De son côté, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a dit avoir conclu un accord avec Donald Trump sur les garanties de sécurité pour l’Ukraine, après une brève rencontre à Davos entre les deux dirigeants. Mais la question des territoires de l’Est n’est « pas encore résolue », a-t-il ajouté.
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S&P estime que l’Ukraine n’est plus en défaut sur sa dette
L’agence de notation S&P a remonté la notation appliquée à la dette de long terme ukrainienne, désormais considérée comme « spéculative », à CCC +, alors qu’elle était jusqu’ici vue en « défaut partiel », à SD, assortissant cette nouvelle note d’une perspective stable.
S&P n’est pas la première à remonter la notation du pays d’Europe de l’Est, puisque Fitch avait elle-même refait passer l’Ukraine de « défaut partiel » à CCC, soit « hautement spéculatif », fin décembre.
Une évolution qui intervient alors qu’une « petite partie » de la dette ukrainienne est toujours considérée en défaut mais « cela ne devrait pas avoir d’impact significatif sur la capacité de l’Ukraine et sur sa volonté d’honorer ses autres obligations », a estimé S&P dans son communiqué.
Le défaut concerne des obligations émises par une entreprise publique d’énergie et détenues par une banque commerciale étrangère, pour un total qui représente moins de 1 % de la dette publique du pays, a précisé l’agence.
L’agence de notation juge également que la perspective stable se justifie par « un service de la dette gérable à court terme et un soutien financier international continu, en particulier de la part de l’Union européenne (UE) ». Le bloc européen s’est en effet entendu fin décembre pour accorder au gouvernement ukrainien un prêt de 90 milliards d’euros afin de financer son budget et son armée.
Avec ce prêt, l’Ukraine va pouvoir dépenser 60 milliards d’euros, sur les 90 milliards prévus au total, pour renforcer ses capacités militaires en 2026 et 2027, avait dit au début du mois la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.
Les 30 milliards restant seront utilisés par Kiev pour ses besoins budgétaires, sous condition de réformes liées au renforcement de l’Etat de droit ou à la lutte anticorruption, a précisé la Commission européenne.
L’Ukraine ne remboursera ce prêt qu’une fois des réparations payées par la Russie. Les intérêts, soit environ trois milliards d’euros par an, seront payés par le budget de l’Union européenne.
S&P prévient cependant que « la capacité de l’Ukraine à assumer ses engagements financiers reste tributaire et dépendante de conditions économiques et financières favorables, notamment concernant l’évolution du conflit en cours et du soutien continu de ses alliés ».
Début de la rencontre à Moscou entre Vladimir Poutine et les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner
La rencontre entre le président russe, Vladimir Poutine, et l’émissaire américain Steve Witkoff a débuté jeudi soir à Moscou, a annoncé le Kremlin. M. Witkoff, accompagné par le gendre de Donald Trump, Jared Kushner, était arrivé peu auparavant dans la capitale russe en avion depuis le Forum économique mondial de Davos, en Suisse.
L’émissaire américain Steve Witkoff est arrivé à Moscou pour des pourparlers avec Vladimir Poutine
L’émissaire américain Steve Witkoff est arrivé jeudi soir à Moscou pour des pourparlers sur l’Ukraine avec le président Vladimir Poutine, ont annoncé la télévision publique et les agences de presse russes. L’avion transportant M. Witkoff a atterri à l’aéroport de Vnoukovo, à Moscou, en provenance de Zurich, en Suisse, où il participait au Forum économique mondial, ont rapporté les agences TASS et RIA Novosti.
Le point sur la situation, jeudi 22 janvier à 21 heures
- Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a vertement critiqué, jeudi, ses alliés européens à la tribune du Forum économique mondial de Davos, fustigeant une Europe « fragmentée » et « perdue » lorsqu’il s’agit d’influer sur les positions du président américain, Donald Trump, et manquant de « volonté politique » face à son homologue russe, Vladimir Poutine.
