Ce soir, c’est le grand soir. Ce dimanche à partir de 20 heures, le Maroc et le Sénégal s’affrontent à Rabat lors de la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025. Ce match à l’enjeu immense sera forcément très suivi en France et en région parisienne.
Ainsi, et alors qu’un arrêt de la préfecture de police interdit tout rassemblement sur les Champs-Élysées depuis le début de la compétition, un important dispositif de sécurité sera mis en place ce dimanche soir à Paris. La préfecture de police anticipe des débordements, notamment en cas de victoire marocaine.
Le dispositif se concentre sur deux zones stratégiques : les Champs-Élysées (VIIIe) et le parvis de l’Institut du monde arabe (IMA) dans le Ve arrondissement, où le match sera retransmis. Dès 19 heures, plusieurs unités des forces de l’ordre prendront position.
Sur l’avenue la plus célèbre du monde, ce sont deux Brigades de répression de l’action violente motorisées (Brav-M) qui seront déployées, accompagnées de huit sections de CRS réparties entre l’avenue des Champs-Élysées et l’Arc de Triomphe. Leur mission : effectuer des rondes dynamiques, détecter tout attroupement suspect et intervenir si besoin.
La préfecture ne lésine pas sur les moyens : un drone survolera la zone interdite aux supporters, tandis que des équipes du Service de gestion de la vidéoprotection urbaine de Paris (SGVIP) et de la Sous-direction du renseignement territorial seront chargées de la détection et de l’observation des foules.
Côté circulation, un dispositif filtrant complexe sera mis en œuvre dès 19 heures. Objectif : empêcher tout véhicule de supporters d’accéder aux Champs-Élysées et à la place Charles-de-Gaulle. Plusieurs barrages seront installés au Rond-Point des Champs-Élysées, avenue Georges V, ou encore avenue de la Grande Armée.
« Une tradition » de faire la fête
L’établissement La Bellevilloise dans le XXe arrondissement, qui diffusera également le match devant quelque 1 500 personnes, fait aussi l’objet d’une surveillance spécifique.
Ces derniers jours, plusieurs voix se sont élevées, s’interrogeant sur l’interdiction de tout rassemblement sur les Champs-Élysées. « On prend une pente qui n’est pas à mon avis la bonne », avait fait savoir dans nos colonnes Frédéric Hocquard, adjoint au tourisme et à la vie nocturne à la Ville de Paris.
« C’est une tradition, de faire la fête sur les Champs après un match. D’autant que 45 joueurs participants à la CAN sont nés en Île-de-France, le plus gros contingent au monde », avait-il témoigné, s’inquiétant que « sous prétexte qu’il pourrait y avoir des débordements ou des provocations, qu’on interdise préventivement un rassemblement ».
Dans la nuit de mercredi à jeudi, après la qualification en finale du Maroc, des milliers de Marocains avaient bravé, souvent sans le savoir, l’arrêté préfectoral et s’étaient retrouvés sur l’avenue la plus célèbre au monde. La police avait fait usage de gaz lacrymogènes et de matraque, mais aucun débordement majeur n’était à signaler.











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