Matias Fernandez-Pardo a montré la voie, Nathan Ngoy a solidement gardé la surface lilloise quand Ludovic Blas a été très discret pour son retour en tant que titulaire. Découvrez ce qui a plus, et déplu, à la rédaction du Figaro.
TOPS
La lumière Fernandez-Pardo
Lille a marqué à deux reprises ce dimanche soir lors de sa victoire contre le Stade Rennais au Roazhon Park pour le compte de la 26e journée de Ligue 1 (1-2). Matias Fernandez-Pardo a été décisif sur les deux buts de son équipe. D’abord en partant au bon moment dans le dos de la défense bretonne dès la deuxième minute de jeu. À la limite du hors-jeu, le Belge de 21 ans s’est retrouvé en face-à-face avec Brice Samba. Pas de quoi l’impressionner puisqu’il a facilement ouvert le score pour mettre Lille sur de très bons rails.
Ses accélérations dévastatrices ont fait mal à la défense rennaise, qui a eu beaucoup de difficulté à le rattraper et à le marquer. Exemple sur le deuxième but (47e), lorsqu’il traverse presque tout le terrain et dépose Quentin Merlin au passage, avant de parfaitement servir Hakon Haraldsson au deuxième poteau. Personne n’a su l’arrêter pendant sa course effrénée, Lille peut le remercier !
Ngoy le taulier
Après avoir inscrit deux buts d’une importance capitale en février, Nathan Ngoy fait cette fois parler de lui pour ses qualités premières. Le défenseur central lillois a été intraitable avec les ailiers bretons, notamment Musa Al-Taamari et Arnaud Nordin, qui n’ont pourtant pas arrêté de tenter de passer. À 22 ans, sa belle pointe de vitesse est très utile pour défendre sur les contre-attaques adverses.
Son sens de la passe est aussi à saluer. C’est lui qui envoie la transversale magnifique dans les pieds de Fernandez-Pardo sur le premier but de son équipe, et ce depuis sa moitié de terrain. Les qualités de Nathan Ngoy sautent aux yeux et sont nombreuses. Arrivé cet été du Standard de Liège, le Belge devrait vite attirer les convoitises des grands cadors européens, à la manière de Jérémy Jacquet à Rennes, absent ce soir pour blessure.
Lepaul encore buteur
Ce n’était pas son meilleur match, certes. Mais Esteban Lepaul a encore marqué ! Le désormais deuxième meilleur buteur de Ligue 1 (à égalité avec Panichelli et à une unité de Greenwood) a d’abord été assez discret pendant trente minutes. Les milieux rennais n’arrivaient pas à le trouver. Il a donc décidé de redescendre pour prendre le jeu à son compte. Dès lors, l’ancien angevin a été plus en vue.
C’est lui qui a redonné de l’espoir au Stade Rennais à la 59e minute. Opportuniste après un festival d’Arnaud Nordin dans la surface lilloise, Esteban Lepaul a repris le ballon de volée pour tromper Berke Ozer, jusqu’ici assez tranquille. La suite du match a été à l’avantage des hommes de Franck Haise, sans qu’ils ne parviennent à égaliser. Le Français de 25 ans a plusieurs fois tenté, sans réussite. Les Bretons y ont cru jusqu’au bout et c’est grâce à Esteban Lepaul, qui n’a pas été remplacé contrairement à ses deux compères d’attaque.
FLOPS
Blas pas en forme
Pour sa première titularisation depuis 5 mois, Ludovic Blas n’a pas été à son avantage. L’ancien nantais a peiné à se faire une place dans le milieu de terrain rennais, tout autant qu’en attaque. Son manque d’impact est regrettable face à des Lillois précis. Très discret, le joueur de 28 ans n’a presque rien montré jusqu’à son remplacement par Yassir Zabiri à la 81e minute.
Il faut que le Français reprenne confiance après avoir été mis au ban par Habib Beye pendant des mois. Cela prendra sans doute du temps, mais Franck Haise a raison de tenter de relancer un joueur aussi bon que lui. Le retour du grand Ludovic Blas attendra mais ce sont peut-être les prémices.
Rennes dominé pendant 60 minutes
Le Stade Rennais a longtemps souffert au Roazhon Park ce dimanche soir. Lille était très bien en place et a considérablement perturbé les hommes de Franck Haise, déboussolés par la maîtrise technique adverse. Les attaques bretonnes étaient la plupart du temps brouillonnes quand les tentatives des Dogues étaient tranchantes.
Le duo du milieu Valentin Rongier-Mahdi Camara n’a pas été mauvais mais a manqué de créativité face à l’aisance d’un Ayyoub Bouaddi en grande forme, qui aurait aussi mérité d’être mentionné dans la catégorie «Tops». Quentin Merlin a subi les assauts répétés de Matias Fernandez-Pardo et Hakon Haraldsson tout le match. La tactique de Franck Haise n’a pas fonctionné après une belle série de trois victoires consécutives (sans compter celle contre le PSG le 13 février). Le réveil a été trop tardif, même si l’égalisation n’est pas passée loin à plusieurs reprises.
La déconcentration des Bretons
Rennes a donc concédé deux buts. À chaque fois à peine les vestiaires quittés. Le manque de concentration de la défense bretonne a coûté très cher. Le défenseur central Anthony Rouault l’a dit lui-même à la mi-temps : le premier but est dû à une erreur bête d’alignement. Le fait d’en concéder un second juste après la pause a davantage mis un coup au moral des joueurs du SRFC, qui fêtait ses 125 ans ce dimanche. En guise de cadeau ? Les deux premiers buts concédés de l’ère Franck Haise !

il y a 11 hour
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