XV de France : «Plus ça va, plus c’est dur de remporter ce Tournoi des six nations», souligne Charles Ollivon

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Charles Ollivon savoure son premier titre décroché en équipe de France, samedi soir après le Crunch.

Charles Ollivon savoure son premier titre décroché en équipe de France, samedi soir après le Crunch. Sandra Ruhaut / Icon Sport

Douze ans après sa première sélection, «le Grand Charles» a enfin remporté un premier titre avec les Bleus. Qu’il savoure évidemment sans retenue.

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Enfin. À bientôt 33 ans (en mai prochain), celui qui est surnommé «le Grand Charles» a enfin ouvert son palmarès en bleu. Blessé en 2022 et l’année dernière, le Toulonnais avait raté le Tournoi. Pas cette fois. Où il a disputé les cinq rencontres, trimballé de la deuxième ligne à la troisième ligne, flanker ou numéro 8. Une polyvalence précieuse. Et une immense joie de soulever son premier trophée avec le XV de France, lui qui compte 53 sélections et présente la particularité d’être l’avant le plus prolifique de l’histoire des Bleus, avec 19 essais inscrits.

La fin du match sur le banc

«Je ne l’ai pas bien vécu, ce n’était pas très rigolo. Je venais de sortir une minute avant. On venait de prendre le dernier essai anglais et je me disais que c’était mal embarqué. Forcément, il y a plein de choses qui se passent dans la tête, ça vient, ça part, ça revient, ça repart. C’était un moment particulier, très dur à vivre jusqu’à cette dernière pénalité. Le destin a fait que c’était pour nous. Mais, au final, on oubliera tout. On se rappellera simplement qu’on a gagné ce titre. Ce doublé, ce n’est que du bonheur.»

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La valeur de ce Tournoi

«Il n’y a plus un match qui est facile. Vous avez vu l’Italie cette année ? C’est épais. J’ai l’impression que, plus ça va, plus c’est dur de remporter ce Tournoi des six nations. Il y a donc de la fierté. On est des compétiteurs. On est français. On s’entraîne tous les jours pour cela, et c’est dur. Les semaines, le rythme, le calendrier…»

Son bilan personnel du Tournoi

«Il va être très rapide. C’est qu’on a gagné le Six Nations, je ne retiendrai que ça. Ça m’est arrivé si souvent de me demander pourquoi ci, pourquoi ça, pourquoi je me suis blessé, pourquoi je n’ai pas pu participer, pourquoi ça m’arrive à moi, qu’est-ce que j’avais fait pour mériter ça… Là, je n’avais qu’une envie, c’était de profiter avec mon fils sur le terrain. Ce sont des moments rares et je me dis qu’au final, c’est mon parcours, et que je n’y changerais rien, pour rien au monde. On n’est que de passage, il faut savoir savourer les bons moments quand ils se présentent.»

Propos recueillis en zone mixte

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