Le cinéaste de 55 ans a marqué les esprits avec Une bataille après l’autre, l’un des grands gagnants de cette 98e cérémonie. Ce prix récompense une riche filmographie, de Magnolia à There Will Be Blood.
Passer la publicité Passer la publicitéDans Phantom Thread (2018), il glissait Ralph Fiennes un costume d’une rare élégance. Dans Une bataille après l’autre, nommé à treize reprises aux Oscars, Leonardo DiCaprio n’a droit qu’à des guenilles. Mais dans les deux cas, Paul Thomas Anderson prouvait sa virtuosité. Boogie Nights, qui l’a fait connaître en 1997, Magnolia, There Will Be Blood, Licorice Pizza … Sa riche carrière vient d’être célébrée par l’Académie après bien des nominations.
Une bataille après l’autre offre à Paul Thomas Anderson la statuette de meilleur réalisateur. Dans un décor digne des grands westerns, il y offrait un spectacle époustouflant avec un DiCaprio intrépide, qui incarne un ancien terroriste de gauche sur le retour. Dépassé par son époque, sa fille et ses trous de mémoire.
S’il change de registre d’un film à l’autre, Paul Thomas Anderson a des constantes. Les années 1970, la satire, l’exploration de l’âme américaine ou encore... Sean Penn. À l’heure où David Fincher pactise avec les plateformes et Tarantino coule des jours heureux loin des plateaux, Anderson tient le cap du grand cinéma américain indépendant. Un rôle qui ne devrait pas lui déplaire, tant il vante d’une interview à l’autre les vertus du grand écran.

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