Oscars 2026 : Chalamet, « Sinners », les chances françaises… Tous les enjeux de la cérémonie

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Présentée comme l’an passé par l’humoriste Conan O’Brien, la cérémonie des Oscars 2026 se tient dans la nuit de dimanche à lundi à Los Angeles. Elle sera retransmise sur Disney + qui met en place un dispositif inédit avec « En attendant la cérémonie », une émission présentée par Kyan Khojandi, à partir de 22h30. Elle sera suivie du tapis rouge, coanimé par Léna Situations et Augustin Trapenard, avant le début de la soirée de gala, à partir de minuit. Les premiers trophées seront remis à compter de 1 heure du matin. En voici les enjeux.

Qui pour succéder à « Anora » ?

Contrairement à l’an passé, la Palme d’or ne concourt pas dans l’épreuve reine remportée en 2025 par « Anora » de Sean Baker. Le favori de la soirée ? « Sinners », film de vampires dans l’Amérique ségrégationniste des années 1930. Cité 16 fois, le film de Ryan Coogler (« Black Panther », « Creed ») a battu le record de « Titanic » ou de « La La Land ».

Son principal concurrent vient de gagner le César du meilleur film étranger : « Une bataille après l’autre », nouveau chef-d’œuvre de Paul Thomas Anderson, est l’autre fiction bien placée pour remporter la récompense suprême. Les huit autres longs-métrages nommés pour le meilleur film sont : « Bugonia », « F 1 », « Frankenstein », « Hamnet », Marty Supreme », « L’Agent secret », « Valeur sentimentale » et « Train Dreams ».

Un premier sacre pour Timothée Chalamet ?

Une chose est sûre : il aura mouillé le maillot pour tenter de mettre la main sur son premier Oscar du meilleur acteur. Nommé deux fois par le passé mais reparti à chaque fois bredouille (pour « Call me by your name » et « Un parfait inconnu »), le Franco-Américain de 30 ans Timothée Chalamet est l’un des favoris cette année pour sa prestation, intense, de pongiste arriviste dans « Marty Supreme ».

Il aura face à lui de sacrés clients, de Leonardo DiCaprio (« Une bataille après l’autre ») à Wagner Moura (« L’Agent secret ») en passant par Ethan Hawke (« Blue Moon »). Mais c’est Michael B. Jordan (« Sinners »), récemment primé aux Actors Awards, qui devrait être son plus sérieux challenger.

Moins de suspense chez les femmes : incarnant la femme de William Shakespeare dans « Hamnet », film de Chloé Zhao sur le deuil, le trophée ne devrait pas échapper à Jessie Buckley. Les autres nommées ? Rose Byrne, Kate Hudson, Renate Reinsve et Emma Stone.

Enfin un trophée du film étranger pour la France ?

La France n’a pas gagné d’Oscar du meilleur film étranger depuis… 1993. C’était pour « Indochine » de Régis Wargnier. Trente-trois ans plus tard, elle peut inscrire à nouveau son nom au palmarès pour un long-métrage tourné par un réalisateur… Iranien. C’est le lauréat de la Palme d’or, Jafar Panahi, qui représente nos couleurs pour son film « Un simple accident », financé en grande partie par des capitaux tricolores.

En cas de défaite, la France se consolera en se disant qu’elle a coproduit tous les autres films nommés cette année dans cette catégorie : « L’Agent Secret » (Brésil), « Valeur Sentimentale » (Norvège), « Sirat » (Espagne) et « La Voix de Hind Rajab » (Tunisie).

Quelles sont les autres chances tricolores ?

Fait rarissime, deux Français sont nommés dans la catégorie « meilleur film d’animation ». Aux côtés des mastodontes « Zootopie 2 », « Elio » et le phénomène Netflix « K-pop Demon Hunters », on retrouve deux longs-métrages tricolores ayant tapé dans le mille en 2025 : le magnifique « Arco » d’Ugo Bienvenu, qui vient de remporter le César, et « Amélie et la métaphysique des tubes », adaptation des récits d’enfance d’Amélie Nothomb.

Réalisé par Florence Miailhe, « Papillon » tentera, lui, de glaner le trophée du meilleur court-métrage animé. Et « Deux personnes échangeant de la salive », signé Natalie Musteata et Alexandre Singh, celui du meilleur court-métrage de fiction.

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