- Avant de prendre la parole, Volodymyr Zelensky s’était entretenu avec Donald Trump. Interrogé à l’issue de cette rencontre sur le message qu’il souhaitait faire passer à Vladimir Poutine, M. Trump a lancé : « La guerre doit prendre fin. »
- De son côté, lors d’un point presse après sa prise de parole, M. Zelensky a affirmé être parvenu à un accord avec le dirigeant américain sur les garanties de sécurité pour assurer le maintien de la paix en Ukraine après une éventuelle cessation du conflit avec la Russie, tout en ajoutant que la question des territoires de l’est de l’Ukraine n’était toujours pas réglée.
- Le président ukrainien a également assuré que les documents en cours d’élaboration avec Washington pour mettre fin à l’invasion russe de l’Ukraine étaient « presque prêts ».
- Volodymyr Zelensky a aussi évoqué des discussions « trilatérales » entre l’Ukraine, la Russie et les Etats-Unis vendredi et samedi aux Emirats arabes unis. Elles feront suite à la visite de l’équipe de négociation américaine à Moscou jeudi.
- Le Kremlin a annoncé que Vladimir Poutine discuterait jeudi soir de la guerre en Ukraine avec une délégation américaine composée de l’envoyé spécial de Donald Trump Steve Witkoff et du gendre du président américain Jared Kushner.
- La marine française a arraisonné, jeudi en Méditerranée, le Grinch, un pétrolier soupçonné d’appartenir à la « flotte fantôme » russe, quatre mois après l’interception dans l’océan Atlantique d’un autre de ces navires qui permettent à Moscou d’exporter son pétrole en contournant les sanctions occidentales.
L’ancien premier ministre belge Elio Di Rupo juge « indécentes » les critiques de Volodymyr Zelensky envers l’Europe à la tribune de Davos
Elio Di Rupo, ancien premier ministre belge (de 2011 à 2014) et aujourd’hui député européen, a vivement réagi, jeudi sur X, aux propos du président ukrainien, Volodymyr Zelensky, qui a fustigé, à la tribune du Forum économique mondial de Davos, une Europe « fragmentée », « perdue » face au président américain et manquant de « volonté politique » face au président russe.
M. Di Rupo a jugé ces déclarations « tout simplement indécentes ». « L’Union européenne a mobilisé des dizaines de milliards d’euros pour soutenir l’Ukraine militairement, économiquement et humanitairement, a-t-il lancé. Des sommes colossales, financées par les citoyens européens, souvent au détriment d’autres politiques essentielles qui manquent cruellement de moyens. Et cela ne suffit toujours pas. »
M. Di Rupo a jugé que ces propos, qui semblent selon lui « avant tout destinés à flatter l’ego de Donald Trump », étaient non seulement « une gifle adressée aux Européens », mais « une marque de mépris ». « Le président ukrainien semble avoir fait son choix. Les Etats-Unis. Très bien. Mais alors, que les choses soient claires : les Européens doivent cesser de payer la facture et arrêter de s’épuiser à vouloir faire entrer coûte que coûte l’Ukraine dans l’Union européenne », a-t-il conclu.
