
GRAND RÉCIT - En l’espace d’un an, le président républicain s’est employé à déstabiliser le système international hérité de 1945. Une inflexion qui brouille les lignes politiques dans l’Hexagone.
Une escalade sans précédent. Sitôt formulées samedi après-midi, les nouvelles menaces de Donald Trump visant huit pays européens, dont la France, ont provoqué une levée de boucliers à travers le Vieux Continent. Au point de pousser Emmanuel Macron à répondre publiquement à son homologue américain sur le réseau social X. Après que le président républicain a agité le spectre de droits de douane supplémentaires à leur encontre, tant que les États-Unis n’auront pas fait main basse sur le Groenland - ce vaste territoire autonome danois - , le chef de l’État a fustigé un ultimatum «inacceptable». Et a fait savoir qu’il allait demander «l’activation de l’instrument anti-coercition» de l’UE si ces mesures étaient mises à exécution à compter du 1er février, comme annoncé par l’hôte de la Maison-Blanche. Une fois n’est pas coutume, la classe politique française, serrant les rangs face à ce énième bras de fer transatlantique, lui a emboîté le pas.
De l’Insoumis Jean-Luc Mélenchon au patron du RN, Jordan…

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