Actualité : “Incroyable ce qu’il se passe” : la France sous les aurores boréales, les images de cette nuit historique

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Publié le 20/01/26 à 09h57

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Des lueurs vertes, roses et violacées ont traversé l'Hexagone dans la nuit du 19 au 20 janvier. Un spectacle rarissime, fruit de la tempête solaire la plus violente depuis 2003, qui a transformé nos latitudes en théâtre céleste digne de la Laponie.

Aurores boréales dans le ciel de Grésivaudan (région grenobloise), dans la nuit du 19 au 20 janvier 2026.

Aurores boréales dans le ciel de Grésivaudan (région grenobloise), dans la nuit du 19 au 20 janvier 2026.

© Damien Guillard (@DGuillard)

Les Bretons, les Bourguignons, les Francs-Comtois : tous ont levé les yeux au même moment. Aux alentours de 23 heures, le firmament s'est paré de teintes éclatantes, visibles à l'œil nu malgré la pollution lumineuse urbaine. Une déflagration cosmique que personne n'attendait avec une telle intensité.

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L'origine du phénomène réside dans une éruption solaire classée X1.9, survenue le 18 janvier. Cette éjection de masse coronale a projeté un nuage de plasma magnétisé vers la Terre à une vélocité prodigieuse. Lorsque ce déluge de particules chargées a percuté notre magnétosphère lundi en fin d'après-midi, l'impact s'est traduit par une tempête géomagnétique de niveau G4, l'avant-dernier échelon sur l'échelle de sévérité établie par la NOAA.

Une tempête sans équivalent depuis vingt-trois ans

Le Space Weather Prediction Center, organisme de référence en météorologie spatiale, a confirmé qu'il s'agissait également d'une tempête de rayonnement solaire S4, la plus redoutable observée depuis octobre 2003. L'indice Kp, qui quantifie l'agitation géomagnétique terrestre, a dépassé la barre de 8 - un seuil exceptionnel sous nos latitudes.

Les photographes amateurs qui ont bravé le froid ont saisi des clichés stupéfiants : des voiles lumineux ondulant au-dessus des étangs de Frasne, des halos verdoyants couronnant le Säntis suisse, des teintes cramoisies embrasant les hauteurs de Jalhay en Belgique. Même les Deux-Sèvres et la Charente-Maritime, habituellement épargnées, ont eu droit à leur part de féerie nocturne.

Ce déchaînement cosmique n'était pas qu'esthétique. Les réseaux électriques, les systèmes GPS et les communications satellitaires ont subi des perturbations mineures mais perceptibles. Les astronautes en orbite et les équipages aériens traversant les corridors polaires ont dû composer avec une exposition accrue aux radiations.

Selon les spécialistes, cette recrudescence d'activité s'inscrit dans le cycle solaire 25, dont le paroxysme devait survenir en 2025 mais s'est avéré plus précoce et vigoureux qu'anticipé. D'autres épisodes pourraient ponctuer l'année 2026, même si la probabilité d'assister à un spectacle d'une telle ampleur demeure faible. Pour l'heure, la tempête décline graduellement, laissant derrière elle des milliers de témoins médusés et des cartes mémoire saturées d'images sidérantes.

Un grand merci à @Adilemoigne, @Dolceitalianne, @Dr_MLz, @svenphotography, @Lucius_Gellius, @MarcoUrrutia_PB, @infoccitanie, et @DGuillard.

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