Guillaume Tabard : « Loi fin de vie, le danger d’un calendrier précipité »

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Les sénateurs ont rappelé à ceux qui voulaient déjà trouver un compromis qu’ils avaient été un peu vite en besogne.

Les sénateurs ont rappelé à ceux qui voulaient déjà trouver un compromis qu’ils avaient été un peu vite en besogne. ALAIN JOCARD / AFP

CONTRE-POINT - Cet épisode recèle une leçon : c’est d’abord sur le fond qu’il faut se prononcer.

Le Sénat est l’assemblée des surprises. La commission des lois avait suscité l’étonnement en proposant, dès l’examen en première lecture, une version qui se voulait de compromis mais validait le principe d’une aide active à mourir. En séance, les sénateurs ont surpris à nouveau en rejetant un des articles centraux du texte précisant les conditions d’accès à l’euthanasie et au suicide assisté.

Cet épisode recèle une leçon : c’est d’abord sur le fond qu’il faut se prononcer. Avant de détailler les modalités, encore fallait-il accepter ou refuser clairement le principe. Un examen en première lecture permet à une Assemblée d’exprimer clairement ses convictions avant d’entrer dans un travail éventuel de rapprochement. Et sur une question aussi fondamentale que celle d’autoriser un geste létal, il n’y a rien de déshonorant à affirmer sa vision, quelles que soient les pressions sémantiques ou médiatiques. Les sénateurs ont rappelé à ceux qui voulaient déjà trouver un compromis qu’ils avaient…

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Le Figaro

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