« Trahison », « geste égoïste » ou pénalty manqué exprès : au Maroc, la panenka de Brahim Diaz en finale de la CAN ne passe pas du tout

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La question a traversé la tête de nombreux suiveurs. Auteur d’une panenka totalement manquée au bout du temps additionnel ce dimanche lors de la finale perdue par le Maroc face au Sénégal, Brahim Diaz a raté l’opportunité d’offrir aux Lions de l’Atlas leur première CAN depuis 50 ans.

Après une quinzaine de minutes d’interruption, le milieu offensif du Real Madrid a tenté un geste technique particulièrement difficile dans un moment de tension extrême et n’a pas surpris Édouard Mendy, resté au centre de la cage pour capter tranquillement ce pénalty mal exécuté.

De quoi provoquer la stupeur du Stade Prince Moulay Abdellah de Rabat mais également des téléspectateurs du monde entier. Sur les réseaux sociaux, certains se sont même posé la question de savoir si Brahim Diaz avait volontairement manqué son pénalty pour compenser l’injustice dénoncée par les Sénégalais, prêts à arrêter de jouer avant d’être rappelés sur le terrain par Sadio Mané.

« Il faut être sérieux »

Une thèse renforcée, pour certains suiveurs, par la brève discussion entre Diaz et Mendy avant le pénalty et par l’absence de célébration des Lions de la Teranga après l’arrêt de leur gardien. Ce dernier, lui, n’y a pas du tout souscrit au terme de la partie. « Il faut être sérieux… Il reste une minute, ça fait 50 ans qu’ils attendent de la gagner… Vous croyez qu’on va s’entendre ? Il voulait marquer, j’ai eu le crédit de l’arrêter », a lancé le dernier rempart d’Al-Ahli au micro de BeIN Sports, balayant d’un revers de main toute possibilité d’arrangement avec le tireur marocain.

Au cours de sa conférence de presse d’après match, Walid Regragui, le sélectionneur des Lions de l’Atlas, n’a clairement pas accrédité la théorie d’un pénalty loupé par fair-play. « Il a eu beaucoup de temps avant de le titrer, ça a dû le perturber », a lancé le technicien de 50 ans, qui avait passé un énorme savon au meilleur buteur de la compétition à l’entame de la prolongation.

« On a arrêté le match aux yeux du monde pendant 10 minutes. Ce n’est pas une excuse sur la façon de le tirer mais on ne va pas revenir en arrière. Brahim a frappé un tir au but contre le Mali et l’a marqué. Aujourd’hui (dimanche), il l’a loupé. Ça fait partie du football », a-t-il commenté sans s’étaler.

« Manque de respect envers tout un peuple »

Une chose est sûre : au Maroc, le geste fou de Brahim Diaz ne passe toujours pas ce lundi. Si Le Matin se contente d’évoquer « un échec » du milieu offensif « dans sa tentative de panenka », Telquel parle d’une « panenka ratée d’une manière atroce », titrant sur un « cataclysme à Rabat ».

Sur le réseau social X, la tonalité est logiquement plus extrême, un supporter des Lions de l’Atlas parlant par exemple « d’une trahison » et d’un « manque de respect total envers son équipe et tout un peuple qui lui faisait confiance ». « Il faut être prêt à en assumer les conséquences », écrit-il. Un autre considère la panenka comme « un geste égoïste ». « C’est vouloir que l’histoire te retienne toi au-delà de la victoire. C’est vouloir dépasser l’anonymat du plat du pied. Tu n’as pas le droit de tenter ça hier (dimanche) », conclut l’internaute.

Brahim Diaz, inconsolable sur le banc marocain une fois la victoire du Sénégal entérinée, n’a pas encore pris la parole pour revenir sur son pénalty raté. La dernière image publique du Madrilène reste pour l’instant la remise de son titre de meilleur buteur de la CAN 2025, les larmes aux yeux, sous les sifflets des spectateurs marocains.

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