« Les Sept Cadrans d’Agatha Christie » sur Netflix : mais quel ennui !

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Il y a quelques jours, le 12 janvier, marquait l’anniversaire des 50 ans de la disparition d’Agatha Christie. Pourtant, la popularité de l’autrice britannique, surnommée la Reine du crime, ne faiblit pas au fil du temps et de nombreuses adaptations de ses romans continuent de fleurir sur le grand et le petit écran. Ce jeudi 15 janvier, Netflix lance ainsi « les Sept Cadrans d’Agatha Christie », tiré d’un polar qu’elle a publié en 1929.

Aux manettes de cette mini-série en trois épisodes : Chris Chibnall. Le scénariste et producteur n’en est pas à son coup d’essai puisqu’il a déjà créé la géniale série « Broadchurch », avec David Tennant et Olivia Colman, et œuvré sur « Torchwood » et « Doctor Who ».

Après un prologue où le spectateur assiste à la mort d’un homme, tué par un taureau dans une arène de corrida vide, en 1920 en Espagne, l’intrigue se déroule en 1925, en Angleterre. À l’issue d’une soirée mondaine au domaine de Chimneys, un jeune homme qui faisait partie des invités est retrouvé mort dans son lit.

Des acteurs prestigieux

L’héroïne, Lady Brent, affectueusement appelée Bundle par ses poches, refuse de croire à la thèse officielle du suicide et décide d’enquêter sur le meurtre de celui qui était destiné à être son fiancé. Avec comme seul indice une lettre qui évoque un mystérieux nom : les Sept Cadrans.

La jeune actrice qui prête ses traits au personnage principal est Mia McKenna-Bruce, vue notamment au cinéma dans « Persuasion » en 2022 mais relativement méconnue. À ses côtés en revanche, Helena Bonham Carter (« Sweeney Todd », « Harry Potter », « The Crown ») incarne sa mère et Martin Freeman (« The Hobbit », « Sherlock ») interprète un agent de Scotland Yard. Des noms prestigieux qui mettent l’eau à la bouche.

Rien de subtil

Pourtant, la mini-série tombe à plat. Très bavard, le scénario manque de rythme, les différents événements semblent tomber comme un cheveu sur la soupe. La réalisation est très fade, comme l’image, loin d’être vibrante bien que lumineuse. Les gimmicks visuels qui s’attardent à chaque apparition d’un cadran de réveil ou d’horloge ne font pas dans le subtil, comme s’il fallait ajouter des effets dramatiques à un récit qui manque cruellement de tension.

Même les comédiens semblent un peu perdus dans cet ensemble sans saveur. L’héroïne ne provoque pas d’empathie, Martin Freeman cabotine et Helena Bonham Carter semble livrer le strict minimum. Certes, le dénouement de ces « Sept Cadrans » réserve quelques surprises, mais, avouons-le, nous avons eu beaucoup de mal à arriver jusque-là, submergés par l’ennui. Le générique de fin défile alors, laissant un goût de rendez-vous manqué.

La note de la rédaction :

1.5/5

« Les Sept Cadrans d’Agatha Christie », mini-série britannique de Chris Chibnall (2026) avec Mia McKenna-Bruce, Helena Bonham Carter, Martin Freeman… Trois épisodes de 52 à 56 minutes chacun.

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