« Je suis multiprises » : dans « L’Amour est dans le pré », l’apiculteur Vincent va faire des étincelles

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Comment ne pas craquer ? Pour la deuxième salve de portraits de cette 21e saison de « L’Amour est dans le pré », diffusé lundi 26 janvier et déjà disponible sur la plate-forme M 6 +, c’est un retour aux fondamentaux, entre rires et larmes. Cette année encore, quatorze agriculteurs, dix hommes et quatre femmes, âgés de 24 à 64 ans, venus de toute la France, se lancent à la recherche du grand amour. Avec, au passage, une petite révolution : quatre candidats ont moins de 30 ans. Lors de la première série de portraits, un duo inédit avait particulièrement ému les téléspectateurs : Étienne et Fabien, deux frères venus se présenter ensemble, une première dans l’histoire de l’émission.

Dans ce second numéro, ce sont justement les plus jeunes qui marquent les esprits. Impossible de ne pas fondre devant le portrait de Vincent, 29 ans, apiculteur dans l’Ain. Drôle, sensible et déjà amoureux… piqué par la passion de ses abeilles. Face à Karine Le Marchand, il se montre intarissable sur le fonctionnement de ses 300 ruches. Celui qui se définit avec autodérision comme « Winnie l’ourson », autre grand amateur de miel, offre un moment d’anthologie en détaillant la reproduction des insectes.

« Pour féconder la reine, il y a énormément de bourdons, c’est un baisodrome, s’amuse l’agriculteur. Pour se faire féconder, elle va partir en vol nuptial à une congrégation de mâles, elle arrive, elle roule du derrière et son objectif, c’est d’avoir le plus vaillant. Une bonne fécondation, c’est 15 à 18 mâles, son objectif c’est de remplir sa spermathèque ». Karine Le Marchand n’en perd pas une miette, sourire aux lèvres et nous aussi. La séquence est irrésistible.

Issu d’une famille de terriens et petit-fils d’agriculteurs laitiers, Vincent travaille seul, épaulé par ses parents et accompagné de son chien malinois, fidèle copilote. Aujourd’hui, il aspire à partager sa vie avec un homme, après une relation toxique avec un pyromane qui l’a profondément marqué. « On connaît tout de la sexualité des abeilles… Et toi, tu as su à quel âge que tu étais gay », lui lance Karine Le Marchand, fidèle à son franc-parler. Celle qui est devenue, au fil des saisons, une véritable icône de la communauté gay, et dont le portrait s’invite jusque dans les marches des fiertés, trouve le ton juste pour l’amener à se confier. « J’ai été sur les applis, je butine, avoue Vincent, un grand bavard. Et puis j’ai eu une relation destructive, j’ai été sous son emprise, une emprise la plus complète ».

Après deux ans de recul, Vincent rêve d’un homme drôle et sincère, pourquoi pas un beau ténébreux barbu, prêt à construire une vraie histoire — un petit essaim à deux, voire à trois, puisqu’il se projette déjà papa. « J’aime plutôt les mecs très virils. Très féminins, j’aime moins même s’ils ont tout mon respect », précise-t-il. Karine Le Marchand, malicieusement, rebondit : « mon ami Jeanfi Janssens (l’humoriste, NDLR) dit souvent tartine contre tartine ne font pas sandwich ». « C’est vrai qu’il y a des prises électriques qui ne vont pas dans le même sens… Mais moi, je suis multiprises », répond Vincent, provoquant l’hilarité. « Vraiment ? Mais c’est parfait, c’est très rare. Bon, ben là, les prétendants vont comprendre, on ne peut pas être plus clair à moins de faire un croquis ».

Et pour clore cet échange dont « L’Amour est dans le pré » a le secret, Vincent tient à poser les bases : il ne veut pas « trouver un salarié ou un associé, franchement ce n’est mon objectif. Et puis sucer son salarié, cela craint un peu. Professionnellement parlant, c’est un peu moyen », lâche-t-il en gloussant. Une gouaille qui pourrait bien faire de lui l’une des personnalités les plus marquantes de la saison. Très entouré, Vincent considère ses potes comme sa seconde famille, ceux avec qui il refait le monde autour d’un jeu de société plutôt que d’un pack de bières. Pas étonnant qu’il se lance dans l’aventure en même temps qu’une amie proche, Justine, dont le portrait sera diffusé lors du troisième épisode.

Après lui, Manon ne laisse personne indifférent. À seulement 24 ans, l’éleveuse et dresseuse de chevaux, benjamine de la promotion, dégage une énergie solaire. Passionnée jusqu’au bout des bottes, elle enchaîne les cours, entraîne des cavaliers et revendique un franc-parler. Tatouée, libre et entière, elle rêve d’un homme attentionné, un peu plus âgé, capable de suivre son rythme effréné et d’aimer la vie à la campagne, avec une petite préférence pour les métisses.

Atteinte de mucoviscidose, Manon est soutenue par l'association Gregory Lemarchal
M6/Cécile Rogue

Atteinte de mucoviscidose, Manon est soutenue par l'association Gregory Lemarchal M6/Cécile Rogue

Très proche de sa mère, avec qui elle entretient une relation fusionnelle, mais aussi de ses grands-parents, Manon porte un véritable projet de vie : trouver un grand terrain pour s’installer durablement. Atteinte de mucoviscidose, accompagnée par la fondation Grégory Lemarchal et Laurence Lemarchal dans son parcours, elle a transformé la maladie en moteur. Là où certains auraient ralenti, son métier au grand air a été un véritable atout et sa santé n’a jamais été aussi stable.

« Le cheval m’a guéri de beaucoup de choses, détaille la jeune femme. Pour moi, l’émission permet de tout dire d’un coup, et le prétendant saura tout le package d’un coup. Je cherche quelqu’un de bien et d’aimant. J’aimerais fonder une famille et je ne peux pas attendre d’avoir 40 ans car cela sera plus difficile avec la maladie. »

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