La délégation féminine de football d’Iran est arrivé à l’aéroport de Kuala Lumpur pour prendre, ce lundi 16 mars, un vol vers Oman, selon un responsable de la Confédération asiatique de football, après que plusieurs membres de l’équipe ont retiré leur demande d’asile initialement déposée en Australie.
Portant les couleurs de leur équipe nationale, les joueuses sont descendues d’un car avant de se diriger vers le comptoir d’enregistrement de l’aéroport international de Kuala Lumpur où elles sont arrivée peu avant 17 heures (10 heures françaises), ont constaté des journalistes de l’AFP.
La plupart des joueuses ont refusé de s’adresser aux médias, mais l’une d’elles a déclaré à l’AFP : « Ma famille me manque ».
La Turquie puis l’Iran ?
Plus tôt dans la journée, l’équipe était parvenue à échapper aux médias rassemblés à la sortie de son hôtel de la capitale malaisienne. Ses membres y séjournaient discrètement depuis mercredi et leur arrivée d’Australie, où elles avaient disputé la Coupe d’Asie.
Windsor John, secrétaire général de la Confédération asiatique de football, a déclaré à l’AFP que l’équipe iranienne « nous a informés qu’elle s’envolerait pour Oman, mais que ce n’était pas sa destination finale ». « Elle restera probablement à Oman jusqu’à ce qu’elle trouve des vols vers sa prochaine destination », a-t-il ajouté.
Une autre source ayant requis l’anonymat a indiqué à l’AFP que l’équipe se rendrait probablement d’Oman à Istanbul, avant de se diriger vers la ville turque de Van (est), puis vers l’Iran.
Sept membres de la délégation féminine iranienne - six joueuses et un membre du staff - avaient initialement demandé l’asile à l’Australie, après avoir été qualifiés de « traîtresses » dans leur pays pour avoir refusé de chanter l’hymne national avant un match, en pleine guerre opposant l’Iran aux États-Unis et Israël.
Trois joueuses et un membre du staff avaient retiré leur demande d’asile
La capitaine de l’équipe, Zahra Ghanbari, qui a été dimanche la cinquième joueuse à changer d’avis et finalement retirer sa demande d’asile, était présente à l’aéroport.
Les groupes de défense des droits humains ont accusé à de nombreuses reprises les autorités iraniennes de faire pression sur les sportifs iraniens se trouvant à l’étranger en faisant peser des menaces sur leurs proches ou leurs biens s’ils faisaient défection ou faisaient des déclarations critiques à l’égard de la République islamique.
Les autorités iraniennes ont en retour accusé l’Australie d’avoir fait pression sur les joueuses pour qu’elles restent. Trois joueuses et un membre du staff avaient auparavant retiré leur demande d’asile et pris la direction de la Malaisie.










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