
Le premier ministre impose finalement un budget assorti de nombreuses concessions au PS, sans passer par un vote, malgré sa promesse initiale. LFI et le RN veulent sa censure.
C’est le retour de l’article 49.3. Décriée, cette méthode forte prévue par la Constitution revient en majesté pour permettre à la France de se doter d’un budget en 2026 sans vote. Comme ses prédécesseurs Élisabeth Borne et François Bayrou, le premier ministre s’est résolu à l’utiliser ce mardi avec l’assentiment du Parti socialiste (PS), afin de couper court aux débats à l’Assemblée nationale, malgré sa promesse initiale de « ne pas gouverner contre le Parlement ».
En exprimant son « regret » doublé d’« amertume », le chef du gouvernement a justifié sa volte-face, en pointant les « tentatives très claires de sabotage » menées à ses yeux par les Insoumis et les lepénistes, qu’il a cités explicitement. À l’Assemblée, les « choses » se sont « largement gâtées depuis Noël », a-t-il affirmé lundi, à l’issue d’un Conseil des ministres qui l’a autorisé à engager la responsabilité de son gouvernement. « Il faut être humble. C’est un semi-succès, semi-échec », selon…

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