CRITIQUE - Dans un décor digne des grands westerns, Paul Thomas Anderson offre un spectacle époustouflant grâce à un Leonardo DiCaprio intrépide.
On y est presque. La pagaille règne. À la frontière mexicaine, des migrants s’entassent dans des camps de rétention. Des révolutionnaires à moitié hippies posent des bombes partout. La répression ne plaisante pas. Bienvenue en Amérique. Laquelle ? Celle d’aujourd’hui ou d’après-demain ? La date n’est pas précisée. En tout cas, seize ans plus tard, Bob Ferguson (Leonardo DiCaprio) continue le combat, sous un nom d’emprunt, planqué au fin fond de la forêt avec la fille qu’il a eue avec une activiste noire (la terriblement charismatique Teyana Taylor).
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Leonardo DiCaprio, qui s’est fabriqué la tête de Nicholson dans Shining (barbichette et robe de chambre, et en prime un petit chignon sur la nuque), fume des pétards à longueur de journée, regarde La Bataille d’Alger à la télévision - ô clin d’œil - en se saoulant. Dehors, les autorités le traquent. Son ennemi principal est un sergent réactionnaire à mort, ce qui ne l’empêche pas d’être un obsédé sexuel, incarné par un Sean Penn sidérant

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