouvelles voies de passage reliant le Pacifique et l’Atlantique s’ouvrent à la flotte chinoise, tandis que la flotte russe, notamment ses sous-marins, passe régulièrement au large du Groenland. La surveillance de la zone est d’autant plus stratégique que sept pays de l’Alliance sont limitrophes du cercle arctique.

Toutefois, la Chine et la Russie nient toute volonté de s’emparer du Groenland. Le ministère des affaires étrangères chinois a ainsi accusé les Etats-Uni d’« utiliser d’autres pays comme prétexte pour poursuivre leurs propres intérêts », assurant que ses activités dans l’Arctique visaient seulement à y « promouvoir la paix, la stabilité et le développement durable ». De son côté, la diplomatie russe a aussi assuré que toute menace russe sur le territoire était un « mythe » promu par le Danemark et des membres de l’OTAN.

Quant aux pays européens, ceux-ci ont assuré leur soutien au peuple groenlandais, comme au Royaume du Danemark, face aux menaces d’annexion du président américain, Donald Trump. Mais ils ont aussi tenu à prouver que les alliés européens de l’OTAN sont capables d’organiser la sécurisation du territoire, en particulier celle de son environnement aéromaritime, sans les capacités américaines, si besoin était, notamment grâce à la mission « Arctic Endurance ».

« Les alliés – individuellement, en partenariat avec d’autres et dans le cadre de l’OTAN – mènent des exercices, des opérations de présence maritime et des activités de formation militaire qui contribuent à la dissuasion et à la défense, et renforcent leur capacité à opérer dans les conditions arctiques », a assuré un responsable militaire de l’Alliance au Monde, évoquant une bonne dizaine d’exercices militaires organisés soit par l’OTAN, soit par certains membres, dans la région, en 2025.

Menaces de surtaxes douanières : le Royaume-Uni hausse le ton de manière inhabituelle

Par Cécile Ducourtieux

La tactique britannique de l’apaisement a-t-elle encore un sens ? Pendant près d’un an, jusqu’aux demandes extravagantes de Donald Trump concernant le Groenland, le premier ministre, Keir Starmer, a refusé de critiquer ouvertement le président américain, répétant que la « relation spéciale » entre Londres et Washington restait essentielle, spécialement la coopération en matière de défense et de renseignement, et que « choisir » entre l’Union européenne et les Etats-Unis constituait une « erreur stratégique ». Mais la coupe semble pleine pour le dirigeant travailliste qui ose enfin résister, au moins réthoriquement, aux intimidations trumpiennes.

Réunion d’urgence des ambassadeurs des Vingt-Sept à Bruxelles

La réunion d’urgence des ambassadeurs des Vingt-Sept a débuté à Bruxelles en fin d’après-midi, selon plusieurs sources diplomatiques à l’Agence France-Presse. Si elle ne devrait pas donner lieu à des annonces immédiates, elle doit permettre un échange de vues après les nouvelles menaces du locataire de la Maison Blanche qui ont suscité de très vives réactions, Bruxelles évoquant le risque d’une « spirale dangereuse ».

Le chef de l’OTAN dit s’être entretenu avec Donald Trump au sujet de la situation au Groenland

Mark Rutte a fait état de sa conversation avec le président américain dans un post sur X, disant avoir évoqué avec lui la situation dans l’Arctique plus largement. « Nous continuerons de travailler sur ce sujet », a-t-il affirmé, soulignant notamment une rencontre à venir au forum de Davos, la semaine prochaine. Il n’a pas donné plus de précisions sur le contenu de cet échange téléphonique très attendu.

L’OTAN est « prêt à faire face aux menaces sécuritaires actuelles et futures » dans l’Arctique, assure Espen Barth Eide

Le ministre danois des affaires étrangères, Lars Lokke Rasmussen, et son homologue norvégien, Espen Barth Eide, participent à une conférence de presse à Oslo, le 18 janvier 2026. Le ministre danois des affaires étrangères, Lars Lokke Rasmussen, et son homologue norvégien, Espen Barth Eide, participent à une conférence de presse à Oslo, le 18 janvier 2026.

Interrogé à propos des actions envisagées par les deux pays, Lars Lokke Rasmussen assure que les pays européens « suivront plusieurs voies », et tenteront de maintenir un « dialogue constructif » avec les Etats-Unis, « loin des réseaux sociaux, des gros titres et des mots forts ». « Nous resterons dans cette ligne, sauf si les Etats-Unis en décident autrement », précise-t-il.

Tout en réitérant son soutien au Danemark, le ministre affirme que « l’essence même de l’OTAN est de protéger l’intégrité territoriale et la souveraineté de ses membres ».

