« Du harcèlement » : la mère d’un des fils d’Elon Musk porte plainte contre Grok pour l’avoir déshabillée virtuellement

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Ashley St Clair poursuit le réseau social X d’Elon Musk pour avoir généré et diffusé des images la montrant dévêtue.

Grok est sous le feu des critiques. L’outil d’intelligence artificielle de X a provoqué un tollé mondial pour avoir « déshabillé des personnes réelles », y compris Ashley St. Clair, la mère d’un des fils du PDG du réseau social Elon Musk, Romulus, né en 2024.

L’écrivaine et commentatrice politique de droite âgée de 27 ans a porté plainte mercredi pour la génération d’images à caractère sexuel d’elle sans son consentement et demande des dommages et intérêts pour préjudice moral et atteinte à la vie privée.

Grok sous pression après la polémique

« Le produit Grok de xAI, un chatbot d’intelligence artificielle générative (IA), utilise l’IA pour déshabiller, humilier et exploiter sexuellement ses victimes », indique la plainte déposée à New York et citée par CNN. Ashley St. Clair dénonce « d’innombrables contenus deepfake à caractère sexuel, intime et dégradant » la concernant même après avoir explicitement indiqué qu’elle « ne consentait pas » à ce type de contenus.

Dans sa plainte, elle affirme qu’un utilisateur de la plate-forme a notamment demandé à Grok - qui s’est exécuté – de la déshabiller à partir de photo quand elle avait 14 ans seulement. Une autre montre la jeune femme de confessions juive simplement habillée d’un bikini décoré de croix gammées, rapporte The Guardian.

Pour Ashley St Clair, la publication de ces fausses photographies relève « du harcèlement ». Les deux ex s’écharpent notamment sur la garde exclusive de leur enfant, Romulus. L’influenceuse avait publiquement regretté en début d’année des propos transphobes qu’elle avait tenu par le passé.

Ce à quoi Elon Musk avait répondu : « Je vais demander aujourd’hui la garde exclusive, compte tenu de ses déclarations laissant entendre qu’elle pourrait changer de sexe, alors qu’elle a un fils âgé d’un an », a-t-il écrit sur X le 12 janvier dernier.

Sur le tollé suscité par Grok, X a tenté de calmer le jeu mercredi, en affirmant avoir bridé son outil pour l’« empêcher » de générer des images truquées dénudant des personnes réelles. Des restrictions d’« édition » qui s’appliquent à « tous les utilisateurs, y compris les abonnés payants ».

Une ambiguïté subsiste malgré tout puisque la plate-forme dit appliquer un « blocage géographique » pour la « génération » d’images dénudées de personnes réelles seulement « au sein des juridictions où cela est illégal ».

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