« C’est un moment difficile mais on est fiers du parcours » : cruelle fin de rêve pour les Titis du PSG en Youth League

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Les jeunes du PSG ont cru toucher du doigt quelque chose de grand. Ils l’ont même tenu un instant, avant de tout voir leur échapper dans un scénario d’une cruauté absolue. Éliminés par le Real Madrid au terme d’une demi-finale irrespirable, les Titis quittent la Youth League avec un immense sentiment de vide, celui des rêves brisés alors que l’histoire semblait prête à s’écrire en leur faveur.

La soirée avait tout d’un rendez-vous historique. Face au vainqueur de l’édition 2020, les joueurs de Jean-François Vulliez ont longtemps affiché sérieux, intensité et discipline, laissant penser qu’ils avaient les armes pour franchir l’ultime marche vers la finale. Même lorsque le match s’est décidé aux tirs au but, leur destin semblait encore leur appartenir : deux tentatives d’avance, un Martin James impérial dans ses cages… et pourtant, tout a fini par basculer.

Malgré deux buts d’avance aux tirs au but

C’est là toute la brutalité de cette élimination. Malgré les arrêts décisifs de leur gardien, la séance a progressivement échappé aux Parisiens. Les échecs d’Assab, de Khafi, puis la dernière tentative repoussée de Mbemba ont scellé un sort cruel, renversant une situation que Paris pensait maîtriser.

Dans un contexte où l’émergence des talents est scrutée de près, sous le regard de Luis Campos présent pour l’occasion, les Titis avaient pourtant répondu au rendez-vous. Pleins de cœur, ils ont contenu les assauts madrilènes et frappé les premiers, sur une transition conclue par Ly d’une frappe somptueuse dans la lucarne (0-1, 29e). Ce but laissait entrevoir un PSG capable de maîtriser son sujet, d’imposer son rythme et de gérer l’événement.

Mais le football n’est jamais linéaire. Progressivement, le Real Madrid a pris le dessus, poussant sans relâche jusqu’à faire céder une défense parisienne jusque-là irréprochable. À la 83e minute, Liberto Navascués a profité d’un moment d’inattention pour égaliser, laissant James sans solution pour la première fois de la rencontre.

« Une expérience incroyable qui les marquera à vie »

Dans le temps additionnel, Abo El Nay a eu la balle de la qualification au bout du pied (90 + 4e). Un face-à-face qui hantera sans doute longtemps les esprits tant il aurait pu faire basculer la soirée. À cet instant, tout restait possible, la finale à portée de main. C’est finalement le Real Madrid qui disputera le titre face au Club Bruges, lundi prochain à Lausanne. Une affiche que les Parisiens suivront de loin, avec ce goût amer d’une occasion manquée, dix ans après la dernière finale du PSG dans la compétition.

« Madrid a été une grande équipe et ça s’est vu au pénalty, c’est un moment difficile mais il ne faut pas oublier les neuf matchs qu’on a faits avant, analyse l’entraîneur Jean-François Vulliez. On est fiers du parcours des joueurs, c’est une expérience incroyable qui les marquera à vie. C’est le football, il faut continuer à avancer. »

Ces Titis s’appellent Pierre Mounguengue, Mathis Jangeal ou David Boly. Ils rêvaient d’inscrire leur nom dans l’histoire, d’imiter leurs aînés en atteignant le sommet européen. Ils repartent avec des larmes, celles de la frustration et de l’impuissance, même si tout n’est pas terminé.

Leaders de leur championnat U19, encore en lice en Coupe Gambardella — que le club n’a plus remportée depuis 1991 —, ils auront d’autres défis à relever, d’autres pages à écrire dans les semaines à venir. Reste que ce soir, ils sont inconsolables. Parce qu’ils avaient tout pour réussir. Parce qu’ils y ont cru…

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