Un sourire timide et des premiers mots en France en anglais. « C’est comme un rêve », glisse Luca Koleosho en rejoignant le parking du stade de la Beaujoire, un carton de pâtes dans les mains. Après une bonne entrée lundi contre le PSG, l’ailier de 21 ans, première recrue du mercato parisien, prêté le 8 janvier par Burnley (Premier League) a inscrit son 1er but pour son 1er match en Ligue 1 en reprenant un centre d’Hamari Traoré (78e).
« Je suis très heureux d’avoir pu contribuer à la victoire de l’équipe, poursuit-il. J’avais un peu de pression. J’espère que ce but, c’est le début d’une longue série. C’est une bonne sensation de me retrouver dans cette position et de marquer. J’ai pensé à mes coéquipiers car nous travaillons dur. Après avoir marqué ce 2e but, on a très bien défendu. J’espère qu’on continuera sur cette lancée et même faire encore mieux. »
S’il a préféré s’exprimer en anglais, il aurait pu utiliser une autre langue puisqu’il maîtrise également l’espagnol, l’italien et un peu le français. Il est né dans le Connecticut, son père est américain et sa mère québécoise. Il a effectué sa formation en Espagne où il est arrivé à l’âge de 12 ans.
Il a été sélectionné avec les États-Unis chez les U15, puis le Canada en seniors à 17 ans (sans jouer), mais il a choisi de porter les couleurs de l’Italie dont il était éligible par ses grands-parents. Avec l’Italie, Koleosho a été sacré champion d’Europe U19 en 2023 et évolue désormais avec les espoirs (12 sélections, 2 buts).
« Il parle français, bien sûr, il ne fait pas des grandes envolées lyriques, mais il comprend déjà, sourit Stéphane Gilli. Après, il n’ose pas trop parler parce qu’il n’a pas encore les mots mais il s’exprime en anglais, en italien. Il a été très bien intégré. Visiblement, il a compris mon coaching et ce que je lui demandais, donc ça me va très bien (sourire). »
L’annonce de sa signature au Paris FC avait pourtant laissé certains observateurs dubitatifs, surtout qu’il n’avait presque pas joué à l’Espanyol de Barcelone où il était prêté depuis cet été par Burnley. Mais il était dans les radars de Red Bull depuis longtemps. À défaut de clinquant, le club parisien a donc misé sur un des plus prometteurs « prospects » en Europe même s’il est encore brut.
« Il est excitant à voir jouer »
L’international tunisien Hannibal Mejbri a évolué avec lui la saison dernière à Burnley avec une montée en Premier League. Il apprécie le joueur et la personne. « Luca, il est excitant à voir jouer, considère Hannibal Mejbri. Il a de l’énergie, physiquement il est incroyable, il va vite. C’est le genre de joueur pour lequel un stade va se lever. À chaque fois qu’il touche le ballon, les gens vont attendre un geste de sa part, un coup de reins, de la percussion… »
« Humainement, c’est une super personne. Dès qu’il rentre dans une salle, on sait qu’il est présent, il est toujours souriant, il va amener de l’énergie positive. C’est top d’être autour de lui. Il ramène toujours de bonnes ondes. Je suis très hypé par sa venue au Paris FC (c’est le club formateur d’Hannibal Mejbri). Je ne lui souhaite que du bonheur. »
Au-delà de son but, l’international espoir italien a montré une bonne qualité de centres et beaucoup d’activité. Bien sûr, il doit encore confirmer ses bons débuts mais il s’affirme déjà comme une bonne alternative dans le secteur offensif du promu où certains n’ont pas encore répondu aux attentes.
« C’est un jeune joueur avec énormément de talent qui avait déjà effectué une bonne entrée contre le PSG (lors de la victoire en 16e de finale de Coupe de France), estime Stéphane Gilli. Il a montré beaucoup de dynamisme, l’agressivité et un bon état d’esprit même sur l’aspect défensif. Il a été récompensé par un but. Quand on arrive dans un club, marquer le but de la victoire pour son 2e match, ça ne peut être que positif. Je suis très content pour lui. »












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