REVUE DE PRESSE - La finale de la Coupe d’Afrique des Nations, remportée dans le chaos par le Sénégal face au Maroc, fait débat dans la presse internationale.
Grosse désillusion pour le Maroc après sa défaite en finale de la CAN (0-1, a.p). Les Lions de l’Atlas se sont inclinés ce dimanche soir à Rabat face au Sénégal dans un chaos total. Un deuxième titre en CAN pour les Lions de la Teranga après celui de 2021. Un match avec un arbitrage plus que controversé, et le comportement de certains joueurs sénégalais rentrés aux vestiaires, qui ont suscité réactions et débats au sein de la presse internationale.
«La cruauté du football»
Au Sénégal, les médias fêtent une victoire amplement méritée au vu de l’arbitrage pro marocain. Le Soleil titre Héroïque. Le média sénégalais parle d’une victoire dans une «finale suffocante» sans faire référence à l’arbitrage : «Les Sénégalais, trempés mais radieux, se sont embrassés sous la pluie, conscients d’avoir conquis un titre au prix de la souffrance. En face, les larmes d’Aguerd et des supporters marocains racontaient toute la cruauté du football. Dans la nuit de Rabat, le rugissement des Lions de la Teranga a résonné plus fort que l’orage. Le Sénégal est à nouveau roi d’Afrique.»
D’autres médias sénégalais tel que Senego ou Seneplus parlent de «Chaos indescriptible», de «pénalty controversé» et «d’enfer de Rabat»; insistant surtout sur le «mental d’acier» des Lions de la Teranga.
«Les supporters sénégalais gâchent la fête»
Côté marocain, la presse semble abattue. Le Matin titre : «Regragui n’a pas ramené la Coupe comme promis, la fête ternie par les incidents de fin match». Le quotidien marocain ne s’est pas étalé sur l’arbitrage en faveur de son équipe, mais a préféré revenir sur les «scènes écœurantes dans les rangs des supporters sénégalais», parlant d’un «trophée entaché par le comportement de ses supporters en fin de match». Le sélectionneur marocain Walid Regragui en a également pris pour son grade : «Le sélectionneur n’a pas tenu parole, il pourra nourrir de profonds regrets après cette soirée, lui qui n’a eu de cesse d’affirmer qu’il était capable de ramener le trophée.»
Les autres médias marocains sont restés plus sobres. «Dans un scénario cauchemar, le Maroc perd le titre», explique Telquel, «le Maroc n’est pas champion d’Afrique» révêle L’Opinion, et «pas de deuxième étoile pour le Maroc», titre Le360. Le pénalty raté de Brahim Diaz a également été passé à la loupe : «Brahim Diaz s’élance. Tente une panenka, qu’il rate d’une manière atroce. C’est le cataclysme. Le scénario cauchemar pour tout un pays, tous les espoirs, sur une panenka.»
«Victoire par chaos»
Sur le reste du globe, les avis fusent. La BBC titre : «Honteux et terrible : le chaos qui a terni le triomphe du Sénégal». Le quotidien algérien Le Soir d’Algérie se prononce en faveur des Lions de la Teranga : «Malgré l’arbitrage partial, les combines et les coulisses, le Sénégal sacré champion d’Afrique».
En France aussi les médias réagissent : «envers et contre tout le Maroc, le Sénégal arrache sa 2e étoile» dit-on sur France 24. Le Parisien parle d’un «sacre chaotique du Sénégal pour une fin de CAN lunaire», et L’Équipe titre «Victoire par chaos», parlant d’une «finale au scénario épique et marquée par la polémique»
Dans Le Figaro, nous revenons sur l’arbitrage litigieux : «Jean-Jacques Ndala Ngambo. Ce nom est tristement entré dimanche soir dans l’histoire de la CAN. Mis sous pression par le banc et les joueurs marocains dans le temps additionnel, l’homme au sifflet s’est complètement liquéfié sous la pression en accordant un penalty bien trop généreux aux Lions de l’Atlas, alors qu’il venait de refuser un but aux Sénégalais pour moins que ça. Une décision surréaliste et dénuée de bon sens, qui a transformé la finale en véritable pugilat.» L’image du football africain et de la CAN a été ternie : «Insultes, échauffourées, bagarres entre les deux bancs et les sélectionneurs, incidents en tribunes, jets de chaises, invasion de la pelouse... Cet ultime match du tournoi a basculé dans la confusion, le chaos et l’anarchie la plus totale, réduisant à néant tout le travail effectué auparavant.»

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