Paris-Nice : «Je suis devenu plus fort en course», se réjouit Lenny Martinez

il y a 18 hour 1

Par Le Figaro avec AFP

Le 15 mars 2026 à 18h32

Lenny Martinez.

Lenny Martinez. Belga / Icon Sport

Lenny Martinez, qui a remporté la dernière étape de Paris-Nice ce dimanche, s’est réjoui après la course d’être «devenu plus fort en course».

Passer la publicité Passer la publicité

«Je suis devenu plus fort en course», a savouré Lenny Martinez après avoir réussi à suivre Jonas Vingegaard puis le battre au sprint lors de la dernière étape de Paris-Nice dimanche.

Le grimpeur français de 22 ans a fait très forte impression en étant le seul à s'accrocher à la roue du double vainqueur du Tour de France dans la redoutable côte du Linguador, à 21 km de l'arrivée. «Je ne voulais pas trop collaborer avec lui dans la bosse parce que j'avais peur qu'il me lâche. J'avais mal aux jambes mais je n'étais pas à la rupture. Je gérais quand même parce que j'avais peur qu'il m'attaque», a déclaré le natif de Cannes.

Passer la publicité

La preuve, il a même eu la force de taper dans la main d'un copain en pleine montée. «C'était un très bon pote à moi qui était en slip au bord de la route. Je savais qu'il allait être là», a-t-il expliqué après sa victoire au sprint. «Je sais que Jonas a un très bon sprint aussi. Je n'étais pas très confiant. On me disait dans l'oreillette que j'allais la ramener à la maison. Mais j'avais peur qu'il me reprenne. J'ai vu des ombres dans ma roue. Je pensais qu'il allait remonter. Et puis non, ça l'a fait», a ajouté Martinez qui termine aussi à la cinquième place du classement général.

Je suis fier d’avoir su m’accrocher au général

Avec ce succès de prestige, le 11e de sa carrière déjà, le coureur de Bahrain ouvre son compteur cette saison après avoir terminé systématiquement dans le Top 5 lors de ses premières courses. «Il me manquait la victoire. Il manquait un truc», a-t-il dit.

Le contraste est important avec l'année dernière où il avait déjà remporté une étape sur Paris-Nice mais en étant transparent au général. «C'est une grande différence, a-t-il souligné. Je pense que j'ai pris en niveau. Je suis devenu plus fort en course. J'étais presque tous les jours bien sur ce Paris-Nice, contrairement à l'an dernier. Je suis fier d'avoir su m'accrocher au général, de ne pas avoir craqué.»

«J'ai changé aussi mentalement. Je ne suis pas le même. En tout cas, je me surprends», a développé le grimpeur de poche qui contribue à l'excellent début de saison du cyclisme français. Avant Paris-Nice, les victoires de Paul Seixas, Paul Magnier ou Romain Grégoire avaient donné le ton. Dimanche, ils étaient quatre Français dans le Top 10 final de la «Course au soleil» avec Kévin Vauquelin (4e), Martinez (5e), Mathys Rondel (8e) et Alex Baudin (9e).

«Je pense qu'inconsciemment ça nous pousse à évoluer, à faire les choses encore mieux. On a vraiment une génération qui arrive avec beaucoup de Français qui marchent très fort dans beaucoup de domaines. Ça va être un truc sympa à regarder pour les spectateurs.»

Lire l’article en entier