Open d’Australie : neuf victoires consécutives, Nadal, pêche… 5 choses à savoir sur la surprise française Arthur Gea

il y a 1 day 2

Arthur Gea

Arthur Gea Jaimi Joy / REUTERS

Inconnu du grand public, le jeune tricolore de 21 ans réussit un début de saison parfait. 198e et issu des qualifications, il a fait tomber lundi le 19e mondial Jiri Lehecka. Place à Stan Wawrinka.

Passer la publicité Passer la publicité

Face à un Jiri Lehecka, en manque de confiance et contraint à l’abandon dès le deuxième tour à Brisbane, il y a deux semaines, où il défendait son titre, il y avait un bon coup à jouer. Et le jeune français de 21 ans, issu des qualifications, a parfaitement su saisir sa chance.

Un mois de janvier 2026 en boulet de canon

Victorieux du challenger de Nouméa le 11 janvier, son premier titre en deuxième division pro, quelques jours après avoir soufflé sa 21e bougie, le Vauclusien qui est entré pour la première fois de sa carrière dans le top 200, dans la foulée, a survolé les qualifications de l’Open d’Australie, avec trois victoires sans perdre un set (quatorze jeux concédés et un petit break lâché en route). Ce lundi, il a poursuivi sa superbe dynamique à l’occasion de son premier tour sur le circuit principal. Le 198e mondial a dominé 7-5, 7-6 (7/1), 7-5 la tête de série numéro 17, le Tchèque Jiří Lehečka, quart de finaliste à Melbourne en 2023. Une sacrée performance et une neuvième victoire consécutive en 2026. Gea est ainsi invaincu (5 victoires au Challenger de Nouméa, trois en qualifications, avant la victoire qui le fait sortir de l’anonymat ce lundi). Le vétéran Stan Wawrinka (40 ans; 139e mondial), son adversaire au prochain tour est prévenu.

Passer la publicité

En… 3e division pro en 2025

Il y a un an, loin de l’Open d’Australie, Arthur Gea s’imposait à l’ITF de Bressuire dans les Deux-Sèvres. Une épreuve de la troisième division pro. Après plusieurs mois sans résultat probant, il a remporté ensuite deux tournois à Bali en août, avant de récidiver au Maroc à Monastir en octobre, toujours dans cette catégorie de tournois. Un beau tremplin avant de s’envoler sur des épreuves de catégorie supérieure. Le jeune homme n’a pas traîné ensuite en deuxième division. Visiblement pressé de rejoindre sans tarder l’élite mondiale.

Grand fan de Nadal, il préfère la terre battue

Le Provençal, qui aime prendre le jeu à son compte avec un décalage coup droit, ainsi qu’un service en pleine progression, brille particulièrement sur dur depuis le début de saison. Mais la surface préférée de ce fan de Rafael Nadal reste la terre battue. En trois participations, il n’a pourtant jamais réussi à franchir le stade des qualifications à Roland-Garros. S’il poursuit sur sa lancée, il intégrera directement le tableau principal en mai prochain.

Il est entraîné par ancien joueur pro autrichien

Son coach autrichien, s’appelle Gerald Melzer. Pas le plus connu des Melzer. Gerald a été un ancien 68e mondial (en 2016) son frère Jürgen, un ex-numéro 8. Gerald accompagne le jeune tricolore depuis la fin de la saison dernière. Formé par la Fédération et protégé de Tarik Benhabiles, Gea a pris son indépendance et a grandi très vite aux côtés de l’Autrichien.

Un passionné de pêche

Arthur Gea partage avec son coach la passion de la pêche. « Depuis que je suis jeune, je vais pêcher et chasser avec mon père, et lui, c’est un très gros amateur de pêche, confiait début janvier le Français à L’Équipe. À chaque fois qu’on en a l’occasion, on y va. À Bali on y est allé, en Chine aussi, on y est allé en Autriche, chez lui, dans des lacs magnifiques. Là, on a pris aussi des cannes pour après le tournoi. » Et ça mord !

Lire l’article en entier