«So crazy», «Merci Ramos !», «la victoire en chancelant»… La revue de presse après un spectaculaire France-Angleterre

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La victoire du XV de France sur son homologue anglais samedi soir (48-46) – synonyme de nouveau sacre dans le Six Nations - a été accueillie avec enthousiasme par la presse française. Et moins par celle d’outre-Manche.

«Si vous respirez encore, c’est que vous ferez un heureux centenaire. Peut-être même que vous atteindrez les 120 ans. Comme ce Crunch hors du temps, ce match qui a échappé à toutes les logiques.» En lisant les colonnes de L’Equipe ce dimanche, il était encore difficile de réaliser, et d’analyser, l’incroyable scénario de la veille au scénario, lors de ce Crunch remporté à la dernière seconde par le XV de France (48-46). Un succès synonyme de victoire finale lors du Six Nations.

«Un éclair de Jalibert et tout au bout de l’action, une pénalité de Ramos, après la sirène», narre Le Parisien. «Quarante-sept mètres, légèrement en biais. Un Stade de France qui explose. Cela tient à ça, un Tournoi des Six Nations. Dans une enceinte de Saint-Denis en ébullition, les Bleus ont donc réalisé le doublé, en coiffant l’Angleterre (48-46), après le trophée décroché la saison dernière. C’est une première depuis 2006-2007. Un succès à l’arraché. Hallucinant.»

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«Battre l’Angleterre continue de procurer une satisfaction incomparable de ce côté de la Manche», rappelle La Tribune du dimanche. «Le Stade de France, chauffé par un spectacle de présentation gorgé de rivalité ancestrale, en a été tout secoué. Et peu importe la pâleur actuelle de l’ennemi ovale héréditaire, qui se présentait à Saint-Denis lesté de trois revers embarrassants.»

Néanmoins, si victoire il y a eu ce samedi soir, tout n’a pas été parfait pour le XV de France sur ce match, et plus globalement sur ce Tournoi des Six Nations. «En pleine extase d’un nouveau sacre, ils regretteront quand même un petit moment l’accident de Murrayfield (40-50) », explique L’Equipe. «Parce que le Grand Chelem leur tendait les bras, qu’eux-mêmes s’étaient mis à y croire jusqu’à l’évoquer du bout des lèvres. Reste qu’il s’agit bel et bien d’un titre de plus, de ceux promis dès le début du premier mandat Galthié. Un triomphe auquel il maque sa petite cerise confite. Et après tout, ce matin, l’important c’est la rose. Enfin, ce qu’il en reste.»

La lecture de ce Six Nations va demander du temps tant elle est ambivalente.

Ouest-France

Le Figaro, lui aussi, préfère retenir le verre à moitié plein que celui, à moitié vide, d’une défense en difficulté. «Longtemps, on a reproché à cette génération française, l’une des plus garnies en talents de l’histoire, de ne pas savoir se payer. De ne pas gagner assez de titres au regard de la qualité du réservoir actuel. Une critique qui n’a désormais plus lieu d’être. Certes, le XV de France a raté un 11e Grand Chelem qui semblait lui tendre les bras en se prenant brutalement les pieds dans le tapis en Écosse, mais il a su se relever et aller décrocher le titre dans cette édition 2026 et faire le premier doublé depuis 2006-2007.»

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Idem pour Ouest-France : ««La lecture de ce Six Nations va demander du temps tant elle est ambivalente. Oui, la France a failli se faire cruncher toute crue. Oui, les questions soulevées sont nombreuses, le Grand Chelem manqué sur une année paire. Mais sur la pelouse de Saint-Denis, c’est aussi un troisième trophée en cinq ans que le XV de France a soulevé. Et cela, mentalement, peut être un tournant : cette génération dorée dont l’on pointait l’incapacité à se récompenser, a cette fois gagné, même sans briller. Et même s’il a fallu aller au bout de la nuit.»

Marquer 46 points et sept essais à Paris et perdre malgré tout est presque inconcevable.

The Guardian

Du côté britannique, The Telegraph affirme : «Le dernier match du Tournoi des Six Nations a été l’un des plus mouvementés de l’histoire de la compétition, avec un suspense intense, une avalanche de points et une bonne dose de controverse. Mais dimanche matin, alors que la poussière retombe, de nombreux supporters anglais se demanderont comment Chessum a pu perdre le fil de sa course lors de son interception et comment Pollock a pu perdre le ballon dans les dernières minutes.» De son côté, The Guardian, lui, résume ainsi ce millésime 2026 : «Ce Tournoi des Six Nations a été d’une imprévisibilité stupéfiante et personne n’avait vu venir ce dénouement incroyable. Si la France a remporté le trophée pour la deuxième année consécutive, l’Angleterre a failli gâcher la fête hier soir dans un match d’anthologie, haletant et plein de rebondissements (…) La France doit notamment son succès au brillant Louis Bielle-Biarrey, qui s’est surpassé en inscrivant quatre essais, condamnant ainsi l’Angleterre à quatre défaites lors de la même saison de championnat pour la première fois en 50 ans.» Avant de conclure : «Dans les jours à venir, les deux camps auront matière à réflexion. Marquer 46 points et sept essais à Paris et perdre malgré tout est presque inconcevable, et l’Angleterre regrettera son incapacité à conserver et contrôler le ballon dans les dernières secondes avant la pénalité fatale.»

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