
Déhanchés langoureux, abdominaux saillants sous leur chemisette entrouverte, tissu aux motifs serpent et pantalon noir… Sur la scène du Palais omnisports de Bercy à Paris (XIIe), cinq garçons reprennent leur tube « Raide dingue de toi »… Les hurlements de jeunes filles envahissent la salle. En ce 22 février 1997, G-Squad, le premier boys band français, a viré au phénomène.
Chacun de ses déplacements suscite des attroupements d’adolescentes en pâmoison devant ces éphèbes dont la plastique fait tourner les têtes. Comme cette dédicace au Virgin Megastore des Champs-Élysées… « Il y avait des filles qui criaient, se souvient Gérald Jean-Laurent, ex-G-Squad joint à l’étranger. Après, on est remontés dans la limousine, on s’est regardés et on s’est dit : Qu’est-ce qui nous arrive ? J’ai le souvenir de ce grand sourire partagé avec les autres membres du groupe. Il faut avouer que ce qu’on a vécu, c’était pas ordinaire… »











English (US) ·