Saisine du pôle des «cold cases», appel à Emmanuel Macron... 47 ans après la mort de l’ex-ministre Robert Boulin, l’énigme bientôt résolue ?

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Zones d’ombre, pièces disparues, soupçons d’assassinat politique : la mort de Robert Boulin demeure l’un des plus grands mystères de la Ve République. La saisine prochaine du pôle des «cold cases» de Nanterre laisse entrevoir un ultime espoir de connaître un jour la vérité.

La légalisation de l’IVG, l’abaissement de la majorité à dix-huit ans, le choc pétrolier de 1973... C’étaient les années Giscard. Mais cette période fut aussi marquée par la mort violente de trois ministres et anciens ministres de la Ve République. Jean de Broglie, ancien secrétaire d’État et diplomate, assassiné le 24 décembre 1976 devant chez lui, à Paris ; Joseph Fontanet plusieurs fois ministre sous Georges Pompidou, tué d’une balle de 11,43 mm le 1er février 1980 sur le pas de sa porte, à Lyon ; et Robert Boulin, ministre du Travail et de la Participation en exercice, qui, selon le récit officiel, aurait mis fin à ses jours en forêt de Rambouillet, le 30 octobre 1979.

Un fait divers cerné d’incohérences qui ont, très tôt, façonné son statut d’affaire d’État et accrédité la piste d’un assassinat politique maquillé en suicide. Traces de coups sur le visage, entaille au poignet, lividités cadavériques dans le dos alors que le corps a été retrouvé sur le ventre... Au fil du temps, une quarantaine…

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Le Figaro

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