Réchauffement climatique : 2025, année la plus chaude jamais enregistrée en mer du Nord

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Une pierre de plus sur le mur gigantesque du réchauffement climatique. L’année 2025 a été la plus chaude jamais enregistrée en mer du Nord, annonce ce mercredi l’Office allemand d’hydrographie et de transport maritime (BSH), qui mesure ces données depuis 1969.

« En 2025, la mer du Nord a atteint une température moyenne de 11,6 °C, soit la valeur la plus élevée enregistrée dans la série de données depuis 1969 », indique l’Office BSH, dans un communiqué. Juin et décembre sont les mois les plus marquants. « C’est une conséquence évidente du changement climatique progressif », selon l’Office.

L’an dernier, la mer du Nord a stocké 1,46 million de pétajoules de chaleur, un record absolu, qui dépasse 2024 d’environ 35 000 pétajoules. « Cette différence équivaut approximativement à trois fois la consommation d’énergie primaire de l’Allemagne en 2024 », compare le BSH.

9,7 °C pour la mer Baltique

Quant à la mer Baltique, l’année 2025 était également proche d’un record : d’après les mesures du BSH, sa température moyenne annuelle en 2025 était de 9,7 °C, soit 1,1 degré de plus comparé à la moyenne calculée sur la période 1997 à 2021. « Cela fait de 2025 la deuxième année la plus chaude pour la mer Baltique depuis le début de la série de données BSH en 1990 ». Seule 2020 dépasse 2025 en températures.

Le réchauffement de la mer du Nord et Baltique s’inscrit dans un contexte de réchauffement des mers sur toute la planète en raison du changement climatique. Le taux de réchauffement des océans a plus que doublé depuis 1993, selon le groupe d’experts sur le climat du GIEC.

Or on sait désormais quelles catastrophes ce dérèglement causé par l’activité humaine va entraîner. Outre la multiplication des épisodes météorologiques extrêmes et soudains, des canicules jamais vécues, le réchauffement climatique entraîne la fonte des glaciers et des pôles, l’élévation du niveau des mers et des océans par dilatation, et la submersion de terres habitées. La seule croissance de la température des eaux est déjà une épreuve pour la faune et la flore marines, indispensables à la vie sur Terre. Le GIEC estime que le niveau des mers pourrait s’élever de 0,63 à 1,01 mètre d’ici à 2100.

« Même si nous arrêtions immédiatement les émissions de gaz à effet de serre à l’échelle mondiale, le niveau de la mer continuerait probablement à monter pendant des siècles », a déploré le président du BSH, Helge Heegewaldt. Il faut, a-t-il insisté, « en faire davantage pour la protection du climat ».

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