Cet article vous est offert

Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous

Se connecter

Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ?
Inscrivez-vous gratuitement

Malgré les appels de Washington et Paris à cesser son offensive, le président Ahmed Al-Charaa étend son emprise sur de nouveaux pans du pays. Ses troupes se rapprochent désormais de Rakka, ancien bastion du groupe djihadiste Etat islamique en Syrie.

Des véhicules de l'armée syrienne attendent sur le bord de la route M15 reliant Alep à Deir Hafer, en Syrie, de pouvoir avancer vers Deir Hafer suite à l'annonce du retrait de la ville des Forces démocratiques syriennes (FDS), le 17 janvier 2026. Des véhicules de l'armée syrienne attendent sur le bord de la route M15 reliant Alep à Deir Hafer, en Syrie, de pouvoir avancer vers Deir Hafer suite à l'annonce du retrait de la ville des Forces démocratiques syriennes (FDS), le 17 janvier 2026.

L’armée syrienne a affirmé, dimanche 18 janvier, avoir pris le contrôle de Tabqa, une localité stratégique du nord, progressant au prix d’intenses combats face aux forces kurdes qui jouissaient d’une autonomie de facto depuis plus de dix ans dans la région.

Malgré les appels de Washington et Paris à cesser son offensive, le président islamiste Ahmed Al-Charaa étend son emprise sur de nouveaux pans du pays, après avoir accordé vendredi aux Kurdes des droits nationaux inédits, mais jugés insuffisants par les autorités représentant cette minorité. Les troupes d’Ahmed Al-Charaa se rapprochent désormais de Raqa, ancien bastion du groupe djihadiste Etat islamique (EI) en Syrie.

Face à l’impasse dans les négociations du pouvoir central avec les Kurdes, qui contrôlent une partie du nord et du nord-est de la Syrie, les forces gouvernementales syriennes ont délogé leurs combattants de quartiers d’Alep (Nord) la semaine dernière. Elles les ont ensuite sommés de se retirer d’une zone située entre l’est de cette ville et le fleuve Euphrate.

Attaques meurtrières

Après avoir massé des renforts et bombardé vendredi des positions kurdes, l’armée a progressé samedi dans cette zone, les deux côtés faisant état d’attaques meurtrières. Au petit matin dimanche, les autorités de Damas ont annoncé contrôler la ville de Tabqa, dans la province de Raqa, « y compris le barrage sur l’Euphrate qui est le plus grand de Syrie », selon le ministre de l’information, Hamza Moustafa, cité par l’agence Sana. Les combattants kurdes affirment pourtant que cette localité, à une quarantaine de kilomètres de Rakka, ne faisait pas partie de l’accord de retrait qu’ils avaient accepté.

L’agence Sana a ensuite affirmé que les Forces démocratiques syriennes (FDS), dominées par les Kurdes, avaient fait sauter dans la nuit les deux ponts menant vers Rakka, coupant la ville de la zone sur la rive occidentale qu’ils ont été sommés de quitter.

Rakka, dans la province du même nom, était considérée comme la capitale de l’EI avant qu’il ne soit défait en 2019 par les FDS, soutenues par une coalition multinationale dirigée par les Etats-Unis. La minorité kurde avait alors profité du chaos de la guerre civile pour s’emparer de vastes territoires du nord et du nord-est de la Syrie, incluant champs pétroliers et gaziers.

Un peu plus d’un an après avoir renversé Bachar Al-Assad, Ahmed Al-Charaa , un ex-djihadiste, veut désormais rétablir l’autorité de Damas sur l’ensemble du territoire syrien.

Dès samedi matin, les correspondants de l’Agence France-Presse (AFP) ont vu l’armée entrer dans la ville de Deir Hafer, à une cinquantaine de kilomètres à l’est d’Alep, tandis que les combattants kurdes s’en retiraient. Les FDS ont fait en revanche état, outre les combats à l’est d’Alep, d’« intenses affrontements » dans cinq localités à l’est de l’Euphrate, entre Deir Ezzor et la frontière irakienne. Les autorités de Deir Ezzor, également sur le fleuve, ont accusé les forces kurdes de bombarder le centre-ville, sous contrôle gouvernemental.

