Un problème de santé affectant un membre de l’équipage de l’ISS a obligé, pour la première fois, au retour anticipé sur Terre de quatre astronautes ce mercredi.
La Nasa a annoncé leur retour sur Terre vers 9h45 ce jeudi matin, avec plusieurs semaines d’avance. Les quatre astronautes de la Station spatiale internationale (ISS) avaient quitté l’ISS mercredi soir de manière anticipée en raison d’un problème de santé affectant l’un d’entre eux, une situation inédite dans l’histoire du laboratoire orbital.
Les Américains Mike Fincke et Zena Cardman, le Russe Oleg Platonov et le Japonais Kimiya Yui, à bord d’une capsule Dragon de l’entreprise SpaceX d’Elon Musk, ont amerri de nuit dans l’océan Pacifique, au large de la Californie, à 8h41 GMT, selon les images en direct de la Nasa.
Un « risque persistant » et « l’incertitude quant au diagnostic » ont motivé la décision de ramener l’équipage plus tôt, a expliqué le médecin-chef de la Nasa, James Polk, tout en soulignant qu’il ne s’agissait pas d’une évacuation d’urgence.
Les responsables de l’agence n’ont pas communiqué sur la nature de ce problème ni sur l’identité de l’astronaute concerné.
« Le membre de l’équipage était et reste dans un état stable », a ainsi assuré Rob Navias, un responsable de l’agence spatiale américaine peu avant leur départ de l’ISS.
Les astronautes américains Mike Fincke et Zena Cardman et leurs homologues russe Oleg Platonov et japonais Kimiya Yui ont voyagé à bord d’une capsule Dragon de l’entreprise SpaceX du multimilliardaire Elon Musk.
« Nous allons tous bien »
« Nous allons tous bien », a tenu à rassurer le pilote de la mission, Mike Fincke, cette semaine dans un message sur le réseau social LinkedIn, sans qu’on sache s’il est le malade à rapatrier. « Il s’agit d’une décision mûrement réfléchie et qui vise à permettre la réalisation d’examens médicaux appropriés au sol, où toutes les capacités diagnostiques sont disponibles. C’est la bonne décision, même si elle est douce-amère », a-t-il poursuivi.
Les quatre membres de l’équipage sont également apparus souriants lundi lors de la retransmission en direct d’une passation de commandement. Leur évacuation a été motivée par l’existence d’un « risque persistant » et « l’incertitude quant au diagnostic », avait expliqué la semaine passée le médecin-chef de la Nasa, James Polk.
Vidéo« Je n’ai pas peur» : Sophie Adenot se confie sur son envie d'aller dans l'espace
Elle avait suivi le report d’une sortie extravéhiculaire prévue le jeudi 8 janvier et lié à ce problème médical. Les quatre membres de la mission Crew-11 avaient rejoint l’ISS en août et devaient y rester jusqu’à une prochaine rotation d’équipage, prévue pour mi-février.
Cette mission, nommée Crew-12, à laquelle doit prendre part l’astronaute française Sophie Adenot, pourrait donc partir plus tôt que prévu, a fait savoir la Nasa. Entre-temps, la Station spatiale internationale restera occupée par un astronaute américain et deux cosmonautes russes arrivés en novembre, acheminés par un vaisseau russe Soyouz.
Missions scientifiques et situations imprévues
L’agence spatiale russe Roscosmos opère avec la Nasa au sein de l’ISS et les deux agences transportent à tour de rôle un ressortissant de l’autre pays, l’un des rares domaines de collaboration perdurant entre les États-Unis et la Russie. Habitée en permanence depuis 2000, la Station spatiale internationale est un modèle de coopération internationale réunissant notamment l’Europe, le Japon, les États-Unis et la Russie.
Les astronautes, spationautes ou cosmonautes qui y séjournent sont formés pour réaliser des missions scientifiques variées, mais aussi pour faire face aux possibles complications liées à la vie dans l’espace. L’équipage évacué avait été préparé à « gérer des situations médicales imprévues », avait rappelé un haut responsable de la Nasa, Amit Kshatriya.
Durant son séjour de plusieurs mois dans ce laboratoire situé à 400 km au-dessus de la Terre, l’équipage devait mener diverses missions scientifiques allant de l’étude de la division cellulaire des plantes aux cellules souches humaines et même à la simulation de scénarios d’alunissage, dans le cadre du programme Artemis de la Nasa, qui prévoit le retour des Américains sur la Lune.












English (US) ·