«Ce fut un coup de tonnerre politique» : 2001, l’année où Pierre Mauroy passe la main à Martine Aubry après avoir surpris son monde

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SUCCESSIONS ET HÉRITAGES (4/5) - Loin d’être cantonnée à des enjeux locaux, l’histoire des municipales est jalonnée de transitions entre maires installés et leurs dauphins, et parfois d’épisodes où de jeunes loups s’imposent à la surprise générale. Dès le mitan des années 1990, l’emblématique maire de Lille prépare sa succession et jette son dévolu sur l’un des nouveaux espoirs du PS.

La scène est symbolique, presque affective. En ce 25 mars 2001, une semaine après les municipales, le maire socialiste de Lille, Pierre Mauroy, raccroche les gants après vingt-huit ans à la tête de la cité nordiste. Pour l’occasion, l‘ancien premier ministre de François Mitterrand (1981-1984) transmet l’écharpe tricolore à sa successeure, Martine Aubry, sa cadette de 22 ans, qu’il avait choisie comme première adjointe six ans plus tôt. Le point final d’une transition préparée avec soin depuis 1995. Rien d’étonnant : prendre la relève d’une telle figure du socialisme français n’est pas une mince affaire. «C’est une responsabilité, un grand honneur», reconnaît la nouvelle maire de la capitale des Flandres, se disant «fière» et «émue», sur le plateau de France 3 Nord-Pas-de-Calais Picardie, devant les images de la passation.

Si ce passage de flambeau n’a rien de surprenant en 2001, tant les esprits avaient été préparés de longue date à Lille, le choix de Pierre Mauroy de faire de Martine…

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Le Figaro

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