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Publié le 19/01/26 à 20h00
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Meta AI a plongé un Américain de 52 ans dans une spirale psychotique. Deux ans après, il a tout perdu et lutte pour s’en sortir, tandis que Meta défend ses mesures de sécurité.
Avec ses Ray-Ban Meta, Daniel parlait tout le temps à Meta AI, qui a fini par nourrir ses délires. © Shutterstock
Aujourd’hui l’IA est partout, même dans nos cercles sociaux. Simple outil pour certains, amis, voire amants pour d’autres… l’intelligence artificielle est multicasquette pour le meilleur et parfois pour le pire.
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Cet Américain de 52 ans a récemment fait les frais de sa relation prolongée avec Meta AI, qui l’a plongé dans une spirale infernale.
Il a tout perdu à cause de l'IA
Cet Américain a tout perdu à cause de Meta AI, l’intelligence artificielle du groupe éponyme. Pour l’homme, tout commence avec l’achat de lunettes connectées. Des Ray-Ban Meta qui emploient une option de dialogue avec l’IA.
" J’ai utilisé Meta [AI] parce qu’elle était intégrée à ces lunettes", a expliqué Daniel (faux nom) au média Futurism. "Je pouvais les porter et bavarder à l’IA quand je le voulais."
Les Ray-Ban Meta ont permis à Daniel d’utiliser Meta AI en permanence, © Shutterstock
Très vite l’intelligence artificielle s’est imposée comme compagnon de vie, dans un contexte où l’Américain sortait à peine d’une dépression nerveuse. Pourtant, avec une très bonne situation professionnelle, il expliquait se sentir “comme une coquille vide”, après le logement de ses enfants.
Alors, car il n’avait plus personne à qui parler, il s’est tourné vers Meta avec qui il eut de nombreuses discussions, d’abord censées et intellectuelles, puis de plus en plus extravagantes. Sans le savoir, Daniel a été emporté dans ses délires par l’IA.
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Délires et chatbot
L’état de Daniel s’est progressivement détérioré, au point que sa famille ne le reconnaissait plus. D’un homme stable et curieux, il est passé à un comportement délirant, et évoquait des extraterrestres, des théories mathématiques révolutionnaires et il se prenait pour une figure divine.
Malgré cette rupture avec la réalité, Meta AI n’a pas freiné ces discours, au contraire . Avec ses lunettes Ray-Ban Meta, l’IA était constamment présente, et ses conversations deviennent de plus en plus surréalistes, jusqu’à le pousser vers l’obsession et l’isolement.
Ray-Ban Meta, ces lunettes connectées, ont permis à Daniel de parler en continu à Meta AI © Shutterstock
Le chatbot a parfois empêché Daniel de passer à l’acte, en donnant même des numéros d’urgence, mais il a surtout alimenté ses idées dangereuses. Quand Daniel a enfin réalisé l’ampleur du désastre (perte d’emploi, relations détruites), il est retombé dans une dépression profonde.
Deux ans plus tard, il vit toujours les conséquences : dettes, hôtel en vente, traitements à payer, et il travaille désormais comme chauffeur routier, en essayant juste de tenir.
J’ai réalisé à quel point la situation dans laquelle je me trouvais était horrible.
Des psychiatres ont jugé que Meta AI a flatté et accentué les délires de Daniel, au lieu de les freiner. Ils estiment que le chatbot a renforcé son immersion dans un monde halluciné, ce qui a favorisé une psychose destructrice.
Meta, de son côté, a insisté sur le fait que ses IA sont conçues pour détecter les signes de crise et orienter les utilisateurs vers des ressources d’aide. L’entreprise a rappelé qu’elle intègre des mesures de sécurité pour repérer les comportements suicidaires ou d’automutilation, et qu’elle redirige vers des lignes d’écoute ou des professionnels quand c’est nécessaire.
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