Sporting-PSG : la Ligue des champions, le meilleur théâtre pour faire briller l’étoile de Paris

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Tout se remet en place et on dirait que le moment est bien choisi. Puisque Ousmane Dembélé se remet à marquer des buts issus de la fabrique Ballon d’or et que le PSG sait retrouver ses airs étouffants même si c’est parfois un peu tardif, la qualification pour les 8e de finale de la Ligue des champions ressemble à un horizon visible depuis Lisbonne.

Il faudra l’atteindre sans João Neves, toujours blessé, les rescapés de la CAN dont au moins un est heureux et quelques doublures endolories et laissées à Paris. Avec 18 joueurs dont trois gardiens, le champion d’Europe voyage léger, sans excédent de bagage ni de solutions : il faudra d’abord faire avec les titulaires même si un Bradley Barcola ou un Gonçalo Ramos sortis du banc peuvent changer une partie.

Avec une victoire face au 14e de la phase de Ligue, le PSG règlerait quasiment l’affaire, sauf improbable concours de circonstances. « Pour être honnête, c’est important pour la confiance de l’équipe de gagner ce mardi, note Luis Enrique. Mais ce n’est pas forcément ce qu’il y a de mieux parce qu’on ne jouerait pas, alors, les barrages. Et comme on n’a plus la Coupe de France alors que l’on pensait la jouer… C’est contradictoire mais j’aime la contradiction. »

« Il n’y a pas meilleure compétition pour montrer le niveau de l’équipe »

Même facétieux, l’entraîneur le sait : un champion d’Europe en titre ne s’embarrasse pas de politesse et si rien n’est encore décisif, la période rappelle quelque chose. Il y a un an, pas dans une Lisbonne ensoleillée mais sous la pluie et au Parc face à Manchester City, Paris avait rassemblé toutes les planètes de sa galaxie pour les aligner jusqu’au chef-d’œuvre contre l’Inter Milan.

La rencontre peut servir de nouveau tremplin ou juste suivre les traces. Ce PSG 2025-2026 enfile surtout la tunique du combattant retrouvé quand sonne la Ligue des champions, avec quatre victoires sur six sorties et la meilleure attaque des engagés.

Si des débats ont pu agiter le microcosme sur son envie en championnat - lesquels n’existent plus d’ailleurs -, son pouls bat plus fort et plus vite pour la Coupe d’Europe. « Il n’y a pas meilleure compétition pour montrer le niveau de l’équipe. Je peux comprendre que mes joueurs aiment disputer ce genre de match. Pour autant, je trouve que la trajectoire de l’équipe est la même, qu’importe la compétition. C’est comme la saison dernière, selon moi », note Luis Enrique, mieux placé que personne pour en juger.

Paris a abandonné la Coupe de France et ne sera peut-être pas champion de France avec cet incroyable Lens mais demeure traversé par deux forces et un cap : la Ligue des champions et n’offrir aucun titre à l’OM, un trophée en soi. Si la seconde partie de ses obsessions s’est achevée au Koweït, la première, la plus prégnante, la plus folle, la plus essentielle, celle qui fournit et éveille le plus d’émotions, reste active.

Une motivation de plus enveloppe ce déplacement, où la famille portugaise va pouvoir s’expliquer sans bruit de vaisselle mais en se disputant chaque assiette. Sans João Neves mais avec Nuno Mendes, Vitinha et Gonçalo Ramos, sans oublier le rival estampillé Porto où il retrouve ses proches, Luis Campos, le directeur sportif, Paris présente la meilleure diaspora portugaise d’Europe. Qui cherchera à prouver que dans ce petit pays de l’Ouest, il était une foi, dans la formation comme dans l’éclosion des talents. À Lisbonne, Paris prévoit une nouvelle fois de montrer ses joyaux.

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