RÉCIT – Les Parisiens n’ont jamais été éliminés en cas de victoire lors du match aller sous Luis Enrique. Ça n’a pas forcément été simple pour autant…
Un sans-faute. S’ils ont renversé Barcelone (2-3, 4-1 ap) et Liverpool (0-1, 1-0 ap et 4-1 tab) après un revers à l’aller, les Parisiens n’ont jamais été éliminés après une victoire au premier match en Ligue des champions sous Luis Enrique. Cinq victoires, cinq qualifications. La dernière fois que les Rouge et Bleu ont failli après un succès lors de la première manche en C1, c’était en 2022, au stade des huitièmes de finale, contre le Real de Karim Benzema (1-0, 1-3). Ils évoluaient encore sous les ordres de Mauricio Pochettino.
Ils viseront à prolonger la série face à Chelsea ce mardi (21h, Canal+), après leur succès 5-2 à l’aller mercredi dernier, au Parc des Princes. Le tout afin d’empocher un billet en quarts, où Paris retrouverait Galatasaray ou Liverpool. Retour sur les cinq matchs retour qui ont suivi une victoire à l’aller sous Luis Enrique. 100% de réussite, mais pas toujours simple…
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5 mars 2024 : Mbappé a vite mis la clim’ à Anoeta
Vainqueurs 2-0 au Parc des Princes, les joueurs de Luis Enrique se rendaient à Anoeta, l’antre de la Real Sociedad, avec la faveur des pronostics. Surtout que les Basques croulaient sous les blessés à ce moment-là. Suspense limité. Et ça n’a effectivement pas fait un pli. Déjà buteur lors de la première manche, Kylian Mbappé a vite mis la clim’ à San Sebastián, marquant dès la 15e. Les Basques et leur public ont pris un coup sur la tête d’entrée et n’ont jamais réellement espéré par la suite. D’autant que «KM» doublait la mise peu après le retour des vestiaires (56e). Le futur Gunner Mikel Merino sauvait l’honneur (89e) mais Paris n’a pas tremblé (1-2). Affaire rondement menée.
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19 février 2025 : une balade face à Brest
Équipe surprise de la phase de ligue, le Stade brestois subissait la loi de l’ogre parisien en barrage aller, à Guingamp (0-3). Sans espoir, Eric Roy laissait plusieurs cadres sur le banc pour le retour. Du coup, les futurs champions d’Europe ont régalé le Parc : victoire 7-0, clair, net et sans bavure. Sept buteurs différents et une correction historique. Cap sur les huitièmes.
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15 avril 2025 : au bord du gouffre à Birmingham
Après avoir écarté Liverpool en huitièmes, les Parisiens défiaient Aston Villa en quarts de finale. Pas le même cachet que les Reds, mais tout de même. Et c’est face aux Villans qu’ils ont finalement été le plus près du gouffre dans leur parcours victorieux de la saison écoulée en Ligue des champions. Malgré les prouesses d’Emiliano Martinez, le PSG avait pris les devants lors du match aller (3-1), avec le but de Nuno Mendes à la fin. Un but primordial. Simplement, on ne pouvait pas encore mesurer son importance…
Au retour, à Birmingham, on sentait vite que les Rouge et Bleu n’étaient pas dans un grand soir. Mais alors pas du tout... Suffisance ? Fatigue ? Un jour sans ? En tout cas, ils parvenaient malgré tout à… mener 2-0 à la demi-heure de jeu, grâce à Achraf Hakimi et Nuno Mendes. Les ailes du bonheur pour Paris. Fin de l’histoire ? Pas vraiment… Les joueurs d’Unai Emery réduisaient le score à la 34e par Youri Tielemans avant de prendre les rênes en deux minutes en seconde période, par John McGinn et Ezri Konsa (55e et 57e). Paris perdu, en roue libre. On n’avait plus ressenti cette impression de vide intersidéral en suivant Paris depuis le revers 3-1 à Bernabeu, en 2022. Heureusement, il y avait Gigio Donnarumma, décisif. Si les Parisiens avaient pris quatre ou cinq buts ce jour-là, dans les Midlands, c’était pareil. Frayeur.
7 mai 2025 : Paris trop fort pour Arsenal
Si vous demandez à Mikel Arteta, Arsenal aurait «mérité» de rallier la finale. On n’ira pas jusque-là. Loin s’en faut. Mais on peut dire que Paris n’a pas été malheureux de n’encaisser qu’un but sur les deux matchs… Vainqueurs 1-0 en demi-finale aller, à l’Emirates, les joueurs de Luis Enrique ont été bousculés au retour. Et notamment lors d’un premier quart d’heure.
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Les Gunners ont manqué des occasions, Declan Rice en tête, quand ce n’est pas Gigio Donnarumma qui réalisait des exploits. Mais c’était l’année d’un PSG insubmersible et en pleine réussite, avec un nouveau héros à chaque soirée européenne. Cette fois, Fabián Ruiz, auteur d’une volée restée dans les mémoires pour l’ouverture du score (27e). Achraf Hakimi a doublé la mise (72e), juste après le penalty raté par Vitinha (69e) et juste avant la réduction de l’écart de Bukayo Saka (74e), ce dernier manquant inexplicablement le but du 2-2 (79e). Victoire 2-1 pour le PSG, qualifié pour la finale. La suite, on la connaît, avec cette démonstration de football face à l’Inter Milan (5-0).
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25 février 2026 : tiré par les cheveux face à Monaco
Ça ne s’est joué à rien. Renversants à Louis II (2-3), en barrage aller, les joueurs de Luis Enrique ont proposé un premier acte indigent au retour. Piètre prestation, sanctionnée par le but de Maghnes Akliouche avant la pause. Comme à l’aller, l’ASM était toutefois réduite à 10 après l’expulsion de Mamadou Coulibaly (deux avertissements, 55 et 58e). Punition immédiate avec l’égalisation de Marquinhos (59e) et le but salvateur de Khvicha Kvaratskhelia (66e). La messe était dite, Sébastien Pocognoli sortait ses meilleurs éléments (Balogun, Akliouche, Zakaria)... mais Jordan Teze égalisait dans les arrêts de jeu (90+1), Wout Faes n’étant qu’à un cheveu d’arracher la prolongation. Un nul et des doutes pour les Parisiens.

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