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« Vous êtes un homme dans une situation désespérée » : le premier ministre hongrois, Viktor Orban, répond vertement à Volodymyr Zelensky
Le premier ministre hongrois, Viktor Orban, a vivement réagi après le discours du président ukrainien, Volodymyr Zelensky jeudi à la tribune du Forum écononique mondial à Davos. « Tous les Viktor qui vivent de l’argent européen tout en essayant de vendre l’Europe méritent une claque sur la tête », a déclaré le dirigeant ukrainien. « Et s’il se sent à l’aise à Moscou, cela ne signifie pas que nous devons laisser les capitales européennes devenir des petits Moscou. »
Des propos qui n’ont visiblement pas plu à l’intéressé qui s’est senti visé même si son nom de famille n’a pas été cité. S’adressant dans un post sur X directement au président Zelensky, M. Orban, considéré comme le dirigeant le plus proche du Kremlin au sein de l’Union européenne, lui a lancé : « Je suis un homme libre au service du peuple hongrois. Vous êtes un homme dans une situation désespérée qui, depuis maintenant quatre ans, est incapable ou refuse de mettre fin à une guerre, malgré le fait que le président des Etats-Unis vous ait apporté toute l’aide possible pour y parvenir. »
L’UE débloque 10 millions d’euros pour la création d’un tribunal spécial chargé de juger les dirigeants russes pour leur rôle dans l’invasion de l’Ukraine
« Aujourd’hui, l’Union européenne a débloqué les 10 premiers millions d’euros destinés à la création d’un nouveau tribunal spécial chargé de juger les dirigeants russes pour leur rôle dans la guerre menée par Moscou contre l’Ukraine, a écrit, jeudi soir sur X, Kaja Kallas, la cheffe de la diplomatie européenne. Les dirigeants russes sont responsables de cette guerre et ils doivent rendre des comptes. Il ne peut y avoir d’impunité. »
L’idée d’un tribunal ad hoc, placé sous l’égide du Conseil de l’Europe, était apparue peu après le déclenchement de l’invasion, en février 2022, en raison de l’impossibilité, pour la Cour pénale internationale (CPI), de juger pour « crimes d’agression » des dirigeants d’Etats non signataires du statut de Rome, à l’instar de la Russie. Son principe, soutenu par quelque 35 pays européens, avait été acté en mai 2025. Cette instance ne pourrait cependant poursuivre Vladimir Poutine que lorsque celui-ci aura quitté le pouvoir.
Pour en savoir plus, relisez cet article de mai 2025 :
Pétrolier arraisonné par la France : le Royaume-Uni a fourni « un appui en matière de suivi et de surveillance »
Après l’interception jeudi par la France du pétrolier Grinch soupçonné d’appartenir à la « flotte fantôme » russe, le ministre de la défense britannique, John Healey, a confirmé, dans un communiqué, que son pays avait fourni « un appui en matière de suivi et de surveillance », notamment par le « déploiement du HMS Dagger pour surveiller le navire dans le détroit de Gibraltar ».
Bonjour.
Merci pour vos questions. Julien Bouissou, du service Economie, y répond : Selon les informations du site Marine Traffic, le navire, qui arrive du port russe de Mourmansk, est chargé de pétrole, et sa destination est inconnue. Souvent, les pétroliers fantômes transbordent leur cargaison en haute mer, dans la Méditerranée, vers un autre navire pour masquer l’origine russe du pétrole.
Le bateau n’a pas été arraisonné parce qu’il est sanctionné par les Européens ou les Britanniques, mais parce qu’il ne serait pas en règle. La Convention des Nations unies sur le droit de la mer, l’équivalent de la Constitution qui régit le droit de la mer, autorise l’arraisonnement d’un navire dans les eaux internationales (comme ce fut le cas aujourd’hui) pour une seule raison : s’il n’est enregistré nulle part, c’est-à-dire s’il n’a aucun pavillon, ou s’il a de faux papiers.
Pour éviter tout ennui, les armateurs des pétroliers fantômes fabriquent souvent des faux documents d’enregistrement, ou ils s’enregistrent provisoirement dans un pavillon de complaisance, comme au Gabon ou aux Comores, réputés très laxistes. C’est ce que veulent vérifier les autorités françaises. Elles affirment que l’opération « visait à vérifier la nationalité [du] navire », dont « l’examen des documents a confirmé les doutes quant à la régularité du pavillon arboré ».
Il est peu probable que le navire soit retenu. Rappelez-vous : en octobre 2025, le pétrolier Pushpa, aussi appelé Boracay, avait été arraisonné par la marine française au large de Saint-Nazaire pour des raisons similaires. Il avait repris son chemin au bout de quelques jours. Difficile dans ces conditions de savoir ce que deviennent leurs cargaisons. Les Européens veulent surtout envoyer un message aux Russes, et leur faire comprendre qu’il sera de plus en plus difficile pour eux de vendre du pétrole en contournant les sanctions.