« Sabotage du processus de paix »

Les combats entre l’armée syrienne et les forces kurdes dans le nord-est de la Syrie sont « une tentative de saboter le processus de paix » initié en Turquie avec la guérilla du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK), a dénoncé son chef, Abdullah Öcalan, dimanche matin.

Le 27 février 2025, le chef du PKK avait appelé le mouvement à se dissoudre et à déposer les armes afin de mettre un terme à plus de quatre décennies de combats qui ont fait au moins 50 000 morts, répondant ainsi à une initiative d’Ankara.

L’offensive de l’armée syrienne a provoqué l’inquiétude de pays occidentaux, dont les Etats-Unis, qui ont récemment levé leurs sanctions imposées à Damas sous Bachar Al-Assad.

Le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a exhorté les forces syriennes à cesser toute attaque dans la zone située entre Alep et Tabqa, appelant à « une coopération étroite entre les partenaires syriens ».

« Une Syrie unie et stable passe par l’intégration des Forces démocratiques syriennes en son sein et non par la guerre contre celles et ceux qui ont combattu Daech [l’acronyme arabe de l’EI] à nos côtés », a déclaré sur X le président français Emmanuel Macron. « L’offensive des autorités syriennes doit cesser immédiatement. »

Le pouvoir a conclu en mars dernier un accord avec les Kurdes pour intégrer leurs institutions civiles et militaires au sein de l’Etat, mais son application bute sur les exigences contradictoires des deux parties, toutes deux soutenues par Washington.

Le Monde avec AFP

Vous pouvez lire Le Monde sur un seul appareil à la fois

Ce message s’affichera sur l’autre appareil.

Ajouter un compte Découvrir l’offre Famille Découvrir les offres multicomptes
  • Parce qu’une autre personne (ou vous) est en train de lire Le Monde avec ce compte sur un autre appareil.

    Vous ne pouvez lire Le Monde que sur un seul appareil à la fois (ordinateur, téléphone ou tablette).

  • Comment ne plus voir ce message ?

    En cliquant sur «  » et en vous assurant que vous êtes la seule personne à consulter Le Monde avec ce compte.

  • Vous ignorez qui est l’autre personne ?

    Nous vous conseillons de modifier votre mot de passe.

  • Que se passera-t-il si vous continuez à lire ici ?

    Ce message s’affichera sur l’autre appareil. Ce dernier restera connecté avec ce compte.

  • Y a-t-il d’autres limites ?

    Non. Vous pouvez vous connecter avec votre compte sur autant d’appareils que vous le souhaitez, mais en les utilisant à des moments différents.

  • Parce qu’une autre personne (ou vous) est en train de lire Le Monde avec ce compte sur un autre appareil.

    Vous ne pouvez lire Le Monde que sur un seul appareil à la fois (ordinateur, téléphone ou tablette).

  • Comment ne plus voir ce message ?

    Si vous utilisez ce compte à plusieurs, créez un compte pour votre proche (inclus dans votre abonnement). Puis connectez-vous chacun avec vos identifiants. Sinon, cliquez sur «  » et assurez-vous que vous êtes la seule personne à consulter Le Monde avec ce compte.

  • Vous ignorez qui d’autre utilise ces identifiants ?

    Nous vous conseillons de modifier votre mot de passe.

  • Que se passera-t-il si vous continuez à lire ici ?

    Ce message s’affichera sur l’autre appareil. Ce dernier restera connecté avec ce compte.

  • Y a-t-il d’autres limites ?

    Non. Vous pouvez vous connecter avec votre compte sur autant d’appareils que vous le souhaitez, mais en les utilisant à des moments différents.

  • Parce qu’une autre personne (ou vous) est en train de lire Le Monde avec ce compte sur un autre appareil.

