Le retour de la Russie à la Biennale d’art de Venise crée la polémique

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DÉCRYPTAGE - L’Europe a notamment menacé de supprimer sa subvention à cette manifestation culturelle majeure, mais son directeur campe sur ses positions, refusant le boycott.

Jusqu’où les dirigeants d’institutions culturelles de portée internationale peuvent-ils s’affranchir de la géopolitique, lorsque celle-ci est marquée par une agression qui a fait des centaines de milliers de morts, et dont on ne voit pas la fin ? C’est la question qui agite l’Italie depuis l’annonce de la réouverture du pavillon russe pour la 61e exposition internationale de la Biennale d’art de Venise, qui se tiendra du 9 mai au 22 novembre. Ce pavillon russe était fermé depuis le début de la guerre en Ukraine, il y a quatre ans.

Certes, ce n’est pas la première fois que la politique s’invite à la biennale. Elle fut naguère la grande vitrine de la propagande culturelle du nazisme et du fascisme, puis le champ de bataille des artistes américains et russes durant la guerre froide. Construite sur des pavillons nationaux, c’est d’abord un puissant outil de propagande culturelle, et partant politique. Mais, cette fois, alors que la Russie refuse de négocier la paix, son retour sur la scène…

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Le Figaro

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