LE PARISIEN WEEK-END. La star britannique joue et chante dans sa comédie musicale « The Last Ship », attendue près de Paris, à partir du 18 février. Une chronique déchirante sur la ville du nord de l’Angleterre où l’artiste est né et a passé sa jeunesse.
Par Benoît Franquebalme Le 16 janvier 2026 à 10h15

« Je préfère boire une bière comme un vrai ouvrier ! » Assis sur la scène du studio LH2, une bouteille à la main, Sting décline joyeusement l’invitation d’un ami à déguster un verre de vin rouge. En cette soirée de la fin du mois de décembre dernier, le chanteur a délaissé ses propriétés de Toscane et de la campagne anglaise pour investir l’immense salle de répétition située dans une zone industrielle de l’ouest de Londres. Avec sa troupe, il y rode depuis un mois la reprise de « The Last Ship » (« le dernier navire »), comédie musicale qu’il a écrite et composée dans les années 2010, avant de la jouer, à partir de 2014, aux États-Unis, en Grande-Bretagne et au Canada. Elle sera donnée, pour la première fois en France, à La Seine musicale à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), du 18 février au 8 mars, surtitrée dans notre langue.
Le musicien Shaggy incarnera le personnage du Passeur, au sein d’une distribution de 20 artistes. Ayant pour cadre Wallsend, ville natale de Sting, dans le nord de l’Angleterre, le spectacle chronique la fin déchirante des chantiers navals locaux dans les années 1990. En bleu de travail et béret canaille, la star campe Jackie White, un contremaître à la santé déclinante. À 74 ans, énergie et voix intactes, celui qui est né Gordon Sumner interprète une dizaine de chansons, en duo ou avec le reste de la troupe.











English (US) ·