« Les tactiques de la Gestapo » : Bruce Springsteen rend hommage à Renee Good en plein concert et fustige les méthodes de l’ICE

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Un sacré coup de gueule. Bruce Springsteen a profité d’une apparition surprise samedi soir lors du festival Light of Day dans le New Jersey pour marquer une pause solennelle et ainsi dédier une chanson à la mémoire de Renee Good, une femme tuée à Minneapolis par l’ICE, la police de l’immigration américaine.

Il en a profité pour dénoncer les « tactiques de la Gestapo » qui, selon lui, ont engendré un climat où les citoyens peuvent être « assassinés pour avoir exercé leur droit américain de manifester ».

« Comme l’a dit le maire de cette ville, l’ICE devrait dégager de Minneapolis », a-t-il déclaré face à la foule. « Cette chanson est pour vous, et à la mémoire de Renee Good, mère de trois enfants et citoyenne américaine », a-t-il poursuivi.

La star américaine s’est ensuite lancée dans l’interprétation de « The Promised Land », titre de 1978 qui est l’un de ses hymnes les plus emblématiques. Il a introduit ce morceau, « l’un de ses préférés » en expliquant l’avoir écrit « comme une ode aux possibilités américaines, à la fois au pays magnifique mais imparfait que nous sommes ».

« Adressez un message à ce président »

« Aujourd’hui, nous traversons une période incroyablement critique. Les États-Unis, les idéaux et les valeurs qu’ils ont incarnés pendant 250 ans, sont mis à l’épreuve comme jamais auparavant dans l’histoire moderne. Ces valeurs et ces idéaux n’ont jamais été aussi menacés qu’aujourd’hui », a-t-il regretté.

« Si vous vous opposez à l’invasion des villes américaines par des troupes fédérales lourdement armées et masquées, utilisant des tactiques dignes de la Gestapo contre nos concitoyens si vous croyez que vous ne méritez pas d’être assassiné pour avoir exercé votre droit américain de manifester… alors adressez un message à ce président », a-t-il ensuite dénoncé, particulièrement remonté.

Une prise de position qui s’inscrit dans la continuité de son engagement politique contre Donald Trump. Le chanteur avait déjà qualifié l’administration Trump de « corrompue, incompétente et traître » lors d’un concert à Manchester en mai 2025. Il avait également traité Donald Trump « d’escroc » dans l’une de ses chansons en 2017.

Des critiques qui n’avaient pas échappé au président américain, qui avait répliqué en insultant Bruce Springsteen de « pruneau desséché » et de « co**ard ».

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