Les Parisiens tenteront de valider leur place dans le Top 8 de la C1 lors de leur déplacement sur le terrain du Sporting CP ce mardi. La qualification et si possible avec la manière.
Le grand huit pour le PSG ? Oui, mais pas que. Malgré les blessures, la fatigue et une certaine décompression mentale, les champions d’Europe ont donné le change en Ligue des champions jusqu’à maintenant. À tel point qu’ils seraient quasi assurés de terminer dans le Top 8 en cas de victoire sur le terrain du Sporting CP ce mardi (21h, Canal+), lors de la septième journée. Un PSG aux deux visages, un dans les joutes nationales et un sur la scène européenne. «C’est facile à expliquer : il n’y a pas de meilleure compétition (que la C1) pour montrer le niveau, individuel et collectif. Je peux comprendre que les joueurs aiment jouer ce genre de match. C’est normal», justifie Luis Enrique, qui maîtrise l’art du contrepied comme personne face à la presse.
Si bien que le technicien des Asturies laisse entendre que ce ne serait pas aussi idéal qu’il n’y paraît d’éviter de passer par la case barrages. Le cas échéant, Paris, récemment éliminé en Coupe de France, n’aurait «que» la Ligue 1 en février. Et donc potentiellement trop peu de matchs à jouer pour garder le rythme selon lui. «J’aime la contradiction», précise-t-il aussitôt.
Sans João Neves
On avait deviné. «L’objectif est de l’emporter (ce mardi) afin d’assurer pratiquement la qualification pour les 8es», convient-il finalement, avant un match qui sera évidemment «spécial» aux yeux de Nuno Mendes, formé chez les champions du Portugal. Retour au pays aussi pour l’ancien de Porto Vitinha et l’ex-joueur de Benfica Gonçalo Ramos. Un déplacement que João Neves, ménagé, regardera pour sa part depuis Paris. «Si c’était une finale, il pourrait jouer», rassure Luis Enrique, qui devra se passer des services de Kang-in Lee, Matfey Safonov (blessés), Lucas Hernandez (suspendu) ou encore Achraf Hakimi (CAN). Des pépins, mais pas autant que ceux avec lesquels Rui Borges doit composer du côté du Sporting Portugal…
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Pour ne citer qu’eux, Ousmane Diomande, Eduardo Quaresma (blessés) et le capitaine Morten Hjulmand (suspendu) manqueront à l’appel. Vainqueurs de leurs trois matchs à domicile en C1 depuis le début de saison, dont celui face à l’OM (2-1), les «Leones» tenteront néanmoins de faire honneur à leur public. D’autant qu’en cas de victoire, ils reviendraient à hauteur du PSG, troisième au classement à l’heure actuelle, avec 16 points. Un PSG qui a pris sept points en déplacement en C1 jusqu’ici, avec notamment le succès héroïque à Barcelone (1-2) et le carton face à Leverkusen (2-7). Luis Enrique ne s’y trompe pas. «C’est une équipe compliquée, des joueurs de qualité, ils aiment avoir le ballon et défendent bien. Ce sera serré et compliqué, peut-être autant qu’à Bilbao (0-0, lors de la dernière journée en 2025) », lance-t-il.
Compliqué, mais pas impossible. Le Paris Saint-Germain partira en tout cas avec la faveur des pronostics, comme souvent. «Ce n’est pas important, on peut être favoris et perdre», a souligné Mendes, prudent. Et la flèche portugaise d’ajouter : «On a fait une saison 2024-25 exceptionnelle, on essaie de faire la même chose mais on sait que ce sera compliqué, les autres équipes ont à cœur de nous battre, elles font des choses différentes pour y parvenir».
C’est le meilleur moment de la saison.
Luis EnriqueTout cela, c’est bien beau. Mais il n’y a pas que les chiffres, les statistiques, les points. Il y a le contenu aussi. Au-delà d’une potentielle qualification pour les huitièmes de finale, le PSG visera aussi et surtout à continuer sa montée en puissance à Lisbonne. Comme l’a reconnu Luis Enrique vendredi, ce n’est pas en jouant comme lors de la première période face au Losc (3-0) que les Parisiens auront une chance de bisser en C1. Le PSG de la seconde période était déjà nettement plus conforme à ses standards de la saison écoulée. «On est dans la partie importante de la saison. On est en train de retrouver des joueurs blessés. C’est le meilleur moment de la saison», jure Luis Enrique.
Sauf que Marquinhos et compagnie ne retrouveront pas leur verve de 2024-25 par magie. Ça passera par les retours de blessure et le fait de recharger les batteries, c’est certain. Mais c’est aussi et surtout une question de volonté, d’efforts, de concentration. Les Parisiens devront se faire mal et se rappeler, comme lors du deuxième acte face à Lille, que la récupération du ballon est la base de leur réussite. Aux cadres de montrer la voie, Ousmane Dembélé en tête. «C’est beau quand tu vois un joueur avec cette qualité qui a ce caractère pour montrer à l’équipe qu’il est prêt à mettre la pression sur les centraux et le gardien», salue «Lucho». Le principal enjeu est là ce mardi pour des Parisiens qui voudront repartir de José-Alvalade avec le beurre et l’argent du beurre.

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