    Vous ne pouvez lire Le Monde que sur un seul appareil à la fois (ordinateur, téléphone ou tablette).

  • Comment ne plus voir ce message ?

    Si vous êtes bénéficiaire de l’abonnement, connectez-vous avec vos identifiants. Si vous êtes 3 ou plus à utiliser l’abonnement, passez à l’offre Famille. Sinon, cliquez sur «  » et assurez-vous que vous êtes la seule personne à consulter Le Monde avec ce compte.

  • Vous ignorez qui d’autre utilise ces identifiants ?

    Nous vous conseillons de modifier votre mot de passe.

  • Que se passera-t-il si vous continuez à lire ici ?

    Ce message s’affichera sur l’autre appareil. Ce dernier restera connecté avec ce compte.

  • Y a-t-il d’autres limites ?

    Non. Vous pouvez vous connecter avec votre compte sur autant d’appareils que vous le souhaitez, mais en les utilisant à des moments différents.

  • Parce qu’une autre personne (ou vous) est en train de lire Le Monde avec ce compte sur un autre appareil.

    Vous ne pouvez lire Le Monde que sur un seul appareil à la fois (ordinateur, téléphone ou tablette).

  • Comment ne plus voir ce message ?

    Si vous êtes bénéficiaire de l’abonnement, connectez-vous avec vos identifiants. Sinon, cliquez sur «  » et assurez-vous que vous êtes la seule personne à consulter Le Monde avec ce compte.

  • Vous ignorez qui d’autre utilise ce compte ?

    Nous vous conseillons de modifier votre mot de passe.

  • Que se passera-t-il si vous continuez à lire ici ?

    Ce message s’affichera sur l’autre appareil. Ce dernier restera connecté avec ce compte.

  • Y a-t-il d’autres limites ?

    Non. Vous pouvez vous connecter avec votre compte sur autant d’appareils que vous le souhaitez, mais en les utilisant à des moments différents.

  • Parce qu’une autre personne (ou vous) est en train de lire Le Monde avec ce compte sur un autre appareil.

    Vous ne pouvez lire Le Monde que sur un seul appareil à la fois (ordinateur, téléphone ou tablette).

  • Comment ne plus voir ce message ?

    Si vous utilisez ce compte à plusieurs, passez à une offre multicomptes pour faire profiter vos proches de votre abonnement avec leur propre compte. Sinon, cliquez sur «  » et assurez-vous que vous êtes la seule personne à consulter Le Monde avec ce compte.

  • Vous ignorez qui d’autre utilise ce compte ?

    Nous vous conseillons de modifier votre mot de passe.

  • Que se passera-t-il si vous continuez à lire ici ?

    Ce message s’affichera sur l’autre appareil. Ce dernier restera connecté avec ce compte.

  • Y a-t-il d’autres limites ?

    Non. Vous pouvez vous connecter avec votre compte sur autant d’appareils que vous le souhaitez, mais en les utilisant à des moments différents.

  • Parce qu’une autre personne (ou vous) est en train de lire Le Monde avec ce compte sur un autre appareil.

    Vous ne pouvez lire Le Monde que sur un seul appareil à la fois (ordinateur, téléphone ou tablette).

  • Comment ne plus voir ce message ?

    En cliquant sur «  » et en vous assurant que vous êtes la seule personne à consulter Le Monde avec ce compte.

  • Que se passera-t-il si vous continuez à lire ici ?

    Ce message s’affichera sur l’autre appareil. Ce dernier restera connecté avec ce compte.

  • Y a-t-il d’autres limites ?

    Non. Vous pouvez vous connecter avec votre compte sur autant d’appareils que vous le souhaitez, mais en les utilisant à des moments différents.

  • Vous ignorez qui est l’autre personne ?

    Nous vous conseillons de modifier votre mot de passe.

Lecture restreinte

Votre abonnement n’autorise pas la lecture de cet article

Pour plus d’informations, merci de contacter notre service commercial.