L’Hermine : Cette histoire vraie sordide qui a inspiré le scénario du film avec Fabrice Luchini

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Ce lundi 16 mars 2026 à 21h10, France 3 diffuse l'Hermine dans lequel Fabrice Luchini incarne un président de cour d’assises. En marge du tournage, le réalisateur Christian Vincent s'est notamment inspiré d'une affaire sordide pour écrire son scénario.

C'est certainement l'une des plus belles compositions de Fabrice Luchini sur grand écran. Dans L'Hermine, diffusé ce lundi 16 mars 2026 à 21h10 sur France 3, le comédien se glisse sous les traits de Michel Racine, un président de cour d'assises implacable. "Le Président à deux chiffres " le surnomme-t-on, en référence à la lourde durée des peines qu'il inflige, toujours supérieures à 10 ans. Mais son quotidien bascule lorsque sa vie privée le rattrape. Lors d'une affaire d'homicide, le magistrat retrouve le juré Ditte Lorensen-Coteret, incarné par la brillante Sidse Babett Knudsen, une femme qu'il a aimé et convoité dans le plus grands des secrets…

Fabrice Luchini au sommet dans L'Hermine

On ne présente plus le talent de Fabrice Luchini (qui a fait des confidences cash sur son rôle de père auprès de sa fille Emma), aussi à l'aise sur les planches que devant les caméras. Présenté en compétition officielle à la Mostra de Venise 2015, le film permet à l'acteur de décrocher l'un des plus grands rôles de sa carrière, déjà immense. Pour sa prestation, il est consacré de la Coupe Volpi pour la meilleure interprétation masculine.

Le metteur en scène Christian Vincent reçoit quant à lui le prix du meilleur scénario. En 2016, aux César, Luchini est nommé comme meilleur acteur tandis que l'actrice danoise Sidse Babett Knudsen remporte le César de la meilleure actrice dans un second rôle.

L'Hermine, un film inspiré d'une histoire vraie

Pour écrire le scénario du film, Christian Vincent a effectué un long travail de recherche et de documentation en amont. Afin de s'imprégner de l'univers judiciaire qui lui était alors inconnu, il s'est rendu au tribunal de Bobigny pour assister à un procès "où quatre jeunes hommes étaient accusés de viol en réunion dans un local poubelle", se souvient le réalisateur.

"Malgré le huis clos, avec l’accord des parties, j’ai pu assister au procès 'côté cour', comme n’importe quel élève magistrat. À chaque suspension de séance, j’accompagnais le Président, ses deux juges assesseurs, sa greffière et les neuf jurés dans ce que l’on peut appeler les coulisses. J’ai vu les jurés poser des questions aux magistrats, faire connaissance les uns avec les autres, parler entre eux de ce qu’ils avaient entendu", témoigne-t-il dans le dossier de presse.

Et de préciser : "J’ai vu des magistrats attentifs à leurs demandes, répondant à chacune de leurs questions, tout cela pendant cinq jours… Et puis j’ai immédiatement renouvelé l’expérience, à la cour d’assises de Paris cette fois-ci. Un jeune homme était accusé d’avoir égorgé son amant. À partir de là, je pouvais commencer à écrire. J’avais les éléments qui me permettaient de le faire. Pour que le film soit juste, il fallait que la partie documentaire le soit"

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Corentin Marouby

Journaliste, Corentin a cumulé les expériences pour différents médias (La Revue du vin de France, l'Equipe, Magicmaman). Depuis 2022, il officie en tant que journaliste-rédacteur au service culture de Télé-Loisirs où il écrit pour les thématiques suivantes : Cinéma, Musique, Documentaires, Histoire, Jeux Vidéo

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