Le chef de la diplomatie norvégienne, Espen Barth Eide, affirme aussi de son côté que les membres de l’OTAN, qui représentent sept des huit pays présents dans l’Arctique, « sont prêts à faire face aux menaces sécuritaires actuelles et futures » dans la région. « Nous ne pouvons pas vivre dans un monde où les gens prennent les choses en main personnellement pour mettre en cause la souveraineté des autres pays », a-t-il insisté.

Le Danemark estime que « l’ordre mondial tel qu’on le connaît et le futur de l’OTAN » est en jeu

Le ministre des affaires étrangères danois, qui rentrait d’une visite à Washington quand Donald Trump a annoncé de nouveaux droits de douane contre huit pays européens, a qualifié cette décision du président américain contre ses alliés de « paradoxale », soulignant que l’exercice militaire « Arctic Endurance » montrait la détermination des pays européens à assurer la sécurité du territoire.

« Je ne doute pas qu’il existe un soutien européen fort et qu’il soit de nature généreuse », a assuré M. Rasmussen. « Nous avons une force de frappe (…) lorsque nous montrons nos muscles collectivement et de manière solidaire, et c’est évidemment ce que nous devons faire », a-t-il ajouté.

Lars Lokke Rasmussen a dit espérer que M. Trump allait « renoncer à son rêve de prendre le contrôle du Groenland », assurant qu’il s’agissait d’une question de souveraineté, mais que « l’ordre mondial tel qu’on le connaît et le futur de l’OTAN » étaient aussi en jeu.

« Nous nous opposons, en général, à l’utilisation de droits de douane comme d’un instrument politique, qui n’a pas sa place dans ce contexte », a ajouté le ministre des affaires étrangères norvégien, Espen Barth Eide.

La Norvège et ses alliés « ne se laisseront pas intimider », assure le chef de la diplomatie

Le ministre des affaires étrangères danois, Lars Lokke Rasmussen, et son homologue norvégien, Espen Barth Eide, donnent en ce moment une conférence de presse à Oslo. Selon des propos retransmis par la chaîne de télévision danoise DR, le chef de la diplomatie danoise a qualifié la période d’« historique et dramatique ». La Norvège et ses alliés « ne se laisseront pas intimider », a-t-il assuré, « de telles menaces ne sont pas acceptables entre des alliés proches ».

Il a affirmé que tout changement dans les conditions fixées par le Royaume du Danemark sur leur relation avec le territoire autonome reviendrait seulement aux Danois et au peuple groenlandais.

Le chancelier allemand s’engage à « renforcer la sécurité dans l’Arctique » avec l’OTAN

« Nous sommes déterminés et unis aux côtés du Danemark et de la population du Groenland », a déclaré le chancelier allemand, Friedrich Merz, dans un post sur X. « En tant que membre de l’OTAN, nous nous engageons à renforcer la sécurité dans l’Arctique », a-t-il ajouté, estimant que les menaces douanières « risquent d’entraîner une escalade ».

Le premier ministre irlandais appelle à respecter « l’intégrité territoriale et la souveraineté du Groenland et du Royaume du Danemark »

Le premier ministre irlandais, Micheal Martin, à Dublin, le 26 novembre 2024. Le premier ministre irlandais, Micheal Martin, à Dublin, le 26 novembre 2024.

« Une guerre commerciale serait très préjudiciable à tous les pays du monde, aux Etats-Unis comme à l’Europe », a déclaré le taoiseach (« chef du gouvernement », en gaélique), appelant à « engager le dialogue pour éviter que cela ne se produise pas ». « L’intégrité territoriale et la souveraineté du Groenland et du Royaume du Danemark ne peuvent être violées », a insisté Micheal Martin au micro de la radio RTE, précisant qu’« une annexion du Groenland, quelle qu’elle soit, n’est pas une option du point de vue européen ».

François Hollande : « Il faut que la réciprocité soit totale »

« Si Donald Trump impose des droits de douane à quelque hauteur que ce soit, il faut que la réciprocité soit totale », a dit l’ancien président français, François Hollande, sur Radio J, dimanche.

« L’Europe ne cédera pas au chantage », dit Mette Frederiksen

La première ministre danoise s’est entretenue avec le chancelier allemand, Friedrich Merz, le président français, Emmanuel Macron, et le premier ministre britannique, Keir Starmer, à la suite des nouvelles menaces de Donald Trump concernant les droits de douane.

« Le Royaume du Danemark bénéficie d’un soutien considérable. Parallèlement, il est devenu encore plus évident que ce problème dépasse largement nos frontières. Il est d’autant plus important que nous restions fermes sur les valeurs fondamentales qui ont créé la Communauté européenne. Nous voulons coopérer et nous ne recherchons pas le conflit. Je me réjouis des messages unanimes du reste du continent : l’Europe ne cédera pas au chantage. », a-t-elle écrit sur Facebook.

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