Malgré un premier quart d’heure raté, les Bleus ont ensuite déroulé face à des Ukrainiens débordés de toutes parts (46-26). Une belle préparation au choc qui les attend face à la Norvège lundi.
Passer la publicité Passer la publicitéDeux matches, deux victoires confortables et une qualification pour le tour principal qui devrait être validée dans la soirée si la Norvège fait respecter la logique en s’imposant contre la République tchèque : l’entame de l’Euro des Bleus est radieuse. Ce qui ne veut pas dire que ce samedi, leur prestation fut parfaite. Loin s’en faut pour ceux qui ont assisté au premier quart d’heure face à l’Ukraine, symbole de tout ce qu’il ne faut pas faire face à un adversaire moins fort. Mais au final, forte de sa profondeur de banc malgré l’absence d’un Aymeric Minne préservé après la béquille subie face aux Tchèques jeudi (42-28).
«On se bouge le cul !» Difficile de faire plus clair que ces termes employés par le capitaine Ludovic Fabregas lors du premier temps mort posé par Guillaume Gille au bout d’un quart d’heure de jeu. Au tableau d’affichage, un score de parité – 11-11 – qui en disait long sur les (in)suffisances françaises lors d’une entame de match sans rythme, ni envie. Et sans impact défensif, ce dont profitaient Ihor Turchenko et ses partenaires pour prendre confiance et mener même l’espace d’un instant de deux buts (8-10). Face à ce triste spectacle, le sélectionneur français n’avait d’autre choix que de poser ce fameux temps mort, qui allait métamorphoser le visage des champions d’Europe…
En changeant ses sept joueurs de champ, Gille choisissait alors de faire table rase d’un premier quart d’heure à oublier. Et l’axe nantais constitué de Thibaud Briet, Julien Bos et Nicolas Tournat se chargeait de lui donner raison, au-delà de ce que le sélectionneur pouvait espérer. Ainsi, en un peu moins quart d’heure, la France infligeait un retentissant 13-1 à des Ukrainiens muets offensivement pendant dix minutes pour rejoindre les vestiaires avec une très large avance (24-12), ô combien inimaginable pour ceux qui auraient arrêté de suivre la rencontre au moment du temps mort posé par l’entraîneur hexagonal.
Des Bleus en mode gestion
Dès la reprise, les Bleus qui avaient commencé la rencontre effectuaient leur retour, et piqués au vif, ils sortaient une copie plus appliquée et volontaire. Résultat, l’écart grandissait encore (30-14, 36e). Rapidement, les débats perdaient en intensité, l’intérêt se situant plus au niveau des statistiques individuelles et de la volonté de Guillaume Gille de gérer au mieux son effectif et les temps de jeu des uns et des autres. Au petit jeu de celui qui se fera le plus plaisir, la palme revenait au trio Kounkoud-Richardson-Nahi, chacun auteur de 6 buts, tandis que Briet, en inscrivant son premier but de la rencontre, permettait aux siens d’atteindre la barre des 40 buts (40-21, 52e). Pour un succès final de vingt buts (46-26).

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