« Je ne veux pas voir mon père pleurer » : le regard de l’humoriste Kheiron sur la répression en Iran

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L’artiste franco-iranien évoque la douleur face à la répression mais garde tout de même l’espoir d’un changement vers la démocratie. Arthur Pelgrand-Kostadinoff

L’artiste franco-iranien évoque la douleur face à la répression mais garde tout de même l’espoir d’un changement vers la démocratie. Arthur Pelgrand-Kostadinoff

Manouchehr Tabib, alias Kheiron, son nom de scène, avait un peu plus d’un an quand ses parents ont fui l’Iran, en janvier 1984. Il n’en a gardé « aucun souvenir », mais ce pays n’est jamais très loin de sa vie d’homme et de sa vie d’artiste. En 2015, l’humoriste réalisait son premier film, « Nous trois ou rien », qui racontait l’histoire de son père, militant pour la démocratie enfermé sous le Shah, puis écœuré par l’avènement en 1979 d’une autre tyrannie, celle des mollahs.

Onze ans plus tard, l’Iran s’invite à nouveau dans l’œuvre de Kheiron, cette fois au théâtre, dans une pièce, « Alba & Sadaf » (actuellement à l’Apollo théâtre de Paris, les vendredi et samedi), qu’il a écrite et mise en scène mais où il ne joue pas. L’une des deux héroïnes rêve d’assister à un match de foot, au stade, ce qui lui est interdit… « Injuste », dit-il au Parisien, comme le sentiment qui l’anime devant la nouvelle tragédie iranienne.

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