Julien Bouissou
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Le discours de Volodymyr Zelensky à Davos
Si vous avez manqué le discours du président ukrainien au Forum économique mondial, jeudi à Davos, retrouvez ses points forts ci-dessous.
Le « Grinch », le pétrolier arraisonné jeudi par la France, était « soupçonné d’arborer un faux pavillon »
Le préfet maritime de la Méditerranée a donné, jeudi, plus de détails dans un communiqué sur cette « action menée en coopération avec nos alliés, dont le Royaume-Uni », et qui s’est déroulée « en haute mer » entre l’Espagne et l’Afrique du Nord, à bord du « pétrolier-cargo Grinch en provenance de Mourmansk », port arctique russe de la mer de Barents, qu’il avait quitté le 28 décembre 2025.
« Menée sur la base de l’article 110 de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer, cette opération visait à vérifier la nationalité d’un navire soupçonné d’arborer un faux pavillon », précise le communiqué. Après la montée à bord de l’équipe, l’examen des documents « a confirmé les doutes quant à la régularité du pavillon arboré » et un signalement a été fait au procureur de la République de Marseille, compétent au titre du tribunal maritime.
Le navire a donc été dérouté. Il est actuellement « escorté par des moyens de la marine nationale vers un point de mouillage pour la poursuite des vérifications », est-il écrit. Contactée par Le Monde, la préfecture maritime n’a pas souhaité donner plus de détails pour l’instant sur cette opération qui est toujours en cours.
C’est la deuxième effectuée par la France après l’interception du Boracay. Ce dernier, qui figure lui aussi sur la liste des navires sanctionnés par l’Union européenne, avait été arraisonné fin septembre par les commandos de la marine française dans l’océan Atlantique et détourné vers le port de Saint-Nazaire.
Le pétrolier avait finalement pu reprendre la mer six jours plus tard. Son commandant, de nationalité chinoise, est convoqué le 23 février prochain à Brest afin d’être jugé pour « refus d’obtempérer ». Dans ce type d’affaire, la judiciarisation, avec renvoi devant un tribunal, est rarissime.
Volodymyr Zelensky dit être parvenu à un accord avec Donald Trump sur les garanties de sécurité
Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a affirmé, jeudi, être parvenu à un accord avec Donald Trump sur les garanties de sécurité pour assurer le maintien de la paix en Ukraine après une éventuelle cessation du conflit avec la Russie.
« Les garanties de sécurité, c’est prêt », a assuré le dirigeant ukrainien lors d’un point presse en marge du Forum économique mondial de Davos. Il a précisé que « le document doit être signé par les parties, par les présidents, et ensuite il ira aux Parlements nationaux ».
Il a cependant ajouté que la question des territoires de l’est de l’Ukraine n’était toujours pas réglée. « Tout tourne autour de la partie orientale de notre pays. Tout tourne autour des territoires. C’est le problème que nous n’avons pas encore résolu », a-t-il souligné.
Bonjour Antoine, merci de votre question.
Notre journaliste Julien Bouissou, du service Economie, nous a fait parvenir les éléments suivants sur ce pétrolier : le navire arraisonné jeudi en mer Méditerranée baptisé Grinch est un pétrolier relativement vieux, sorti des chantiers navals sud-coréens il y a vingt-deux ans. Il navigue sous pavillon des Comores, connues pour enregistrer des navires de la flotte fantôme russe. La société qui gère ce pavillon, pour le compte des autorités comoriennes, a été épinglée pour la première fois par Bruxelles dans son 19ᵉ paquet de sanctions contre la Russie, adopté le 23 octobre 2025.
Selon les informations du site MarineTraffic, le navire est en ce moment en mer Méditerranée, entre le port algérien d’Oran et le port espagnol d’Almeria. Il avait quitté le port russe de Mourmansk le 28 décembre 2025. Il appartient à la société Cube Ventures Shipping SA, domiciliée aux îles Marshall. Depuis juillet 2022, il a changé à cinq reprises de pavillon, ce qui est souvent le cas des navires de la flotte fantôme russe qui tentent d’échapper à l’attention des autorités occidentales.
