«C’est une artiste qui a besoin de combat pour travailler son art» : Nan Goldin, la photographe américaine indomptable

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PORTRAIT - L’artiste invite le public dans son monde immersif, cru et déchirant, au Grand Palais et à la chapelle Saint-Louis de la Salpêtrière. Débats en perspective.

Quand Nan Goldin arrive à Paris, sa réputation d’indomptable fait trembler les murs du Grand Palais, souligne d’un sourire son président, Didier Fusillier. La photographe américaine est portée par sa légende, ses batailles pour les disparus des années sida puis contre les opioïdes, sa récompense à la Mostra de Venise en 2022 et le souvenir de ses éclats pro-Gaza en juillet dernier au Théâtre antique d’Arles. Silhouette un peu cassée par la vie, mais belle voix déterminée, cette farouche n’est pas connue pour sa demi-mesure ni sa diplomatie. Ses relations avec la presse, qui n’aime pas ses velléités de réécrire ses interviews, voire d’en changer le fil, sont difficiles. Le métier se souvient de son passage tumultueux aux Rencontres d’Arles, de son séjour chahuté à l’Hôtel Nord-Pinus à son échappée belle en Camargue, laissant tout le monde qui l’attendait le bec dans l’eau.

Nan Goldin la terrible a inauguré ce mardi 17 mars « This Will Not End Well », première rétrospective en France…

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Le Figaro

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