Fabien Lecœuvre était, avec Marlène Schaff et Moïse Santamaria, l'invité de Faustine Bollaert à l'occasion d'un numéro de Ça commence aujourd'hui diffusé ce mardi 20 janvier sur France 2. Ils se sont confiés sur les blessures d'enfance qui ont pu les mener à la notoriété. Fabien Lecœuvre a évoqué la violence de son foyer familial.
Au fil des numéros de Ça commence aujourd’hui, Faustine Bollaert met en lumière une même force : la résilience. L’animatrice aborde avec ses invités des blessures profondes, non pas effacées mais dépassées, grâce à la parole et au chemin parcouru. Ce mardi 20 janvier, trois personnalités médiatiques témoignaient de leur trajectoire, de l’enfance marquée par l’épreuve, le harcèlement, la violence, à une notoriété parfois inattendue. Marlène Schaff, professeure d'expression scénique de la Star Academy, est notamment revenue sur le harcèlement subi à l’école en raison de ses origines et de son physique, qui la conduira plus tard à s’émanciper sur scène à travers son personnage de drag-queen, Petra. Moïse Santamaria, comédien emblématique du feuilleton Un si grand soleil, lui, a raconté les difficultés d’une jeunesse immigrée et précaire, jusqu’à être mis à la porte à 19 ans. Enfin, Fabien Lecœuvre a évoqué une enfance sous l’autorité et la violence, marquée par les tentatives de suicide de ses parents.
Fabien Lecœuvre s'est imposé au fil des années et des publications comme un chroniqueur hors pair de la variété française. Il est fan de chanson française depuis l'enfance, comme un refuge. Ses parents, eux, le veulent, ingénieur. Et imposent une ambiance stricte à la maison. "J'avais un père qui avait des principes. [...] Très rigide, très autoritaire, toute une machine autour où l'enfance devient, finalement, douloureuse, ravive l'intéressé. J'étais un enfant joyeux, turbulent qui prenait tout le temps des brimades parentales. Que ce soit mon père ou ma mère qui étaient violents déjà entre eux [...] J'ai vu mes parents se battre." Et quand l'enfant sortait du cadre : "Fessées, punitions, coups de ceinture… À l'époque, on tapait."
"C'est moi qui ai retrouvé mon père" : Fabien Lecœuvre raconte comment il a transformé ses traumatismes en force dans Ça commence aujourd'hui
L'auteur ne peut oublier un point de bascule dans son existence. Alors qu'il n'arrive pas à retenir les tables de multiplication, sa mère lui dit : "On ne te veut plus comme enfant, on va te mettre dans un bois." Un projet mis en œuvre. Ils l'ont amené dans un bois et lui ont fait croire qu'ils allaient l'abandonner avant de lui dire de remonter dans la voiture. "Mais comme j'étais un joyeux de nature, je positivais tout", arrange l'invité de Faustine Bollaert qui a vu, malgré lui, combien ses parents étaient eux-mêmes malheureux. Jusqu'à chercher l'issue la plus définitive : "Ma mère a fait deux tentatives de suicide et mon père, une tentative", compte Fabien Lecœuvre. Et d'ajouter : "C'est moi qui ai d'ailleurs retrouvé mon père, il avait eu la mauvaise idée de s'enfermer dans le coffre de la voiture en faisant tourner le moteur dans le garage [...] Il était recroquevillé en position de fœtus, il voulait mourir." Pas de quoi nourrir la rancœur du chroniqueur. "Je remercie mes parents, parce que grâce à eux, je savais ce que je ne voulais pas devenir. Et c'est une force dans la vie. Je ne voulais pas ressembler ça, confie-t-il. Il y a toujours un côté positif dans l'histoire, c'est le merveilleux de la vie", conclut-il.
Non sans parvenir à échanger avec son papa. Les deux hommes ont pu parler, à temps. "J'ai eu une discussion avec mon père avant qu'il ne s'en aille en 2013. Il a reconnu s'être trompé, il a reconnu des erreurs", a salué celui qui fut l'attaché de presse de Michel Polnareff.
Découvrez en images : Faustine Bollaert : carrière, vie privée... retour sur le parcours de l'animatrice
L'article parle de...
C’est une chance, non, de me présenter ici. Une grande chance. Parce que tout au long de ma carrière, j’ai réussi, la plupart du temps, à répondre à un de mes grands besoins : certes voyager, beaucoup, mais surtout parler de télé, de séries, de films, en faire mon quotidien. Et, de ce fait, en voir encore plus. Toujours plus. Je n’ai pas attendu les replays et les plateformes pour me gaver de créations en tout genre, je me souviens des soirées et nuits devant Téva, Série Club et RTL9. Des matins devant TF1, France 3, des après-midi sur M6 : du Club Dorothée à C’est pas sorcier, des Minikeums à M6 Kid. Sans oublier Qui est qui ? à l’année et Intervilles comme Fort Boyard, chaque été. Plus tard, à peine, vinrent Nulle Part Ailleurs et Les enfants de la télé puis On a tout essayé. Et j’ai tout essayé, tout regardé. J’avais la chance aussi d’avoir Canal+ à la maison, j’ai suivi en linéaire chaque jeudi soir dès le début Desperate Housewives. Deux petits épisodes par semaine, l’enfer ! Un enfer que les plateformes s’amusent à nous faire vivre à nouveau ! Mobland sur myCANAL m’a fait vriller : un épisode par semaine… Et rebelotte avec la saison 4 de Morning Show puis la première de Ça : Bienvenue à Derry. Aujourd’hui, j’ai une évidente affection pour HBO Max, pour Netflix, celle qui a tout bousculé, où je trouve des plaisirs pas du tout coupable comme Outer Banks et cet immense kiff gothico-ado de Mercredi, je remercie Disney+ pour l’immersion poussé dans les univers Star Wars mais aussi pour la spectaculaire The Bear, Apple TV+ me stupéfait par la qualité visuelle des objets que l’on y trouve, Severance en tête, et coucou Ted Lasso, Prime casse les codes avec du flux, tout comme Netflix. Non sans délaisser le petit écran, l’originel, la télévision. J’y apprécie toujours autant les magazines de voyages, les talk-shows, les différents formats reportages. Je ne rate jamais non plus Top Chef, Drag Race, Les Rencontres du Papotin et petit plaisir pas du tout coupable non plus, Cauchemar en cuisine, ou quand la télé peut vraiment donner un coup de main. On a tout essayé, oui, et on a tout aimé, voilà, voilà.
Chargement des commentaires de la communauté

il y a 2 hour
3











English (US) ·