Sur le sujet des flottes fantômes, vous pouvez aussi vous référer à cet article :
Volodymyr Zelensky évoque des discussions « trilatérales » entre l’Ukraine, la Russie et les Etats-Unis cette semaine aux Emirats arabes unis
Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a également évoqué, jeudi à Davos, des discussions « trilatérales » entre l’Ukraine, la Russie et les Etats-Unis vendredi et samedi aux Emirats arabes unis. Elles feront suite à la visite de l’équipe de négociation américaine à Moscou jeudi.
« Je pense que ce sera la première rencontre trilatérale aux Emirats [arabes unis], ce sera demain et après-demain… », a déclaré M. Zelensky au Forum économique mondial de Davos, ajoutant : « Les Russes doivent être prêts à des compromis. »
M. Zelensky, qui venait de s’entretenir avec son homologue américain, Donald Trump, n’a pas dit quel serait le format des discussions, ni si les représentants ukrainiens et russes discuteraient directement. Interrogé par l’Agence France-Presse, son cabinet n’avait pas répondu dans l’immédiat aux demandes de précisions.
Les documents de l’accord visant à la fin de la guerre en Ukraine sont « presque prêts », déclare Volodymyr Zelensky à Davos
Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a déclaré jeudi que les documents en cours d’élaboration avec Washington pour mettre fin à l’invasion russe de l’Ukraine étaient « presque prêts », lors d’un discours à l’issue de sa rencontre avec son homologue américain, Donald Trump, à Davos.
« Nous avons rencontré le président Trump, et nos équipes travaillent presque tous les jours. Ce n’est pas simple. Les documents visant à mettre fin à cette guerre sont presque prêts », a-t-il annoncé.
Le dialogue avec Donald Trump n’est « pas simple », juge le président ukrainien
Interrogé sur sa rencontre avec Donald Trump jeudi à Davos, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a déclaré qu’elle avait été « positive », même si le dialogue n’est « pas simple ».
Volodymyr Zelensky reproche à l’Europe d’être « fragmentée »
Le président ukrainien a reproché, jeudi à Davos, à l’Europe d’être « fragmentée ». « Au lieu de devenir une vraie puissance mondiale, l’Europe reste un kaléidoscope beau mais fragmenté de petites et moyennes puissances », a-t-il regretté, ajoutant qu’elle « a l’air perdue lorsqu’elle essaye de convaincre le président américain de changer ». « Il ne changera pas », a-t-il estimé.
La marine française a arraisonné un pétrolier « en provenance de Russie » en Méditerranée, annonce Emmanuel Macron
La marine nationale française a arraisonné jeudi matin en mer Méditerranée « un navire pétrolier en provenance de Russie » et suspecté d’appartenir à la « flotte fantôme » finançant « la guerre d’agression contre l’Ukraine », a annoncé Emmanuel Macron dans un message sur X.
Ce pétrolier, « sous sanctions internationales et suspecté d’arborer un faux pavillon », a été intercepté « avec le concours de plusieurs de nos alliés », a précisé le président français, ajoutant que « le navire a été dérouté » et qu’une « enquête judiciaire [était] ouverte ».
« Pas de garanties de sécurité sans les Etats-Unis », juge Volodymyr Zelensky à Davos
Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a estimé jeudi à Davos que les garanties de sécurité proposées par les Européens pour éviter une nouvelle invasion russe ne seraient pas suffisantes sans l’implication des Etats-Unis.
« Encore une fois, tout le monde est très positif, mais le soutien du président Trump est indispensable. Et encore une fois, aucune garantie de sécurité ne peut fonctionner sans les Etats-Unis », a-t-il déclaré lors d’un discours offensif au Forum économique mondial, où il a déploré le manque de « volonté politique » de l’Europe.
Volodymyr Zelensky déplore le manque de « volonté politique » de l’UE vis-à-vis de Vladimir Poutine
Le président ukrainien déplore le manque de « volonté politique » de l’Union européenne vis-à-vis de Vladimir Poutine, jeudi à Davos.
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